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Jean-Luc Mélenchon « L'intervention des États-Unis d'Amérique au Venezuela ouvre une nouvelle phase dramatique de l'Histoire de notre monde. Les Etats-Unis renouent avec leurs habitudes impériales les plus détestables. Une fois de plus, le pétrole est la cause réelle de cette intervention. La lutte contre le narcotrafic n'est qu'un prétexte. Le droit international est la seule garantie de la paix. Il ne faut en accepter aucune dérogation. Il n'y a que des mauvaises invasions, au Venezuela comme en Ukraine et à Gaza. Il est dommage de voir que la France ne s'exprime pas. Le Président de la République française a délégué à son ministre des Affaires étrangères. Il a tenu des propos confus qui ne désianent ni les responsables. ni les coupables et ne disent pas qu'il faut soutenir. Que notre pays s'abaisse devant l'empire est inacceptable. Il faut exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro et de son épouse au Venezuela. Les Français ne doivent pas croire que tout ceci ne les concerne pas directement. Dans ses dernières déclarations, M. Trump considère être maître des Amériques, du Nord comme du Sud, et de l'Europe. J'affirme notre pleine et entière solidarité avec le peuple vénézuélien et avec son gouvernement légal. De même qu'avec tous ceux qui sont aujourd'hui menacés par M. Trump : les gouvernements du Mexique, de la Colombie et du Brésil. J'invite les dirigeants de chaque pays à bien réfléchir aux menaces que M. Trump a déjà fait sur les uns et sur les autres, y compris sur la France. »

vaudais toujours 🍉 🍉

12,175 次观看 • 6 个月前

🔴 Valeurs actuelles ن | MAUVAIS PERDANT. Dans les Yvelines, à Bonnières-sur-Seine, à l’issue du dépouillement, il a été demandé au maire sortant divers-gauche, Jean-Marc Pommier, de signer un procès-verbal pour formaliser les résultats et du même coup sa défaite. Celui-ci a refusé de le faire et a quitté les lieux, visiblement énervé. Lors de son départ, plusieurs conseillers de la liste sortante aurait adopté un comportement agressif envers les personnes présentes, qu’il s’agisse des membres de la liste entrante ou des citoyens assistant au dépouillement. Le candidat arrivé en tête, et futur maire, a contacté la gendarmerie pour sécuriser les lieux, ainsi que la sous-préfecture. C’est finalement la première adjointe de l’ancien maire qui est venue signer les procès-verbaux et acter la victoire du candidat arrivé en tête, vers 23h30. 🗣️ « On s’attendait à ce type de comportement, indique un membre de l’équipe du nouveau maire. Il était là depuis 31 ans, et avait effectué 5 mandats. La mairie était devenue sa maison ». De fait, sur sa page Linkedin, le maire sortant indique qu'il est « Propriétaire » de la « Marie de Bonnières ». La même source indique que Jean-Marc Pommier avait déjà fait preuve d’agressivité par le passé à l’encontre de plusieurs opposants. Il avait même agressé un membre de l’opposition lors d’un conseil municipal houleux en 2018. La scène, filmée, avait été diffusée sur Facebook. Contacté par nos soins, l'ancien maire n'a pas répondu à nos sollicitations.

