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Aymeric Pontier

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Rédacteur @lel_media. Veille d'informations sur le progrès technique & scientifique, avec un focus sur l'innovation en France.

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GE HealthCare, géant mondial de l'imagerie médicale, a fait appel à l'Institut 🇫🇷 de recherche technologique (IRT) Jules Verne et à la PME 🇫🇷 Loiretech, pour développer (sur le plan logiciel) Allia Moveo, un arceau mobile qui va transformer l'imagerie.

GE HealthCare, géant mondial de l'imagerie médicale, a fait appel à l'Institut 🇫🇷 de recherche technologique (IRT) Jules Verne et à la PME 🇫🇷 Loiretech, pour développer (sur le plan logiciel) Allia Moveo, un arceau mobile qui va transformer l'imagerie.

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La startup 🇨🇭 Transmutex dit pouvoir réduire la durée de stockage des déchets nucléaires d’un million d’années à 500 ans. Une technologie jugée réaliste par la Nagra, organisme suisse gérant les résidus radioactifs, qui espère les éliminer à 80%. La Suisse refuse le nucléaire, mais en coulisse, ça bouge. La Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (plus connue sous l’acronyme allemand de Nagra) a reconnu en mai que la technologie de transmutation nucléaire développé par la start-up genevoise Transmutex, fondée en 2019 par des savants issus du CERN et des grandes écoles suisses, peut en effet réduire de façon significative la durée d’entreposage des déchets nucléaires de longue durée. D’un million d’années à environ cinq cents ans seulement, selon une étude basée sur des données fournies par la Nagra. Ces déchets (uranium et plutonium) pourraient également être régénérés en nouveau combustible pour des centrales. L'idée d'utiliser la technique de transmutation nucléaire pour gérer les déchets nucléaires suscite l'intérêt depuis des décennies. Plusieurs pays ont lancé d'importants programmes pour l'explorer. Dans le cas présent, Transmutex propose d'utiliser un accélérateur de particules issu du CERN couplé à un réacteur pour combiner des particules de neutrons subatomiques avec du thorium, un métal légèrement radioactif. Cela produirait un isotope d'uranium qui se fissionne ensuite, libérant de l'énergie. Grâce à ce procédé de transmutation – d’où le nom Transmutex –, la startup entend aussi réutiliser les actinides des réacteurs à l’uranium. « L’idée est de transformer ces déchets en éléments stables pour les mélanger au thorium et obtenir un nouveau combustible. Cela permettrait de réduire la durée de vie ainsi que la quantité de déchets nucléaires générés par les centrales suisses de 2800 tonnes sur les 4500 qui seront produites dans les 60 prochaines années. » Franklin Servan-Schreiber, ingénieur et directeur général de la startup Transmutex, qui est issu de la famille française Servan-Schreiber, est ravi que sa technologie de transmutation soit la « première prise au sérieux par une agence de gestion des déchets nucléaires pour réduire la quantité de déchets nucléaires ». Il affirme qu'elle peut être utilisée sur environ 99 % des déchets nucléaires mondiaux, et qu'elle est en capacité de réduire la durée pendant laquelle ils restent radioactifs à « moins de 500 ans ». L'idée originale vient du CERN : « Un jour, j'ai entendu qu'au CERN, des déchets avaient été détruits grâce à un faisceau de particules. » C'est sur cette base que l'ingénieur a alors décidé de se lancer dans le projet de déclencher la fission (scission de l'atome émettant de l'énergie) en bombardant de particules de l'extérieur un combustible au thorium, qui remplacerait l'uranium. De son côté, la Nagra, avoir passé plusieurs mois à explorer la méthode proposée par la startup, vient de conclure que cette technologie pourrait effectivement réduire de 80 % le volume des déchets hautement radioactifs du pays. Le projet de Transmutex séduit également le CERN : « Oui, le concept est vraiment prometteur ! Il n’est pas neuf, mais les progrès des technologies requises le rendent bien plus proche de la mise en œuvre aujourd'hui. Il s’agira d’une véritable percée dans la production d’énergie », juge Giovanni Anelli, responsable du groupe de transfert des technologies. La startup a aussi noué des partenariats avec l’EPFL et l’Institut Paul Scherrer, le plus grand institut de recherche suisse pour les sciences naturelles et les sciences de l’ingénierie. La puissance du réacteur qu'elle entend développer d'ici 2030 est de 100 MW mais elle pourrait « être doublée ou triplée » pour s’adapter aux besoins. Etant nommé « Start » (Subcritical Transmuting Accelerated Reactor Technology), il se composera de deux parties majeures : le réacteur sous-critique et le cyclotron, un accélérateur de particules circulaire. La partie réacteur utilisera un caloporteur plomb qui peut fonctionner avec un cycle uranium ou thorium. Elle intègrera en son coeur une cible de spallation contenant du plomb bismuth. Ce concept est inspiré du projet international Megapie, réalisé en Suisse au début des années 2000. Le réacteur sera sous-critique, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de réaction en chaîne autoentretenue. Celle-ci s’arrêtera dès que l’apport de neutrons cesse, un élément de sûreté important. Cet apport sera assuré par l’accélérateur de particules qui, en bombardant de protons la cible de spallation, causera l’émission de neutrons en quantité suffisante. Ce second élément de Start prendra la forme d’un cyclotron de 800 MeV inspiré de celui de l’Institut Paul Scherrer en Suisse. Sources : - - - - - -

