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Abdourahmane SARR

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President CEFDEL, Ex-Ministre de l’Economie, Ex-Économiste du FMI, MPA Harvard, Administration Publique, PhD Economie GWU, BBA HEC-Montreal.

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La mission du FMI s’est terminée avec un accord au niveau de son staff avec les autorités sénégalaises, notamment l’exécutif à travers le Ministre de l’Economie et des Finances. En attendant d’en connaître le détail comme le réclame le législatif à travers le Président de l’assemblée nationale, nous pouvons retenir que le FMI dans sa déclaration réitère sa position sur la dette du Sénégal qu’il considère non viable. Il la considère non viable dans la mesure où il dit que les autorités sénégalaises ont annoncé “leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité”. En outre, le financement catalytique du FMI ne peut être obtenu que si le gap de financement qu’il participe à combler n’a pas comme origine des dépenses qu’il considère improductives notamment les subventions à l’énergie non ciblées auxquelles des transferts monétaires aux couches vulnérables sont préférés. Le cadrage macroéconomique du Sénégal n’avait pas de GAP les deux dernières années, néanmoins un financement du FMI à des conditions favorables est une bonne nouvelle s’il ne nous éloigne pas de nos objectifs de transformation systémique de la vison 2050 et du plan quinquennal. En effet, aucune stratégie de développement ne peut être mise en oeuvre sans un cadre macroéconomique solide. Au delà des responsabilités concernant la dette cachée qu’il faudra élucider et qui sera une exigence du FMI pour la dérogation au misreporting, nous disons encore une fois, que rien de durable ne peut se construire sur le mensonge et la dissimulation. Le changement se fait avec du neuf et l’état sénégalais dans son organisation actuelle a montré ses limites. Rétablir les équilibres, économiser des charges d’intérêts, et faire de la redistribution de ressources publiques ne changeront pas la réalité du pays. La transformation structurelle du pays passera d’abord par la transformation systémique : la libération des énergies des sénégalais eux mêmes. Librement

La mission du FMI s’est terminée avec un accord au niveau de son staff avec les autorités sénégalaises, notamment l’exécutif à travers le Ministre de l’Economie et des Finances. En attendant d’en connaître le détail comme le réclame le législatif à travers le Président de l’assemblée nationale, nous pouvons retenir que le FMI dans sa déclaration réitère sa position sur la dette du Sénégal qu’il considère non viable. Il la considère non viable dans la mesure où il dit que les autorités sénégalaises ont annoncé “leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité”. En outre, le financement catalytique du FMI ne peut être obtenu que si le gap de financement qu’il participe à combler n’a pas comme origine des dépenses qu’il considère improductives notamment les subventions à l’énergie non ciblées auxquelles des transferts monétaires aux couches vulnérables sont préférés. Le cadrage macroéconomique du Sénégal n’avait pas de GAP les deux dernières années, néanmoins un financement du FMI à des conditions favorables est une bonne nouvelle s’il ne nous éloigne pas de nos objectifs de transformation systémique de la vison 2050 et du plan quinquennal. En effet, aucune stratégie de développement ne peut être mise en oeuvre sans un cadre macroéconomique solide. Au delà des responsabilités concernant la dette cachée qu’il faudra élucider et qui sera une exigence du FMI pour la dérogation au misreporting, nous disons encore une fois, que rien de durable ne peut se construire sur le mensonge et la dissimulation. Le changement se fait avec du neuf et l’état sénégalais dans son organisation actuelle a montré ses limites. Rétablir les équilibres, économiser des charges d’intérêts, et faire de la redistribution de ressources publiques ne changeront pas la réalité du pays. La transformation structurelle du pays passera d’abord par la transformation systémique : la libération des énergies des sénégalais eux mêmes. Librement

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Il est heureux que le caractère VIABLE de notre dette fasse son bonhomme de chemin et soit réaffirmé par la voix d’une institution régionale comme la BOAD. Nous avons soutenu que le souverain virtuel de l’UEMOA a des fondamentaux des plus solides au monde actuellement. De ce fait, les investisseurs qui nous attendent sur les marchés financiers internationaux devraient plutôt venir souscrire à nos obligations en FCFA à travers 1) la BCEAO 2) la BOAD ou 3) d’entités financières intermédiaires. Dans les trois cas, la mutualisation du risque de refinancement, notamment à travers le fonds de stabilité financière géré par la BCEAO, devrait faciliter la venue de ces investisseurs dans notre marché. Ils ne représenteraient qu’une fraction totalement gérable du volume du marché et des réserves de change de la BCEAO. La problématique du refinancement de la dette du Sénégal serait dépassée et se ferait dans le contexte d’une trajectoire de consolidation budgétaire qu’il faut maintenir à l’horizon 2027 et non 2029.