Amaury Bucco

252,627 次观看 • 4 个月前

Lors d'une audition à l'Assemblée nationale, Philippe Ballard a interrogé Tristan Waleckx sur l'utilisation par Complément d'enquête d'une note du CEPII affirmant que les études scientifiques avaient unanimement conclu à l'absence de lien entre immigration et délinquance, notant que la note en question ne s'appuyait pour justifier cette affirmation que sur 4 études dont aucune ne concernait la France et que les statistiques du Ministère de l'Intérieur et du Ministère de la Justice montraient clairement une surreprésentation très nette des étrangers parmi les auteurs d'infractions. Dans sa réponse, M. Waleckx a défendu Complément d'enquête et l'utilisation de cette note du CEPII en suggérant que M. Ballard était confus et commettait des erreurs d'interprétation, mais c'est pourtant lui qui est confus et commet tout un tas d'erreurs. J'ai récemment publié sur le blog d'Hexagone - La France en chiffres un long rapport que je vous encourage à lire ( dans lequel je critique la note du CEPII et montre notamment que ses auteurs 1) déforment l'état de la littérature scientifique sur le sujet, 2) ne comprennent pas les limites des techniques économétriques utilisées par les études qu'ils citent et 3) ignorent ou écartent d'un revers de la main les données qui montrent de manière très claire que l'immigration a un effet causal sur la délinquance. M. Waleckx commence par expliquer que M. Ballard, qui citait des chiffres sur les auteurs d'infractions, confond corrélation et causalité, comme l'ont montré les études citées dans la note du CEPII, mais ce faisant il montre juste qu'il n'a pas du tout compris ce que faisaient les études en question. Ces études s'appuient en effet, non pas sur des données individuelles sur les auteurs d'infractions (comme celles que cite M. Ballard), mais sur des données agrégées sur d'une part la proportion d'immigrés dans des localités et d'autre part le taux de criminalité dans ces localités. Quand Arnaud Philippe et Jérôme Valette, les auteurs de la note du CEPII, expliquent qu'il est crucial que des études de ce type utilisent des techniques économétriques qui permettent d'établir un lien causal et pas seulement une corrélation, ils parlent de la corrélation entre la proportion d'immigrés dans les localités et le taux de criminalité. Effectivement, même si une telle corrélation existe, elle pourrait résulter, non pas d’un impact causal de l’immigration sur la délinquance, mais du fait que les mêmes facteurs entraînent à la fois une hausse de la proportion d’immigrés et une hausse de la délinquance ou même du fait que l’augmentation de la délinquance cause une hausse de la proportion d’immigrés. Mais cela n'a rien à voir avec les données individuelles sur la nationalité des auteurs d'infractions citées par M. Ballard dans sa question. M. Waleckx, comme la plupart des gens qui répètent cette expression comme une formule magique, ne comprend donc pas ce que les auteurs de la note veulent dire quand ils disent que "corrélation n'est pas causalité". Après avoir répété l'affirmation des auteurs de la note du CEPII, selon laquelle toutes les études scientifiques concluent unanimement à l'absence d'effet causal de l'immigration sur la délinquance, il affirme qu'il n'est pas vrai que cette note cite seulement 4 études dont aucune ne porte sur la France à l'appui de cette affirmation et dit qu'en réalité elle en cite 20 dont certaines portent bien sur la France. Encore une fois, par cette réponse, il montre juste qu'il ne comprend absolument pas le sujet. En effet, il est parfaitement exact que les auteurs de la note du CEPII ne citent que 4 études à l'appui de cette affirmation et qu'aucune ne porte sur la France, les autres papiers cités dans la note dont parle M. Waleckx dans sa réponse n'estiment pas l'impact causal de l'immigration sur la délinquance et le fait que la note du CEPII les cite aussi est donc tout à fait hors de propos ici. Mais je ne suis pas sûr que M. Waleckx comprenne cela car il n'a manifestement lu aucune de ces études et ne comprend à l'évidence pas bien ce qu'elles font et ce qu'elles ne font pas. Il est vrai que, dans un billet de blog publié en décembre dernier pour répondre aux critiques, M. Valette cite une autre étude pour répondre à cette critique qui, contrairement à celles qu'il avait citées avec son collègue dans