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La séquence institutionnelle que connaît le Sénégal depuis l'élection présidentielle de 2024 mérite d'être analysée avec sérénité. Une première réalité est que cette élection a consacré une offre politique portée par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Ousmane Sonko incarnait le leadership politique de cette offre, tandis...

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Le FMI est dans nos murs. Lors de ma dernière intervention à l’Assemblée nationale, je disais que notre relation avec le FMI n’était pas une question d’être pour ou contre le FMI. Il s’agit d’assumer nos responsabilités sur les choix de politique économique que nous faisons. En principe, une déclaration de politique générale du Premier ministre est attendue avant la fin de ce mois d’août, mais elle n’est, à ma connaissance, pas encore programmée. En revanche, le FMI entame une mission au Sénégal qui s’achèvera le 1er septembre. Son objectif annoncé est de parvenir à une « convergence de vues sur les politiques et les réformes » susceptibles d’être soutenues par un nouvel accord. Une déclaration du FMI est prévue à l’issue de cette mission. On peut donc comprendre que le gouvernement souhaite d’abord savoir sur quelles politiques et réformes une convergence de vues avec le FMI est possible avant de présenter sa déclaration de politique générale. La difficulté est celle du calendrier. Si la DPG n’intervient pas avant la fin de la mission, le FMI risque d’être le premier à révéler publiquement les grandes lignes de cette convergence. L’ajustement des prix des produits pétroliers était certainement un premier pas vers la convergence et justifier la venue d’une mission. Il s’agit à présent d’assumer des orientations claires et d’avoir le consentement de l’assemblée nationale car une LFR et une LFI en ligne avec le cadrage qui sortira de cette mission seront également des préalables.

Abdourahmane SARR

59,369 次观看 • 27 天前

À Bayeux, David Lisnard ne propose pas un toilettage institutionnel. Il pose une question plus profonde. Qui décide encore en France ? Depuis trop longtemps, notre démocratie s’est enfermée dans une mécanique où le peuple vote, mais où les blocages s’accumulent ensuite dans les jurisprudences, les traités, les procédures, les autorités, les comités, les contrôles et les chaînes administratives. Le retour au septennat répond à cette dérive. Il ne s’agit pas seulement de modifier une durée de mandat. Il s’agit de redonner au Président une fonction d’arbitrage, de hauteur et de continuité, au lieu de l’enfermer dans la fébrilité permanente du court terme électoral. La réforme du Sénat va dans le même sens. Une démocratie moderne n’a pas seulement besoin de fabriquer des textes. Elle doit aussi mesurer les résultats. Évaluer ce qui fonctionne. Corriger ce qui échoue. Cesser de confondre activité législative et efficacité publique. L’élargissement du référendum est central. Car une République qui craint le peuple finit toujours par se protéger contre lui. Immigration, institutions, souveraineté, organisation territoriale, grands choix collectifs. Les Français doivent pouvoir trancher lorsque les appareils ne veulent plus décider. Le référendum d’initiative populaire prolongerait cette logique. Il ne remplacerait pas la représentation nationale. Il la rappellerait simplement à sa source. La souveraineté ne réside ni dans les cabinets, ni dans les cours, ni dans les majorités de circonstance. Elle appartient au peuple français. La rationalisation du Conseil constitutionnel marque aussi une rupture nécessaire. Un juge constitutionnel doit protéger la Constitution. Il ne doit pas devenir un pouvoir constituant bis, capable d’écarter la loi au nom d’interprétations toujours plus extensives. Quand le droit se détache trop du texte, il cesse d’être une garantie et devient une tutelle. Le remplacement du principe de précaution par un principe de responsabilité est une autre clé. La France ne peut pas reconstruire sa puissance en faisant de l’inaction une vertu constitutionnelle. Gouverner, innover, produire, protéger suppose de décider, d’assumer et de répondre des conséquences. Une nation ne progresse pas en sanctuarisant la peur. La révision de l’article 55 et la question européenne touchent au cœur du problème. La France ne peut pas rester dans une situation où une volonté démocratique clairement exprimée se trouve neutralisée par des normes supérieures devenues politiquement intouchables. Il ne s’agit pas de rompre avec tout ordre juridique. Il s’agit de rendre possible l’arbitrage démocratique lorsque l’essentiel est en jeu. La même cohérence se retrouve dans l’organisation territoriale. Recentrer l’État sur le régalien, créer des provinces aux responsabilités pleines, libérer les communes, appliquer enfin le principe de subsidiarité. Ce n’est pas une lubie administrative. C’est une réponse à l’asphyxie française. Trop de strates, trop de doublons, trop de dépendance à Paris, trop peu de responsabilité identifiable. Enfin, l’intelligence artificielle n’est pas un gadget ajouté à un discours institutionnel. Elle peut devenir l’outil d’un État plus rapide, plus sobre, plus précis, à condition que la France conserve la maîtrise de ses données, de ses modèles et de ses infrastructures critiques. Le fil conducteur est clair. Remettre la décision là où elle doit être. Au peuple pour les grands choix. À l’État pour le régalien. Aux territoires pour l’action concrète. Aux responsables pour les résultats. C’est peut-être cela, au fond, le sens politique de Bayeux aujourd’hui. Sortir d’une République empêchée pour retrouver une République agissante. #Lisnard2027