Il est heureux que le caractère VIABLE de notre dette fasse son bonhomme de chemin et soit réaffirmé par la voix d’une institution régionale comme la BOAD. Nous avons soutenu que le souverain virtuel de l’UEMOA a des fondamentaux des plus solides au monde actuellement. De ce fait, les investisseurs qui nous attendent sur les marchés financiers internationaux devraient plutôt venir souscrire à nos obligations en FCFA à travers 1) la BCEAO 2) la BOAD ou 3) d’entités financières intermédiaires. Dans les trois cas, la mutualisation du risque de refinancement, notamment à travers le fonds de stabilité financière géré par la BCEAO, devrait faciliter la venue de ces investisseurs dans notre marché. Ils ne représenteraient qu’une fraction totalement gérable du volume du marché et des réserves de change de la BCEAO. La problématique du refinancement de la dette du Sénégal serait dépassée et se ferait dans le contexte d’une trajectoire de consolidation budgétaire qu’il faut maintenir à l’horizon 2027 et non 2029.

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À la veille du déplacement du Président de la République à Washington les 14 et 15 septembre, les précisions apportées par la Directrice de la communication du FMI dans cette vidéo méritent notre attention. Elle évoque la nécessité de restaurer la soutenabilité de nos finances publiques ce qui, bien que lié, ne signifie pas que notre dette est insoutenable. Elle évoque un besoin de financement qui devra être couvert, notamment avec la contribution des créanciers. Elle rappelle surtout que le choix appartient au Sénégal et à ses créanciers, le FMI étant là pour faciliter leurs discussions. Suite à une question elle dit qu’elle ne sait pas quel cadre d'analyse de soutenabilité sera finalement utilisé, celui-ci étant en cours de réforme. Nous avons depuis notre rapport de Mars 2026 établi que le cadre actuel des pays à faible revenu ne s’applique plus au Sénégal qui est un pays ayant accès aux marchés. Dans le cadre de ce type de pays, la dette du Sénégal est viable et la restauration de la soutenabilité de ses finances publiques avec un apport de liquidité du FMI faciliterait ce qui marche déjà. Il y a toujours un besoin de clarification. Le communiqué de fin de mission du FMI présentait le recours au Cadre commun comme un traitement destiné à restaurer la soutenabilité de la dette. Or entrer dans le Cadre commun signifie restructurer notre dette. La directrice utilise le terme restructuration pour ce que nous avons décidé mais utilise le terme soutenabilité des finances publiques pour ce que le FMI exige et que nous faisons déjà. Le FMI ne peut pas imposer une restructuration à un pays, mais ne peut pas non plus avoir un programme dans lequel la dette n’est pas projetée viable. Encore une fois, il faut choisir. Le Président de la République ne doit pas engager le pays sur cette voie sans qu’il n’ait été démontré, avec le bon cadre d’analyse, ce que le FMI a suggéré au Sénégal d’annoncer. L'annonce a eu des conséquences négatives que nous avons vues sur les marchés et sur notre notation, pas avant. Le marché régional a démontré sa capacité à financer une part considérable de nos besoins en FCFA. Il ne faut surtout pas arrêter nos plans de financement de septembre à décembre sur le marché régional, continuer l'ajustement nécessaire, et mobiliser parallèlement les financements concessionnels disponibles. On ne devrait pas créer un besoin de financement résiduel plus important, puis utiliser ce besoin pour justifier une restructuration. Les arriérés intérieurs peuvent également être pris en compte dans notre stratégie antérieure. Enfin, le Sénégal ne devrait pas devenir le cas test ou de cobaye du passage d'une stratégie fonctionnelle de refinancement sur le marché régional à une restructuration dans le Cadre commun, alors même que la méthodologie d'analyse de la soutenabilité de la dette est en cours de réexamen au FMI. A entendre la Directrice de la Communication, le FMI peut très bien s’aligner à notre stratégie puisque les négociations dans le cadre commun pourraient ne jamais aboutir après avoir fait des dégâts. Cependant l’annonce de ce cadre et l’exclusion de la dette intérieure pourraient inciter nos créanciers qui comprennent la solidité de notre stratégie antérieure et des fondamentaux du souverain virtuel qu’est l’UEMOA, à venir nous retrouver dans notre marché et refuser la restructuration de la dette de marché. La directrice de communication dit elle-même que les problématiques de dette de beaucoup de pays africains sont actuellement principalement des questions de liquidité. C'est le cas du Sénégal. L'Exécutif comme l'Assemblée nationale doivent veiller qu'une décision stratégique aussi lourde que les marchés et les agences ont déjà sanctionnée et qui sera longue ne nous détourne du chemin que nous avions tracé : Renforcer notre marché régional pour notre souveraineté financière et réformer notre régime monétaire. Librement Abdourahmane Sarr