sa note de 2023, utilise bien des données françaises. Mais outre le fait que Complément d'enquête n'a pas cité ce billet de blog, qui n'avait pas encore été publié au moment de la diffusion de l'émission, mais la note de 2023, l'étude en question utilise en tout et pour tout 15 observations françaises sur plus de 1000 et on peut donc affirmer sans risque de se tromper que la réalité française n'a pour ainsi dire eu aucune influence sur les conclusions de l'étude. Il est par ailleurs tout à fait inexact, un fait que MM. Philippe et Valette ne pouvaient pas ignorer à moins d'être totalement incompétents et que M. Waleckx aurait facilement pu vérifier s'il ne l'était pas, que les études scientifiques concluent unanimement à l'absence d'impact causal de l'immigration sur la délinquance. Comme je l'explique dans mon rapport, il existe en effet plusieurs études (qui portent sur des contextes beaucoup plus proches de la France que les études citées dans la note du CEPII) qui trouvent un effet causal de l'immigration sur la délinquance, alors qu'elles utilisent aussi des techniques économétriques qui permettent d'établir un lien de causalité et pas seulement une corrélation. M. Ballard a donc parfaitement raison quand il accuse Complément d'enquête d'avoir diffusé une "fake news". Comme je l'explique dans le rapport cité plus haut, la surreprésentation des étrangers et des immigrés, notamment ceux issus du Maghreb, d'Afrique noire et du Moyen-Orient, parmi les auteurs d'infractions au niveau qu'on observe non seulement en France mais partout ailleurs en Europe implique évidemment que l'immigration a un effet causal sur la délinquance, parce que pour que ce ne soit pas vrai il faudrait supposer l'existence de mécanismes totalement invraisemblables. C'est une évidence et sauter comme un cabri sur sa chaise en criant "corrélation n'est pas causalité" n'y changera rien. Mais si les données individuelles sur les auteurs d'infraction impliquent que l'immigration, du moins les immigrés en provenance de certaines régions du monde, augmente la délinquance en France et en Europe, alors comment se fait-il que les études économétriques du type dont parle la note du CEPII ne trouvent souvent pas d'effet de l'immigration sur la délinquance ? L'explication est que, pour des raisons techniques que j'explique dans ma réponse à la note du CEPII, la plupart de ces études ont une puissance statistique très faible. Autrement dit, même si l'immigration a un effet très important sur la délinquance dans la réalité, on peut montrer à l'aide de simulations que la probabilité qu'une étude de ce type trouve un effet statistiquement significatif de l'immigration sur la délinquance est très faible et même souvent proche de zéro. Quand les auteurs de la note du CEPII et Complément d'enquête citent ce type d'études, après s'être livrés à un tri sélectif dans la littérature, pour affirmer que l'immigration n'avait aucun effet causal sur la délinquance, ils mettent donc en avant des éléments qui n'ont aucune valeur probative tout en ignorant ceux, notamment les données individuelles sur les auteurs d'infractions, qui en ont une. C'est un peu comme si on avait fait un prélèvement d'ADN sur une des victimes de Guy Georges, mais qu'au lieu de le comparer directement avec l'ADN de celui-ci, on avait d'abord mélangé le prélèvement avec 99 autres et tiré au sort celui qu'on allait comparer avec l'ADN de Guy Georges. Dans ce cas, la probabilité qu'on identifie Guy Georges comme l'auteur du crime ne serait que de 1% alors qu'il est coupable, mais M. Waleckx nous expliquerait sans doute que le pauvre garçon est innocent même si on avait retrouvé des habits pleins du sang de sa victime chez lui au motif que cette procédure absurde n'aurait pas permis de l'identifier. Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, mais ce tweet est déjà beaucoup trop long, donc si ça vous intéresse je vous invite encore une fois à lire le rapport mis en lien plus haut. J'encourage notamment s et les autres membres de la commission d'enquête qui a auditionné des représentants de Complément d'enquête à le lire et à demander des explications complémentaires à ces derniers et à France Télévisions, car il est parfaitement scandaleux que le service public diffuse ainsi de la propagande, il faut bien appeler les choses par leur nom, à une heure de grande écoute.

