
Aymeric Pontier
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Rédacteur @lel_media. Veille d'informations sur le progrès technique & scientifique, avec un focus sur l'innovation en France.
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La startup 🇫🇷 Niryo, qui fabrique des robots collaboratifs, dévoile sa nouvelle plateforme Nate qui permet à tout industriel de concevoir son propre robot polyvalent, afin de « démocratiser l'automatisation industrielle ». Elle proposera aussi des robots clés en main début 2026.
Aymeric Pontier429,078 views • 8 months ago

Découverte du processus de production de la startup 🇫🇷 Alegina, qui transforme les coquilles d'huitres en pavés perméables, aux « performances uniques sur le marché », en les mélangeant à du ciment bas carbone. Elle en produit 1000 m² par jour, soit 25.000 pavés par jour.
Aymeric Pontier525,495 views • 1 year ago

La startup 🇫🇷 E-Taranis fabrique des éoliennes pour les toits des particuliers, qui produisent de l'énergie même par vent faible (à partir de 10 km/h). Silencieuses, elles seraient capables de couvrir « jusqu'à 70% des besoins en électricité d'une maison » affirme l'entreprise. S’appuyant sur une technologie unique et innovante, cette « éolienne à voiles » domestique se distingue par sa légèreté, sa compacité, et sa capacité à fonctionner même par faibles vents. Le modèle Alae, fabriqué à Saint-Jean-de-Luz, est « capable de produire jusqu’à 1,5 kW par heure dans des conditions optimales », ce qui peut couvrir les besoins quotidiens d'un foyer. D'un poids inférieur à 100 kg pour 3m de hauteur et avec un diamètre de 5m max quand les toiles sont déployées, ces machines peuvent s'installer sur la plupart des toitures, avec une possibilité d'en mettre plusieurs pour cumuler la production d'énergie. L’une de ses principales caractéristiques est sa capacité à fonctionner à partir de vents de seulement 10 km/h, permettant une production continue, même dans les zones peu ventées. « Afin d'avoir une éolienne capable de fonctionner par très faible vent, nous nous sommes inspirés des voiles de navire, qui s'orientent pour maximiser ou minimiser la prise au vent selon sa direction, ainsi que de la queue du thon, capable de propulser à une grande vitesse un animal très lourd en transmettant beaucoup d'énergie. » Elle serait aussi « très silencieuse, son bruit ne dépasse jamais celui du vent. » En revanche, cette éolienne fonctionne moins bien dans des zones très arborées. L'éolienne n'a pas de limite haute théorique. « En conditions réelles, elle fonctionne avec 160 km/h de vent. Elle produit environ 30 % d'électricité de plus que les autres éoliennes de toit, car sa conception légère fait qu'elle est plus grande à poids égal. Elle capte donc plus de vent. » E-Taranis estime que sur une année, sa machine peut ainsi produire l'équivalent de 70 % de l'électricité consommée par un foyer type de quatre personnes, avec une surface de 90 m2 chauffée par des radiateurs électriques. À partir de 60 km/h de vent, « sa puissance grimpe ainsi à 3 kilowatts ». Le produit est, en outre, conçu pour être facile à installer - une demi-journée suffit - et à entretenir, et bénéficie d'une garantie de dix ans. Composée essentiellement d'aluminium et de polyester utilisé pour les voiles de navire, Alae est recyclable à 97 %. Le bémol est son prix : le coût de la machine, installation comprise, se monte à environ 15.000 €, parce que la production n'a pas encore été industrialisée, parce qu'elle est entièrement produite sur le sol français (y compris le générateur) et parce que ce dispositif ne bénéficie pas d'aide d'Etat. « C'est moins coûteux que les éoliennes de toit classiques, mais cela reste trop cher. Notre objectif est d'atteindre les coûts du photovoltaïque, soit 10.000 € installation comprise avec un retour sur investissement inférieur à dix ans. » Pour atteindre ce but, E-Taranis, dont le carnet de commandes se remplit rapidement aux dires du fondateur, entend sortir vite de la phase R&D et de prototypage pour passer à l'échelle industrielle. Par ailleurs, l'entreprise travaille sur un dispositif de stockage d'électricité, pour offrir une consommation continue de l'énergie intermittente produite par Alae. « Nous élaborons un système à air comprimé, capable de gérer de grosses puissances, avec un temps de réponse quasi-instantanée et sans utilisation de métaux rares, ni même de cuivre. »
Aymeric Pontier473,666 views • 1 year ago