Abdourahmane SARR

30,866 görüntüleme • 3 gün önce

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Le FMI est dans nos murs. Lors de ma dernière intervention à l’Assemblée nationale, je disais que notre relation avec le FMI n’était pas une question d’être pour ou contre le FMI. Il s’agit d’assumer nos responsabilités sur les choix de politique économique que nous faisons. En principe, une déclaration de politique générale du Premier ministre est attendue avant la fin de ce mois d’août, mais elle n’est, à ma connaissance, pas encore programmée. En revanche, le FMI entame une mission au Sénégal qui s’achèvera le 1er septembre. Son objectif annoncé est de parvenir à une « convergence de vues sur les politiques et les réformes » susceptibles d’être soutenues par un nouvel accord. Une déclaration du FMI est prévue à l’issue de cette mission. On peut donc comprendre que le gouvernement souhaite d’abord savoir sur quelles politiques et réformes une convergence de vues avec le FMI est possible avant de présenter sa déclaration de politique générale. La difficulté est celle du calendrier. Si la DPG n’intervient pas avant la fin de la mission, le FMI risque d’être le premier à révéler publiquement les grandes lignes de cette convergence. L’ajustement des prix des produits pétroliers était certainement un premier pas vers la convergence et justifier la venue d’une mission. Il s’agit à présent d’assumer des orientations claires et d’avoir le consentement de l’assemblée nationale car une LFR et une LFI en ligne avec le cadrage qui sortira de cette mission seront également des préalables.

Abdourahmane SARR

59,369 görüntüleme • 27 gün önce

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La séquence institutionnelle que connaît le Sénégal depuis l'élection présidentielle de 2024 mérite d'être analysée avec sérénité. Une première réalité est que cette élection a consacré une offre politique portée par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Ousmane Sonko incarnait le leadership politique de cette offre, tandis que Bassirou Diomaye Faye en était le candidat à une élection rendue exceptionnelle par les circonstances. Une deuxième réalité est qu'une clarification institutionnelle aurait pu intervenir immédiatement après cette élection. Une consultation populaire aurait pu permettre de tirer les conséquences de cette situation exceptionnelle : donner au nouveau pouvoir une majorité parlementaire cohérente avec le choix exprimé, puis engager les adaptations constitutionnelles rendues nécessaires par cette nouvelle configuration politique. Cette voie n'a pas été empruntée. Lorsque la dissolution de l'Assemblée nationale est devenue juridiquement possible, les Sénégalais ont accordé à Pastef une majorité de 130 députés, confirmant très largement le choix politique exprimé quelques mois plus tôt. C'est à partir de cette séquence qu'il faut comprendre le débat constitutionnel actuel. À mon sens, deux logiques se superposent. La première est une logique institutionnelle de long terme : consolidation l’état de droit depuis les travaux de la CNRI. Ces réformes répondent à un besoin objectif de modernisation de nos institutions et bénéficient, pour l'essentiel, d'un large consensus. La seconde est une logique plus conjoncturelle. Les acteurs politiques cherchent également à répondre à une question que notre Constitution n'avait jamais véritablement envisagée. En effet, notre régime repose implicitement sur une hypothèse simple : le Président de la République est également le chef politique de la majorité parlementaire. L'expérience de 2024 a démontré qu'une autre configuration est possible. Tant que ces deux légitimités demeurent parfaitement alignées, cette architecture peut fonctionner. Dans un pays où la culture du leadership est forte, il est difficile d'installer durablement une direction politique bicéphale sans créer des ambiguïtés dans l'exercice du pouvoir. Le véritable débat constitutionnel ne consiste donc pas simplement à rééquilibrer les pouvoirs entre le Président de la République et le Premier ministre. Il consiste à déterminer sur quelle légitimité doit reposer la direction effective de l'Exécutif. À mon sens, la Constitution devrait reconnaître explicitement la réalité parlementaire. Elle exprime elle aussi la volonté populaire. Lorsque cette majorité est clairement identifiée, elle doit avoir vocation à conduire effectivement l'action gouvernementale. Pour autant, il serait regrettable que cette question conjoncturelle empêche l'adoption des réformes institutionnelles qui font largement consensus. Une majorité parlementaire de 130 députés représente une légitimité démocratique suffisamment forte pour exercer le pouvoir constituant dérivé. Il convient également de s'interroger sur l'opportunité politique d'un référendum dans le contexte actuel. Un référendum risquerait de déplacer le débat du contenu des réformes vers un affrontement politique entre les principaux acteurs. Il pourrait devenir un moyen, pour chacun, de mesurer son influence respective dans l'opinion. Les passions et les rapports de force du moment prendraient alors le pas sur l'analyse des dispositions constitutionnelles. Si une clarification démocratique devait être recherchée, elle gagnerait sans doute à être complète. Un triple scrutin en 2027. (présidentielle, législatives et élections locales). Elle permettrait aux Sénégalais de réaligner les légitimités présidentielle, parlementaire et locale autour d'un mandat politique clair. Le Sénégal doit rapidement dépasser le débat institutionnel. Les institutions ne sont pas une fin en soi. L'enjeu fondamental demeure la transformation systémique de notre économie.