Sébastien 🎗️

18,049 次观看 • 2 个月前

🇫🇷 ❌️🇷🇺 Le vide politique fabrique toujours un ennemi Par Brainless Partisans 🏴‍☠️☢️☣️🪆 Il arrive parfois qu'un plateau de télévision produise un accident industriel. Cette fois, ce n'est pas une gaffe, mais un instant de lucidité qui a fissuré le décor. Face à une journaliste visiblement décidée à ramener chaque réponse dans le récit officiel, Luc Ferry a posé une question d'une simplicité désarmante : « Qu'est-ce qu'on veut faire ? Une guerre avec la Russie ? » Tout est là. Depuis des mois, les Français entendent les mêmes formules : « il faut se préparer », « la menace approche », « nous sommes en danger ». Le chef d'état-major affirme que « si nous ne sommes pas prêts, alors nous sommes en danger ». Luc Ferry répond : « Il faut débrancher le chronomètre. » Autrement dit : cesser cette mise en scène permanente de l'urgence qui remplace le débat par la peur. Puis vient cette phrase qui résume l'époque : « Quand la politique est complètement vide, ce n'est pas l'ami qui sort, c'est l'ennemi qui sort. » Une vieille mécanique. Lorsqu'un pouvoir n'a plus de projet mobilisateur, il cherche un adversaire capable de souder l'opinion. Ferry cite Carl Schmitt pour illustrer cette logique : la désignation d'un ennemi est un puissant facteur de cohésion politique. Le parallèle historique qu'il évoque est le sien et relève de son analyse, mais son interrogation sur la fabrication d'un climat de menace mérite d'être entendue. Le reste de l'échange est tout aussi révélateur. À plusieurs reprises, Ferry rappelle que le conflit ne surgit pas soudainement en février 2022 mais s'inscrit, selon lui, dans une séquence ouverte en 2014 avec Maïdan, la guerre du Donbass et les accords de Minsk jamais pleinement appliqués. Cette lecture est discutée par de nombreux historiens et gouvernements occidentaux, mais elle existe, elle est documentée et elle ne disparaît pas parce qu'elle dérange. La journaliste tente inlassablement de ramener le débat au récit officiel. Ferry, lui, revient sans cesse sur le même point : « La paix est la seule solution. » Il ajoute même : « Je n'enverrai pas nos enfants se battre pour l'Ukraine. » Une phrase qui résume peut-être ce que beaucoup pensent tout bas : soutenir un pays est une chose, entraîner toute l'Europe vers une confrontation directe avec une puissance nucléaire en est une autre. Le plus frappant n'est peut-être pas ce que dit Luc Ferry. C'est qu'en France, rappeler qu'une guerre possède des causes, une chronologie et une histoire est désormais perçu par certains comme une provocation. Comme si poser des questions sur les accords de Minsk, le Donbass ou les responsabilités politiques revenait automatiquement à choisir un camp. Une démocratie solide n'a pourtant rien à craindre d'un débat historique. En revanche, une démocratie qui ne tolère plus qu'un seul récit officiel commence toujours par appeler cela de la pédagogie... avant de finir par appeler cela la vérité.