La startup 🇨🇭 Transmutex dit pouvoir réduire la durée de stockage des déchets nucléaires d’un million d’années à 500 ans. Une technologie jugée réaliste par la Nagra, organisme suisse gérant les résidus radioactifs, qui espère les éliminer à 80%. La Suisse refuse le nucléaire, mais en coulisse, ça bouge. La Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (plus connue sous l’acronyme allemand de Nagra) a reconnu en mai que la technologie de transmutation nucléaire développé par la start-up genevoise Transmutex, fondée en 2019 par des savants issus du CERN et des grandes écoles suisses, peut en effet réduire de façon significative la durée d’entreposage des déchets nucléaires de longue durée. D’un million d’années à environ cinq cents ans seulement, selon une étude basée sur des données fournies par la Nagra. Ces déchets (uranium et plutonium) pourraient également être régénérés en nouveau combustible pour des centrales. L'idée d'utiliser la technique de transmutation nucléaire pour gérer les déchets nucléaires suscite l'intérêt depuis des décennies. Plusieurs pays ont lancé d'importants programmes pour l'explorer. Dans le cas présent, Transmutex propose d'utiliser un accélérateur de particules issu du CERN couplé à un réacteur pour combiner des particules de neutrons subatomiques avec du thorium, un métal légèrement radioactif. Cela produirait un isotope d'uranium qui se fissionne ensuite, libérant de l'énergie. Grâce à ce procédé de transmutation – d’où le nom Transmutex –, la startup entend aussi réutiliser les actinides des réacteurs à l’uranium. « L’idée est de transformer ces déchets en éléments stables pour les mélanger au thorium et obtenir un nouveau combustible. Cela permettrait de réduire la durée de vie ainsi que la quantité de déchets nucléaires générés par les centrales suisses de 2800 tonnes sur les 4500 qui seront produites dans les 60 prochaines années. » Franklin Servan-Schreiber, ingénieur et directeur général de la startup Transmutex, qui est issu de la famille française Servan-Schreiber, est ravi que sa technologie de transmutation soit la « première prise au sérieux par une agence de gestion des déchets nucléaires pour réduire la quantité de déchets nucléaires ». Il affirme qu'elle peut être utilisée sur environ 99 % des déchets nucléaires mondiaux, et qu'elle est en capacité de réduire la durée pendant laquelle ils restent radioactifs à « moins de 500 ans ». L'idée originale vient du CERN : « Un jour, j'ai entendu qu'au CERN, des déchets avaient été détruits grâce à un faisceau de particules. » C'est sur cette base que l'ingénieur a alors décidé de se lancer dans le projet de déclencher la fission (scission de l'atome émettant de l'énergie) en bombardant de particules de l'extérieur un combustible au thorium, qui remplacerait l'uranium. De son côté, la Nagra, avoir passé plusieurs mois à explorer la méthode proposée par la startup, vient de conclure que cette technologie pourrait effectivement réduire de 80 % le volume des déchets hautement radioactifs du pays. Le projet de Transmutex séduit également le CERN : « Oui, le concept est vraiment prometteur ! Il n’est pas neuf, mais les progrès des technologies requises le rendent bien plus proche de la mise en œuvre aujourd'hui. Il s’agira d’une véritable percée dans la production d’énergie », juge Giovanni Anelli, responsable du groupe de transfert des technologies. La startup a aussi noué des partenariats avec l’EPFL et l’Institut Paul Scherrer, le plus grand institut de recherche suisse pour les sciences naturelles et les sciences de l’ingénierie. La puissance du réacteur qu'elle entend développer d'ici 2030 est de 100 MW mais elle pourrait « être doublée ou triplée » pour s’adapter aux besoins. Etant nommé « Start » (Subcritical Transmuting Accelerated Reactor Technology), il se composera de deux parties majeures : le réacteur sous-critique et le cyclotron, un accélérateur de particules circulaire. La partie réacteur utilisera un caloporteur plomb qui peut fonctionner avec un cycle uranium ou thorium. Elle intègrera en son coeur une cible de spallation contenant du plomb bismuth. Ce concept est inspiré du projet international Megapie, réalisé en Suisse au début des années 2000. Le réacteur sera sous-critique, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de réaction en chaîne autoentretenue. Celle-ci s’arrêtera dès que l’apport de neutrons cesse, un élément de sûreté important. Cet apport sera assuré par l’accélérateur de particules qui, en bombardant de protons la cible de spallation, causera l’émission de neutrons en quantité suffisante. Ce second élément de Start prendra la forme d’un cyclotron de 800 MeV inspiré de celui de l’Institut Paul Scherrer en Suisse. Sources : - - - - - -