Abdourahmane SARR

57,770 görüntüleme • 2 ay önce

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Dieu aime le Sénégal. Pour s’assurer que l’alternance de Mars 2024 ne pourra pas seulement être une alternance d’hommes et de femmes au pouvoir et pas de systéme, il nous a également assuré de l’inexistence de marges de manœuvres budgétaires pour perpétuer l’ancien système. Ce système a consisté à emprunter dans la transparence ou en cachette localement ou à l’extérieur, ou à taxer les citoyens pour essayer de réaliser le développement dans un environnement de répression économique sans une autonomie monétaire qu’ils n’avaient heureusement pas dans ce paradigme. Il s’en est toujours suivi des demandes d’annulations de dettes et des cycles d’ajustement. Pour réaliser le développement, il nous faudra libérer le potentiel des sénégalais, du secteur privé et des territoires, par la liberte économique organisée, seule voie vers la liberté. C’est avec une grande fierté que je vous présente le document d’analyse du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) intitulé « Liberté économique au Sénégal : enjeux, profil et perspectives». Ce travail s’inscrit dans notre volonté de mettre en lumière les conditions essentielles à la libération du plein potentiel de l’économie sénégalaise, tout en garantissant une croissance inclusive et durable au service de tous nos concitoyens et de la démocratie économique. La liberté économique constitue l’un des piliers fondamentaux de notre politique de développement national. Elle fait référence à la capacité des individus et des entreprises à agir librement sur le marché en fonction de leurs propres intérêts, sans ingérence excessive ou injustifiée, qu’elle soit gouvernementale ou issue d’autres acteurs. Cette liberté repose sur des principes clés tels que la protection des droits de propriété, l’égalité des chances, la transparence des règles du jeu économique et la promotion de l’entrepreneuriat. Il y a une corrélation entre les pays où ces valeurs sont respectées et la prospérité économique. Ces valeurs de liberté dans l’inclusion, gage d’une démocratie économique, sont au cœur de notre stratégie pour faire du Sénégal un acteur majeur de l’économie régionale et mondiale, conformément aux objectifs définis dans la Stratégie Nationale de Développement 2025-2029 (SND, 2025-2029), déclinaison quinquennale de l’Agenda National de Transformation « Sénégal 2050”. #senegal 📥 Téléchargez le rapport et participez à la réflexion pour un Sénégal économiquement plus libre et prospère ! #LibertéÉconomique #Sénégal2050 #CroissanceInclusive Lien :

Abdourahmane SARR

20,906 görüntüleme • 1 yıl önce

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