Brainless Partisans 🏴‍☠️☢️☣️🪆

33,922 次观看 • 1 个月前

🇸🇻 La presse française ne l'évoquera pas (elle préfère le sensationnalisme à son sujet), mais après sa guerre contre les cartels, Bukele a initié il y a 130 jours un programme de rénovation et constructions de centre scolaires. Objectif : deux écoles par jour. Nous en sommes à 260 centres scolaires rénovés ou remis à neuf pour offrir une éducation aux Salvadoriens. En parallèle, il a mit en place un plan d'éducation - comprenant notamment l'interdiction de l'écriture inclusive dans les écoles du pays, ainsi qu'un ensemble de mesures disciplinaires pour lutter contre la délinquance juvénile qui ravageait le pays jusqu'alors. Récemment, il a également inauguré une bibliothèque nationale dans la capitale, massive. On y trouve des écrans et des consoles, certes, mais dont l'accès est conditionné à la lecture précédent d'un livre. Bukele attire évidemment ma sympathie pour ses idées et ses accomplissements, mais il est aussi le témoin d'autre chose, rare en politique ici : de ce que l'on peut accomplir avec de la volonté politique. Pour ceux qui connaissent la situation politique salvadorienne avant son émergence, les obstacles devant lui étaient grands. Bipartidisme corrompu, administration défaillante, compromission des forces policières avec les cartels, etc. On a suffisamment commenté sa politique de sécurité transformant son pays en deuxième le plus sûr d'Amérique du Sud alors que c'était un habitué des fins de classement. Mais après le bras de fer avec les pandillas, vient le temps de la reconstruction. Et sur ce point, le bilan est tout aussi exemplaire. Le Salvador est un petit pays, et j'ai bien conscience qu'il est lointain de nos considérations et problématiques européennes. Mais la réussite de la politique de Bukele est une leçon politique. C'est à la fois un style : une certaine proximité, populiste ; et une méthode, implacable malgré la difficulté des obstacles, au service du Bien Commun. Sans transposer le Salvador avec nous : c'est inspirant.

Raphaël Ayma 🇫🇷

453,337 次观看 • 11 个月前

Il devient de plus en plus très difficile de s’exprimer et de se faire comprendre dans ce pays. Le Président appelle à réconcilier les Sénégalais avec leurs institutions, à commencer par la justice, en rétablissant un lien de confiance. Pourtant, beaucoup interprètent cet appel comme une volonté de réconcilier le pays avec les criminels. Or le discours du Président est constant : il n’y aura pas de paix sans vérité, ni de réconciliation sans justice. Si certains pensent que dans ce discours le PR laisse entendre qu’il souhaite passer en perte et profit tout ce qui s’est passé ces dernières années au nom de la stabilité, alors ils trompent. La reddition est un passage nécessaire mais c’est à une justice équitable, dotée des moyens adéquats, d’en assurer la charge. La reddition ne doit pas être inscrite dans un calendrier politique, c’est un processus judiciaire. Le rôle de l’exécutif est de garantir à la justice les moyens de son indépendance, pas d’orienter ses décisions. J’ai le sentiment que certains aimeraient voir le Président trahir son serment-ci: « Je jure de remplir fidèlement la charge de Président de la République du Sénégal, d’observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes mes forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale, de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine. » L’indépendance de la justice est incluse dans: •le respect de la Constitution, qui consacre l’indépendance du pouvoir judiciaire, •la défense des institutions, dont fait partie le pouvoir judiciaire. Encore une fois, le PR veillera à ce que la justice fasse son travail en toute indépendance. C’est au peuple au nom de qui est rendue cette justice de mettre la pression à l’institution judiciaire.

Bamba GËY 🇸🇳⭐️⭐️

34,195 次观看 • 1 年前

🇲🇫 Il y a 65 ans, le 4 octobre 1958, notre Constitution de la Vème République était promulguée. Plus que jamais nous devons en retrouver le sens, l'esprit et la pratique tels que les avait voulus le général de Gaulle. Longue vie à la Vème République ! 🇲🇫 Cependant, depuis plusieurs années, se succèdent de graves manifestations de l’irresponsabilité présidentielle sous la Vème République aujourd'hui pervertie. Une irresponsabilité totale depuis que le Président accepte de cohabiter avec une majorité qui ne soutient pas sa politique et qu’il accepte de rester au pouvoir après un référendum perdu. Le quinquennat a aggravé cette perversion de notre Constitution. Le Président est devenu irresponsable pendant cinq années : jamais il ne dissoudra la majorité élue quelques semaines après son élection. Le génie originel de la Vème République était fondé sur le lien direct entre le Président et le peuple. Entre 1958 et 1969 les Français se sont prononcés cinq fois par référendum, ont voté à quatre reprises aux élections législatives (après deux dissolutions). Si l’on ajoute l’élection présidentielle de 1965, en dix ans, les Français se sont exprimés dix fois, une fois par an. Le début de la Vème République est la période la plus démocratique de l’histoire de France et une des plus prestigieuses aussi. Nous vivons depuis Giscard sous le régime de l’irresponsabilité, son discours de Verdun-sur-le-Doubs en a fixé les principes, ses successeurs l’ont réalisé. Nous devons mettre fin au quinquennat, s’il n’a pas de majorité le Président dissoudra ou se démettra. Si le Président perd un référendum il devra démissionner. Nous reviendrons ainsi aux origines démocratiques de la Vème République et peut-être même que nous retrouverons notre grandeur.