Comment fonctionne la technologie de Wheere (🇫🇷) de « géolocalisation d'intérieur » : là où les autres doivent installer des milliers de balises pour un gros bâtiment faisant une taille d'un km², 4 antennes à l’extérieur suffisent. « Aucune autre technologie ne fait ça. »
Aymeric Pontier402,875 views • 11 months ago

La startup 🇫🇷 Verkor ouvre les portes de sa vaste usine à Dunkerque, qui va notamment fournir des batteries aux nouveaux modèles Alpine. Tous les équipements sont en place, et les tests de production ont débuté en avril. L'usine sera 100 % opérationnelle d'ici 6 mois.
Aymeric Pontier407,586 views • 1 year ago

Après avoir réussi à établir un diagnostic d'AVC en un temps record (9min), le CHU de Montpellier annonce qu'il est en fait possible de traiter les cas les plus sévères d'AVC grâce aux techniques de revascularisation, chose impensable jusqu'ici. Soigner un AVC, c’est essayer de gagner la course contre la montre. Chaque minute, en cas d’attaque, la victime d’un accident vasculaire cérébral perd en moyenne 2 millions de neurones… Sans une prise en charge rapide, les dégâts peuvent être terribles et irréversibles. Dans cet objectif, le CHU de Montpellier a créé il y a plus de 15 ans un service dédié au sein des urgences « tête et cou » de l’hôpital Gui de Chauliac, développant dans cette unité des technologies et des traitements de pointe. Après des années de recherche, le résultat est incroyable : aujourd’hui, un patient est capable d’obtenir un diagnostic en moins de 9 mn dans cet hôpital et, si besoin, pour les cas les plus graves, d'une intervention chirurgicale (soit une thrombectomie) pour retirer manuellement le caillot sanguin) en seulement une demi-heure. Pour parvenir à ce résultat, qui peut toutefois varier en fonction de l’afflux des urgences, le CHU a totalement réorganisé son unité AVC au sein du service d’urgence, en cherchant à optimiser chaque seconde du parcours patient. Plus précisément, lorsque le patient franchit les portes de l’unité des urgences, il faut tout juste 9 minutes pour établir un diagnostic par scanner (l’imposant appareil est désormais installé à quelques mètres de l’entrée), 17 minutes pour le traitement par thrombolyse (un traitement médicamenteux qui dissout le caillot sanguin par l’injection d’un produit) pour les cas les moins graves et 32 minutes pour une thrombectomie. Des délais qui font aujourd’hui du CHU de Montpellier l’un des hôpitaux les plus performants de France et sans doute du monde. Pour comprendre la prouesse, il faut avoir en tête les chiffres nationaux, qui sont respectivement de 30 mn pour accéder au scanner, 64 mn pour une thrombolyse et de 106 mn pour une thrombectomie. Le CHU de Montpellier est donc parvenu à diviser par 3 le temps nécessaire pour avoir un scanner, par 4 le temps du traitement médicamenteux, et par 3 le délai pour l'intervention chirurgicale. Cela représente entre 100 et 150 millions de neurones sauvés donc ! En 2023, environ le tiers des alertes d'AVC en phase aiguë à l'hôpital Gui de Chauliac ont bénéficié de ce diagnostic accéléré, quasi miraculeux parfois. « Avec la thrombectomie rapide, on a vu des patients récupérer directement sur la table d'angiographie. Sur place, leur visage bouge à nouveau, la parole revient. » La même équipe fait à nouveau parler d'elle en publiant une étude internationale qui montre que des cerveaux lourdement endommagés par un AVC ont en réalité la capacité de « récupérer » en employant des techniques de revascularisation jusqu’ici réservées aux patients moins lourds. Baptisée In EXTREMIS-LASTE, la recherche menée par le CHU inclue des patients très sévères, jusqu’ici jugés irrécupérables, condamnés à vivre avec une hémiplégie et de lourdes séquelles. Sur 333 patients sélectionnés à Montpellier et dans les établissements partenaires, en France (26 centres), et en Espagne (7 centres), 56 % d'entre eux avaient ce profil, et ont ainsi pu bénéficier de la fameuse thrombectomie rapide. Les résultats ont dépassé leurs espérances avec : « une réduction du risque absolu de décès de 20 %, et une amélioration fonctionnelle surprenante ramenant à la maison un patient sur cinq après six mois de rééducation. » « Jusqu’ici, on réservait les techniques de revascularisation cérébrale aux patients pour lesquels l’imagerie du cerveau montrait une destruction limitée du cerveau. On a montré que les cas les plus graves aussi ont des chances de récupérer, et de s’en sortir avec moins de séquelles. Le cerveau que l’on croyait mort ne l’est pas » se félicite l’équipe, qui ouvre des perspectives inédites de récupération à des patients jusqu’ici considérés comme condamnés à un handicap sévère. Conséquence de l'étude : « Près de 20 % des patients victimes d’un AVC qui n’étaient pas considérés comme éligibles à un traitement de revascularisation en urgence le sont aujourd’hui. » Sources : - - - -
Aymeric Pontier664,807 views • 1 year ago