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Les suisses ont installé une technologie, inventée par Alstom, qui permet aux trains de s'adapter simultanément à la différence d'écartement des voies et à la différence de hauteur des quais, et ainsi de passer d'une voie à l'autre sans s'arrêter !

Les suisses ont installé une technologie, inventée par Alstom, qui permet aux trains de s'adapter simultanément à la différence d'écartement des voies et à la différence de hauteur des quais, et ainsi de passer d'une voie à l'autre sans s'arrêter !

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La startup 🇫🇷 E-Taranis fabrique des éoliennes pour les toits des particuliers, qui produisent de l'énergie même par vent faible (à partir de 10 km/h). Silencieuses, elles seraient capables de couvrir « jusqu'à 70% des besoins en électricité d'une maison » affirme l'entreprise. S’appuyant sur une technologie unique et innovante, cette « éolienne à voiles » domestique se distingue par sa légèreté, sa compacité, et sa capacité à fonctionner même par faibles vents. Le modèle Alae, fabriqué à Saint-Jean-de-Luz, est « capable de produire jusqu’à 1,5 kW par heure dans des conditions optimales », ce qui peut couvrir les besoins quotidiens d'un foyer. D'un poids inférieur à 100 kg pour 3m de hauteur et avec un diamètre de 5m max quand les toiles sont déployées, ces machines peuvent s'installer sur la plupart des toitures, avec une possibilité d'en mettre plusieurs pour cumuler la production d'énergie. L’une de ses principales caractéristiques est sa capacité à fonctionner à partir de vents de seulement 10 km/h, permettant une production continue, même dans les zones peu ventées. « Afin d'avoir une éolienne capable de fonctionner par très faible vent, nous nous sommes inspirés des voiles de navire, qui s'orientent pour maximiser ou minimiser la prise au vent selon sa direction, ainsi que de la queue du thon, capable de propulser à une grande vitesse un animal très lourd en transmettant beaucoup d'énergie. » Elle serait aussi « très silencieuse, son bruit ne dépasse jamais celui du vent. » En revanche, cette éolienne fonctionne moins bien dans des zones très arborées. L'éolienne n'a pas de limite haute théorique. « En conditions réelles, elle fonctionne avec 160 km/h de vent. Elle produit environ 30 % d'électricité de plus que les autres éoliennes de toit, car sa conception légère fait qu'elle est plus grande à poids égal. Elle capte donc plus de vent. » E-Taranis estime que sur une année, sa machine peut ainsi produire l'équivalent de 70 % de l'électricité consommée par un foyer type de quatre personnes, avec une surface de 90 m2 chauffée par des radiateurs électriques. À partir de 60 km/h de vent, « sa puissance grimpe ainsi à 3 kilowatts ». Le produit est, en outre, conçu pour être facile à installer - une demi-journée suffit - et à entretenir, et bénéficie d'une garantie de dix ans. Composée essentiellement d'aluminium et de polyester utilisé pour les voiles de navire, Alae est recyclable à 97 %. Le bémol est son prix : le coût de la machine, installation comprise, se monte à environ 15.000 €, parce que la production n'a pas encore été industrialisée, parce qu'elle est entièrement produite sur le sol français (y compris le générateur) et parce que ce dispositif ne bénéficie pas d'aide d'Etat. « C'est moins coûteux que les éoliennes de toit classiques, mais cela reste trop cher. Notre objectif est d'atteindre les coûts du photovoltaïque, soit 10.000 € installation comprise avec un retour sur investissement inférieur à dix ans. » Pour atteindre ce but, E-Taranis, dont le carnet de commandes se remplit rapidement aux dires du fondateur, entend sortir vite de la phase R&D et de prototypage pour passer à l'échelle industrielle. Par ailleurs, l'entreprise travaille sur un dispositif de stockage d'électricité, pour offrir une consommation continue de l'énergie intermittente produite par Alae. « Nous élaborons un système à air comprimé, capable de gérer de grosses puissances, avec un temps de réponse quasi-instantanée et sans utilisation de métaux rares, ni même de cuivre. »