Philippe Lemoine

35,400 次观看 • 5 个月前

🇫🇷 10 mai 1961, superbe discours du Général de Gaulle à l'occasion de la cérémonie d'accueil des cendres du Maréchal Lyautey aux Invalides : « C'est en terre française, à Paris, aux Invalides, que le Maréchal Lyautey va poursuivre son dernier sommeil. Pour lui, il paraît donc sembler que tout soit définitif. Il n'en est rien cependant. Si noble que puisse être le décor offert finalement à ses cendres, l'esprit et les actes de Lyautey ne sauraient être ensevelis. Dans un monde où tout change, la flamme qui l'animait est vivante, l'exemple qu'il donna reste bon, la leçon qu'il a léguée, demeure féconde. Vingt-sept années après sa mort, années qui virent se transformer de fond en comble les conditions de son époque, voici qu'il nous apparaît comme un homme d'à présent car ce que fit ce grand romantique de la pensée et de l'action, porte l'empreinte d'une œuvre classique, c'est-à-dire valable en tous cas et en tous temps parce que ce fut une œuvre immense. Saint-cyrien, officier de troupe, officier d'état- major investi de missions militaires, administratives, politiques, dont l'importance allait en croissant, ministre de la guerre au pire moment d'une grande épreuve, mais aussi homme parmi les hommes, c'est avant tout de ses semblables qu'il était sans cesse occupé. Il l'était d'abord et de la manière la plus attrayante et la plus éclatante, dans son comportement personnel. Passionné d'idées, prodigue de sentiments, ayant eu le génie du contact, il excella à séduire les esprits, à s'attacher les cœurs et à susciter les efforts. Mais s'il voulait conduire les autres — quel chef fut plus chef que lui — il brûlait de les servir. Tout ce qu'il fit, tout ce qu'il dit, témoigna de la passion qu'il avait d'élever ceux à qui il avait offert de mettre, suivant ses propres termes, une parcelle d'amour dans chacune des entreprises qu'il construisait avec eux. Officier, c'est le rôle social offert à celui qui commande qu'il pratiquait et qu'il mettait en relief. Colonisateur, c'est, je le cite, l'action constructive et bienfaisante au profit et avec l'aide des populations intéressées, leur progrès social, moral, économique, le souci de les comprendre, le devoir de respecter leurs mœurs et leurs traditions, qui l'animaient et qu'il prescrivait. Politique, ce n'est pas du tout à l'abaissement d'un empire et à la domination d'un pays qu'il tendit son action de résident général de France au Maroc, mais au contraire à la consolidation d'un Etat souverain, au développement d'une élite et d'un peuple pour les aider à devenir capables de porter un jour les responsabilités de l'indépendance et de la civilisation. Voici en quels termes il exprimait cela dans un rapport au gouvernement : « Il faut regarder bien en face, écrivait-il, la situation du monde, notamment du monde musulman et ne pas se laisser devancer par les événements. Ce n'est pas en vain qu'ont été lancées à travers le monde les formules du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et les idées d'émancipation et d'évolution dans le sens révolutionnaire. Il faut bien se garder de croire que les Marocains échappent ou échapperont longtemps à ce mouvement général. » Qu'y eut-il de plus clairvoyant et de plus fort que ce que le maréchal écrivait sur l'ensemble de l'Afrique du Nord en 1920, c'est-à-dire au moment même où notre victoire dans la grande guerre plaçait au plus haut notre confiance en nous-mêmes et notre prestige dans l'univers : « Il y a lieu de prévoir, disait-il, qu'en un temps plus ou moins lointain, l'Afrique du Nord, évoluée, vivant de sa vie autonome~ se détachera de la métropole. Il faut qu'à ce moment-là, ajoutait-il, cette séparation se fasse sans douleur et que les Africains continuent toujours de se tourner vers la France. » Parce que son œuvre était humaine elle fut essentiellement française. L'ascension et l'affranchissement des pays sous-développés, affranchissement et ascension réalisés par la France de ces pays sous-développés qu'elle avait pris sous son aile, bien loin qu'il y vit les effets de la faiblesse ou de l'abandon, étaient pour lui, bien au contraire, des objectifs dignes des desseins et de la puissance d'un grand peuple. Mais il était réaliste en même temps que généreux et ne confondait pas du tout le respect qu'on doit avoir des autres, avec la démagogie. C'est ainsi que pour réaliser son grand but, la naissance du Maroc moderne, il appliqua à la fois la fermeté du gouvernement — rien en effet ne se crée que dans l'ordre — l'influence de la culture, car tout procède de l'esprit, le sort de l'économie dont il fit une sorte de miracle, car il savait bien qu'il n'y a pas d'avenir ailleurs que dans le développement, enfin et surtout la force et la gloire des armes, parce que jamais parmi des peuples immobiles ne fut frayée la route aux réformes et aux progrès sinon par l'effort, les peines et le sang des soldats. La marque que Lyautey mit à la réussite, c'était donc l'empreinte que la France en définitive et à travers toutes les secousses, met en tout temps et partout à ce qu'elle veut accomplir. En vérité, le maréchal Lyautey n'a pas fini de servir la France. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