🇫🇷 Gaullisme ☨

57,463 次观看 • 2 年前

*** MON CHOIX POUR LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL*** Chers ami(e)s, chères familles, et cher(e)s compatriotes, Ce soir, je me tiens devant vous, non pas seulement en tant que citoyen, mais en tant que fervent croyant dans l’idée audacieuse qu'ensemble, nous possédons le pouvoir non seulement de rêver à un Sénégal meilleur, mais aussi de le réaliser. Nous voilà à un moment décisif, à la croisée des chemins de notre histoire. Une époque qui nous appelle, avec une urgence jamais ressentie auparavant, à faire un choix. Un choix qui ne concerne pas seulement qui siègera à la présidence, mais quel avenir nous voulons tracer pour notre nation. Lorsque nous regardons au-delà de nos frontières, nous voyons des exemples éclatants de nations qui, partant de conditions semblables aux nôtres, ont embrassé la transformation. Prenons la Corée du Sud - une nation qui, dans les années 1960, se trouvait dans une situation économique comparable à la nôtre. Aujourd'hui, elle se tient fièrement parmi les économies les plus florissantes du globe. Ce miracle ne s'est pas réalisé du jour au lendemain. Il a été le fruit d'une vision claire, d'une gouvernance intègre, et d'un engagement sans faille à éradiquer la corruption. Ces réussites nous enseignent une leçon précieuse : le changement n'est pas seulement possible, il est à notre portée. Tout ce qu'il nous faut, c'est la détermination de marcher ensemble vers ce futur lumineux. Le leader pour qui nous devons nous battre aujourd'hui doit symbolisé cette marche. il doit Porter une vision ancrée dans notre souveraineté, dans l'intégrité de notre gouvernance, dans une lutte implacable contre la corruption, et dans l'impulsion d'un développement économique robuste. Le temps où la pauvreté était une fatalité est révolu. Nous voulons une offre d'une nouvelle vision de gouvernance, un système innovant qui rompt avec les chaînes du passé, et qui s'engage à bâtir un futur où la prospérité sera le quotidien de chaque citoyen sénégalais. La souveraineté, cette flamme qui brille au cœur de notre identité, nous rappelle que le destin de notre nation est sculpté par nos mains. La transparence, la lutte contre la corruption, ces sont les fondations sur lesquelles nous érigerons une nouvelle ère de gouvernance, au service du peuple. Et le développement économique, loin d'être un mirage, est un but atteignable, à travers des politiques éclairées favorisant l'innovation, l'investissement, et l'inclusion. Alors, à vous, citoyens du Sénégal, je lance un appel. Soutenons un candidat qui incarne la promesse d'un Sénégal rayonnant, prospère et juste pour chacun d'entre nous. Ensemble, inspirés par le succès d'autres nations, forgeons notre propre voie vers la grandeur. Pour l'amour de notre Sénégal, pour notre avenir et celui des générations à venir, faisons le choix courageux pour le changement. Votons pour une nouvelle aube, votons pour BASSIROU DIOMAYE FAYE. Que vive le Sénégal, que vive notre démocratie, et que notre marche vers le progrès commence maintenant. 🇸🇳🇸🇳🇸🇳 ASSALAM ALEIKOUM MANDIAYE DIALLO #DIOMAYE_MOOY_SONKO #DIOMAYE_PRESIDENT

Mandiaye

22,229 次观看 • 2 年前

Une élection présidentielle, ce n’est pas un quiz. Le système médiatico-politique a affaibli la politique française. Il a réduit les élections à une succession de quiz, en appauvrissant la pensée, en dévitalisant la promesse républicaine. Avec sa théorie du “en même temps”, Emmanuel Macron a fait croire que nous pouvions dire tout et n’importe quoi, tout et son contraire, que l’infidélité à sa propre parole pouvait donc être une ligne de conduite en politique. C’est faux. La politique doit permettre d’établir un lien entre un homme et un peuple, à travers une responsabilité de conscience de part et d’autre. Cette responsabilité requiert de la confiance, mais aussi de l’humilité. Toute l’essence de la culture démocratique européenne, inspirée des Lumières, est fondée sur l’insatisfaction créatrice, sur le doute. Si nous apprenons Descartes à l’école, c’est pour nous apprendre à douter, pour nous apprendre à nous grandir, moralement, philosophiquement, et politiquement. À la France humaniste, nous faisons le pari des idées. Nous faisons le pari de la contradiction, du dialogue, de l’échange. Nous faisons le pari de construire un nouveau cadre d’émancipation, pour se parler, pour construire, dans la force de nos différences, parce que le doute et le dialogue nous apprennent toujours que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Entretien avec Mediapart du 17.01.25

Dominique de Villepin

25,172 次观看 • 10 个月前