Aymeric Pontier

473,666 次观看 • 1 年前

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Après avoir réussi à établir un diagnostic d'AVC en un temps record (9min), le CHU de Montpellier annonce qu'il est en fait possible de traiter les cas les plus sévères d'AVC grâce aux techniques de revascularisation, chose impensable jusqu'ici. Soigner un AVC, c’est essayer de gagner la course contre la montre. Chaque minute, en cas d’attaque, la victime d’un accident vasculaire cérébral perd en moyenne 2 millions de neurones… Sans une prise en charge rapide, les dégâts peuvent être terribles et irréversibles. Dans cet objectif, le CHU de Montpellier a créé il y a plus de 15 ans un service dédié au sein des urgences « tête et cou » de l’hôpital Gui de Chauliac, développant dans cette unité des technologies et des traitements de pointe. Après des années de recherche, le résultat est incroyable : aujourd’hui, un patient est capable d’obtenir un diagnostic en moins de 9 mn dans cet hôpital et, si besoin, pour les cas les plus graves, d'une intervention chirurgicale (soit une thrombectomie) pour retirer manuellement le caillot sanguin) en seulement une demi-heure. Pour parvenir à ce résultat, qui peut toutefois varier en fonction de l’afflux des urgences, le CHU a totalement réorganisé son unité AVC au sein du service d’urgence, en cherchant à optimiser chaque seconde du parcours patient. Plus précisément, lorsque le patient franchit les portes de l’unité des urgences, il faut tout juste 9 minutes pour établir un diagnostic par scanner (l’imposant appareil est désormais installé à quelques mètres de l’entrée), 17 minutes pour le traitement par thrombolyse (un traitement médicamenteux qui dissout le caillot sanguin par l’injection d’un produit) pour les cas les moins graves et 32 minutes pour une thrombectomie. Des délais qui font aujourd’hui du CHU de Montpellier l’un des hôpitaux les plus performants de France et sans doute du monde. Pour comprendre la prouesse, il faut avoir en tête les chiffres nationaux, qui sont respectivement de 30 mn pour accéder au scanner, 64 mn pour une thrombolyse et de 106 mn pour une thrombectomie. Le CHU de Montpellier est donc parvenu à diviser par 3 le temps nécessaire pour avoir un scanner, par 4 le temps du traitement médicamenteux, et par 3 le délai pour l'intervention chirurgicale. Cela représente entre 100 et 150 millions de neurones sauvés donc ! En 2023, environ le tiers des alertes d'AVC en phase aiguë à l'hôpital Gui de Chauliac ont bénéficié de ce diagnostic accéléré, quasi miraculeux parfois. « Avec la thrombectomie rapide, on a vu des patients récupérer directement sur la table d'angiographie. Sur place, leur visage bouge à nouveau, la parole revient. » La même équipe fait à nouveau parler d'elle en publiant une étude internationale qui montre que des cerveaux lourdement endommagés par un AVC ont en réalité la capacité de « récupérer » en employant des techniques de revascularisation jusqu’ici réservées aux patients moins lourds. Baptisée In EXTREMIS-LASTE, la recherche menée par le CHU inclue des patients très sévères, jusqu’ici jugés irrécupérables, condamnés à vivre avec une hémiplégie et de lourdes séquelles. Sur 333 patients sélectionnés à Montpellier et dans les établissements partenaires, en France (26 centres), et en Espagne (7 centres), 56 % d'entre eux avaient ce profil, et ont ainsi pu bénéficier de la fameuse thrombectomie rapide. Les résultats ont dépassé leurs espérances avec : « une réduction du risque absolu de décès de 20 %, et une amélioration fonctionnelle surprenante ramenant à la maison un patient sur cinq après six mois de rééducation. » « Jusqu’ici, on réservait les techniques de revascularisation cérébrale aux patients pour lesquels l’imagerie du cerveau montrait une destruction limitée du cerveau. On a montré que les cas les plus graves aussi ont des chances de récupérer, et de s’en sortir avec moins de séquelles. Le cerveau que l’on croyait mort ne l’est pas » se félicite l’équipe, qui ouvre des perspectives inédites de récupération à des patients jusqu’ici considérés comme condamnés à un handicap sévère. Conséquence de l'étude : « Près de 20 % des patients victimes d’un AVC qui n’étaient pas considérés comme éligibles à un traitement de revascularisation en urgence le sont aujourd’hui. » Sources : - - - -