Airbus présente l'A350F, version cargo de l'A350, un long-courrier qui peut transporter plus de 100 tonnes de fret avec une portée de 8700 km, 500 km de + que son principal concurrent (le nouveau Boeing 777-8F) tout en consommant -20% de carburant. Entrée en service en 2027.
Aymeric Pontier266,687 views • 10 months ago

Début octobre, Renault a profité du Pôle Mécanique Alès-Cévennes pour tourner des images de la nouvellle R5 Turbo 3E. Un bolide 100% électrique conçu et réalisé par plusieurs entreprises du territoire, dont le 🇫🇷 CMR. Les 1980 exemplaires du véhicule seront livrés en 2027.
Aymeric Pontier166,093 views • 7 months ago

Récemment habilité à mener des essais cliniques de phase I et II en médecine nucléaire, l'Institut 🇫🇷 Gustave Roussy intensifie l'usage de « traceurs radioactifs » (RIV) pour traiter de multiples cancers (seins, pancréas, cerveau, colon, reins), et lance 13 essais cliniques ! Déjà très utilisée pour soigner les cancers de la thyroïde, la médecine nucléaire commence enfin à être étendue aux types de cancer, grâce à l'amélioration de la RIV, ou « radiothérapie interne vectorisée ». Cette technique avancée de médecine nucléaire consiste à administrer un médicament radioactif directement dans l’organisme, qui cible les cellules cancéreuses spécifiquement. Elle combine deux éléments : un vecteur, un anticorps ou une molécule spécifique, qui reconnaît une cible biologique présente sur certaines cellules, et un isotope radioactif, qui est émetteur de rayonnements, et attaché au vecteur. Ce qui permet d'amener la radioactivité au plus près de la maladie, en épargnant le plus possible les tissus sains. La RIV était cantonnée jusqu’ici au traitement du cancer de la thyroïde et, plus récemment, de la prostate et des tumeurs neuroendocrines. Désormais, il devient possible de s'en servir face au cancer du sein, du pancréas, du cerveau, du rein, du colon, du foie, de la vessie, etc. Essentiellement, grâce à la découverte de marqueurs qui permettent de s'attaquer à tous ces cancers. Simultanément, la science a trouvé de nouveaux atomes plus efficaces que les anciens pour détruire les cellules malignes sans abîmer les organes sains autour : il s’agit des émetteurs alpha, comme le radium 223 ou l’actinium. La majeure partie de la radioactivité s'élimine naturellement par l'urine. L'institut Gustave Roussy, conscient du potentiel formidable de la médecine nucléaire, a bataillé pour obtenir les autorisations afin de mener des essais cliniques sur l’homme. Il vient de l’obtenir et fait partie désormais des rares centres européens capables d’administrer à l’humain ces fameux atomes vectorisés. 13 essais cliniques sont prévus sur la seule année 2025, contre 9 sur les cinq dernières années.
Aymeric Pontier222,210 views • 1 year ago

Fondée par un ancien militaire, la startup 🇫🇷 EOS Technologies présente ses « drones kamikaze anti-chars, à bas coût mais à haute précision », volant à 400 km/h, et dont la portée varie de 10 à 100 km. KNDS France se charge de l'armement. 100 exemplaires seront produits en 2026.
Aymeric Pontier216,928 views • 1 year ago