14,879 次观看 • 2 个月前

🇫🇷 10 avril 1969, dans son dernier entretien télévisé devant les Français, le Général de Gaulle évoque sa conception du référendum et de la souveraineté du peuple : « Pour un bon nombre de professionnels de la politique qui ne se résignent pas à voir le peuple exercer directement sa souveraineté par dessus leur intermédiaire, et aussi pour certains juristes qui en sont restés au droit tel qu'il était à l'époque où cette pratique éminemment démocratique n'existait pas dans nos institutions, le référendum apparaît comme fâcheux et anormal. Et cela parce qu'il est la participation directe de chaque français aux décisions qui règlent le sort de la France. En 1945, c'est malgré ces objecteurs que j'ai institué le référendum afin qu'il rouvre la porte à la démocratie, et qu'il devienne ensuite la sanction obligatoire de toute constitution. En 1958, comme le danger public contraignait leurs habitudes, et foudroyait le régime des partis, ces opposants de principe et ces juristes engagés se sont, sur le moment, pliés à l'inévitable. J'ai alors établi la constitution nouvelle et l'ai proposé au pays par un référendum. Mais dès lors que le référendum s'était imposé, d'abord comme le moyen éclatant de rétablir la république, après la Libération, et ensuite comme la source même de nos actuelles institutions, tout commandait de prévoir désormais comme un recours normal en matière constitutionnelle. Et de fait, l'actuelle constitution l'a prévu et d'une manière tellement explicite, qu'il est incroyable qu'on puisse le nier. L'article 11, en tête de ceux qui fixent les pouvoirs du Président de la République, lui attribue le droit de soumettre au référendum, sur la proposition du gouvernement, tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Je répète et je souligne : tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Or qu'est-ce que c'est qu'une constitution, sinon précisément l'organisation des pouvoirs publics ? Si bien que la loi constitutionnelle de 1875, d'où est sortie la République, était intitulée tout justement "loi sur l'organisation des pouvoirs publics". Par conséquent, ne pas admettre qu'on puisse proposer au pays un changement de la constitution, portant sur l'organisation des pouvoirs publics, c'est nier que ce qui est écrit est écrit. C'est ne tenir aucun compte de l'évènement capital suivant lequel, depuis 1945, c'est le peuple qui détient directement le pouvoir constituant. C'est ne pas vouloir reconnaître ce qui a été décidé par 75% des français par leur vote. C'est fermer les yeux sur le fait, qu'étant moi-même le principal auteur de l'actuelle constitution, puisque c'est moi qui était chargé de l'élaborer avec mon gouvernement et de la soumettre au pays, j'en ai arrêté et proposé le texte, parce que l'article 11 signifie ce qu'il signifie. Et je n'aurais certainement ni arrêté, ni proposé autrement. Certes, il est de bon sens, quand il s'agit de modifications qui peuvent être apportées à la constitution, à cause de la marche du temps, comme c'est le cas pour tout ce qui est humain, il est de bon sens que la voie parlementaire soit ouverte à la révision, parallèlement à celle du référendum. Et c'est pourquoi l'article 89 de la constitution prévoit cette procédure. Etant donné la nature de ce qui est en cause, et le changement de structure très important qu'il comporte, le mieux, de toute façon , c'est de le soumettre à la direction, à la décision directe du pays. Mais il se trouve, en outre, que le référendum est la seule voie possible. En effet, l'article 46 de la constitution interdit de procéder par la voie parlementaire à tout changement qui n'aurait pas la, concernant le sénat, et qui n'aurait pas l'accord du sénat. Cette voie là est donc bouchée, et ça devrait suffire, me semble-t-il, à faire taire ceux qui prétendent qu'on ne peut pas utiliser l'article 11. Car adopter leur thèse, ce serait reconnaître au Sénat le privilège unique et sans précédent, d'être à son gré, de siècle en siècle, et quoiqu'il arrive, immuable et intangible. La querelle qui m'était faite, en 1965, en 1962 veux-je dire, et qui m'est refaite aujourd'hui, quant à l'emploi de l'article 11, en matière constitutionnelle, est donc la mauvaise querelle des partis pris, et de la routine. Il est vrai que l'indignation apparente, qui, à la suite de la soi-disant violation de la constitution sur ce sujet, soulevait les opposants, n'a nullement empêché tel et tel de leurs principaux représentants de s'efforcer, en 1965, de devenir chef de l'Etat, en empruntant cette voie, qu'ils prétendaient maudite et illégitime. Alors, sans aller jusqu'à suspecter leur vertu, on s'interroge sur leur sincérité. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

14,510 次观看 • 1 年前