Aymeric Pontier

664,807 次观看 • 1 年前

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Récemment habilité à mener des essais cliniques de phase I et II en médecine nucléaire, l'Institut 🇫🇷 Gustave Roussy intensifie l'usage de « traceurs radioactifs » (RIV) pour traiter de multiples cancers (seins, pancréas, cerveau, colon, reins), et lance 13 essais cliniques ! Déjà très utilisée pour soigner les cancers de la thyroïde, la médecine nucléaire commence enfin à être étendue aux types de cancer, grâce à l'amélioration de la RIV, ou « radiothérapie interne vectorisée ». Cette technique avancée de médecine nucléaire consiste à administrer un médicament radioactif directement dans l’organisme, qui cible les cellules cancéreuses spécifiquement. Elle combine deux éléments : un vecteur, un anticorps ou une molécule spécifique, qui reconnaît une cible biologique présente sur certaines cellules, et un isotope radioactif, qui est émetteur de rayonnements, et attaché au vecteur. Ce qui permet d'amener la radioactivité au plus près de la maladie, en épargnant le plus possible les tissus sains. La RIV était cantonnée jusqu’ici au traitement du cancer de la thyroïde et, plus récemment, de la prostate et des tumeurs neuroendocrines. Désormais, il devient possible de s'en servir face au cancer du sein, du pancréas, du cerveau, du rein, du colon, du foie, de la vessie, etc. Essentiellement, grâce à la découverte de marqueurs qui permettent de s'attaquer à tous ces cancers. Simultanément, la science a trouvé de nouveaux atomes plus efficaces que les anciens pour détruire les cellules malignes sans abîmer les organes sains autour : il s’agit des émetteurs alpha, comme le radium 223 ou l’actinium. La majeure partie de la radioactivité s'élimine naturellement par l'urine. L'institut Gustave Roussy, conscient du potentiel formidable de la médecine nucléaire, a bataillé pour obtenir les autorisations afin de mener des essais cliniques sur l’homme. Il vient de l’obtenir et fait partie désormais des rares centres européens capables d’administrer à l’humain ces fameux atomes vectorisés. 13 essais cliniques sont prévus sur la seule année 2025, contre 9 sur les cinq dernières années.

Aymeric Pontier

222,210 次观看 • 1 年前