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Abdourahmane SARR

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President CEFDEL, Ex-Ministre de l’Economie, Ex-Économiste du FMI, MPA Harvard, Administration Publique, PhD Economie GWU, BBA HEC-Montreal.

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Il est heureux que le caractère VIABLE de notre dette fasse son bonhomme de chemin et soit réaffirmé par la voix d’une institution régionale comme la BOAD. Nous avons soutenu que le souverain virtuel de l’UEMOA a des fondamentaux des plus solides au monde actuellement. De ce fait, les investisseurs qui nous attendent sur les marchés financiers internationaux devraient plutôt venir souscrire à nos obligations en FCFA à travers 1) la BCEAO 2) la BOAD ou 3) d’entités financières intermédiaires. Dans les trois cas, la mutualisation du risque de refinancement, notamment à travers le fonds de stabilité financière géré par la BCEAO, devrait faciliter la venue de ces investisseurs dans notre marché. Ils ne représenteraient qu’une fraction totalement gérable du volume du marché et des réserves de change de la BCEAO. La problématique du refinancement de la dette du Sénégal serait dépassée et se ferait dans le contexte d’une trajectoire de consolidation budgétaire qu’il faut maintenir à l’horizon 2027 et non 2029.

Il est heureux que le caractère VIABLE de notre dette fasse son bonhomme de chemin et soit réaffirmé par la voix d’une institution régionale comme la BOAD. Nous avons soutenu que le souverain virtuel de l’UEMOA a des fondamentaux des plus solides au monde actuellement. De ce fait, les investisseurs qui nous attendent sur les marchés financiers internationaux devraient plutôt venir souscrire à nos obligations en FCFA à travers 1) la BCEAO 2) la BOAD ou 3) d’entités financières intermédiaires. Dans les trois cas, la mutualisation du risque de refinancement, notamment à travers le fonds de stabilité financière géré par la BCEAO, devrait faciliter la venue de ces investisseurs dans notre marché. Ils ne représenteraient qu’une fraction totalement gérable du volume du marché et des réserves de change de la BCEAO. La problématique du refinancement de la dette du Sénégal serait dépassée et se ferait dans le contexte d’une trajectoire de consolidation budgétaire qu’il faut maintenir à l’horizon 2027 et non 2029.

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La séquence institutionnelle que connaît le Sénégal depuis l'élection présidentielle de 2024 mérite d'être analysée avec sérénité. Une première réalité est que cette élection a consacré une offre politique portée par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Ousmane Sonko incarnait le leadership politique de cette offre, tandis que Bassirou Diomaye Faye en était le candidat à une élection rendue exceptionnelle par les circonstances. Une deuxième réalité est qu'une clarification institutionnelle aurait pu intervenir immédiatement après cette élection. Une consultation populaire aurait pu permettre de tirer les conséquences de cette situation exceptionnelle : donner au nouveau pouvoir une majorité parlementaire cohérente avec le choix exprimé, puis engager les adaptations constitutionnelles rendues nécessaires par cette nouvelle configuration politique. Cette voie n'a pas été empruntée. Lorsque la dissolution de l'Assemblée nationale est devenue juridiquement possible, les Sénégalais ont accordé à Pastef une majorité de 130 députés, confirmant très largement le choix politique exprimé quelques mois plus tôt. C'est à partir de cette séquence qu'il faut comprendre le débat constitutionnel actuel. À mon sens, deux logiques se superposent. La première est une logique institutionnelle de long terme : consolidation l’état de droit depuis les travaux de la CNRI. Ces réformes répondent à un besoin objectif de modernisation de nos institutions et bénéficient, pour l'essentiel, d'un large consensus. La seconde est une logique plus conjoncturelle. Les acteurs politiques cherchent également à répondre à une question que notre Constitution n'avait jamais véritablement envisagée. En effet, notre régime repose implicitement sur une hypothèse simple : le Président de la République est également le chef politique de la majorité parlementaire. L'expérience de 2024 a démontré qu'une autre configuration est possible. Tant que ces deux légitimités demeurent parfaitement alignées, cette architecture peut fonctionner. Dans un pays où la culture du leadership est forte, il est difficile d'installer durablement une direction politique bicéphale sans créer des ambiguïtés dans l'exercice du pouvoir. Le véritable débat constitutionnel ne consiste donc pas simplement à rééquilibrer les pouvoirs entre le Président de la République et le Premier ministre. Il consiste à déterminer sur quelle légitimité doit reposer la direction effective de l'Exécutif. À mon sens, la Constitution devrait reconnaître explicitement la réalité parlementaire. Elle exprime elle aussi la volonté populaire. Lorsque cette majorité est clairement identifiée, elle doit avoir vocation à conduire effectivement l'action gouvernementale. Pour autant, il serait regrettable que cette question conjoncturelle empêche l'adoption des réformes institutionnelles qui font largement consensus. Une majorité parlementaire de 130 députés représente une légitimité démocratique suffisamment forte pour exercer le pouvoir constituant dérivé. Il convient également de s'interroger sur l'opportunité politique d'un référendum dans le contexte actuel. Un référendum risquerait de déplacer le débat du contenu des réformes vers un affrontement politique entre les principaux acteurs. Il pourrait devenir un moyen, pour chacun, de mesurer son influence respective dans l'opinion. Les passions et les rapports de force du moment prendraient alors le pas sur l'analyse des dispositions constitutionnelles. Si une clarification démocratique devait être recherchée, elle gagnerait sans doute à être complète. Un triple scrutin en 2027. (présidentielle, législatives et élections locales). Elle permettrait aux Sénégalais de réaligner les légitimités présidentielle, parlementaire et locale autour d'un mandat politique clair. Le Sénégal doit rapidement dépasser le débat institutionnel. Les institutions ne sont pas une fin en soi. L'enjeu fondamental demeure la transformation systémique de notre économie.

Abdourahmane SARR

57,485 görüntüleme • 1 ay önce

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Dieu aime le Sénégal. Pour s’assurer que l’alternance de Mars 2024 ne pourra pas seulement être une alternance d’hommes et de femmes au pouvoir et pas de systéme, il nous a également assuré de l’inexistence de marges de manœuvres budgétaires pour perpétuer l’ancien système. Ce système a consisté à emprunter dans la transparence ou en cachette localement ou à l’extérieur, ou à taxer les citoyens pour essayer de réaliser le développement dans un environnement de répression économique sans une autonomie monétaire qu’ils n’avaient heureusement pas dans ce paradigme. Il s’en est toujours suivi des demandes d’annulations de dettes et des cycles d’ajustement. Pour réaliser le développement, il nous faudra libérer le potentiel des sénégalais, du secteur privé et des territoires, par la liberte économique organisée, seule voie vers la liberté. C’est avec une grande fierté que je vous présente le document d’analyse du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) intitulé « Liberté économique au Sénégal : enjeux, profil et perspectives». Ce travail s’inscrit dans notre volonté de mettre en lumière les conditions essentielles à la libération du plein potentiel de l’économie sénégalaise, tout en garantissant une croissance inclusive et durable au service de tous nos concitoyens et de la démocratie économique. La liberté économique constitue l’un des piliers fondamentaux de notre politique de développement national. Elle fait référence à la capacité des individus et des entreprises à agir librement sur le marché en fonction de leurs propres intérêts, sans ingérence excessive ou injustifiée, qu’elle soit gouvernementale ou issue d’autres acteurs. Cette liberté repose sur des principes clés tels que la protection des droits de propriété, l’égalité des chances, la transparence des règles du jeu économique et la promotion de l’entrepreneuriat. Il y a une corrélation entre les pays où ces valeurs sont respectées et la prospérité économique. Ces valeurs de liberté dans l’inclusion, gage d’une démocratie économique, sont au cœur de notre stratégie pour faire du Sénégal un acteur majeur de l’économie régionale et mondiale, conformément aux objectifs définis dans la Stratégie Nationale de Développement 2025-2029 (SND, 2025-2029), déclinaison quinquennale de l’Agenda National de Transformation « Sénégal 2050”. #senegal 📥 Téléchargez le rapport et participez à la réflexion pour un Sénégal économiquement plus libre et prospère ! #LibertéÉconomique #Sénégal2050 #CroissanceInclusive Lien :

Abdourahmane SARR

20,906 görüntüleme • 1 yıl önce

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