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Presque cinq minutes de chronique sur David Lisnard. Et le plus drôle, finalement, c’est que Tanguy Pastureau a plutôt bien compris le personnage. Le physique, le marathon, Cannes, le côté Hollywood, l’assurance… Tout y passe. Et franchement, c’est drôle. Mais derrière la caricature, il y a davantage de vérité...

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Ce matin, quelque chose s’est vu. On connaissait le projet de David Lisnard. On a vu le caractère. « Diriger un pays, c’est affirmer un caractère qui doit résister à tous les conformismes. » Cette phrase dépasse largement la petite musique d’une campagne présidentielle. Gouverner la France dans l’état où elle se trouve demandera précisément cela. Du caractère pour décider. Du caractère pour affronter les conservatismes administratifs. Du caractère pour tenir lorsque commenceront les résistances. Et derrière cette détermination, il y a du contenu. Ce matin, David Lisnard a assumé ses positions sur l’immigration, demandé le rétablissement du délit de séjour illégal, parlé de la nécessité de « casser les ressorts de l’islamisme », défendu une primaire permettant aux électeurs de trancher et continué de porter cette ambition qui résume assez bien son projet pour le pays ; « oxygéner la France ». Oxygéner une économie étouffée par les prélèvements et les normes. Libérer le travail et l’initiative. Tailler dans la bureaucratie. Remettre l’école debout. Rendre à l’État toute sa force là où elle est indispensable, dans la sécurité, la justice et la protection de la nation. Ce matin, il n’y avait donc pas seulement des formules. Il y avait une direction. Être présidentiable ne consiste pas à occuper depuis dix ans la meilleure place dans les sondages. Il faut savoir où l’on veut emmener le pays, avoir travaillé le chemin et être capable de tenir lorsque la pente se raidit. David Lisnard connaît assez bien cela. Il court des marathons. Un marathon ne se gagne pas au premier pointage. Il se prépare longtemps, impose de tenir son allure et se décide souvent lorsque ceux qui étaient partis devant commencent à faiblir. À un peu plus de sept mois du premier tour, je regarderais donc moins le classement au kilomètre 10. Et beaucoup plus celui qui semble savoir exactement pourquoi il court. Ce matin, David Lisnard avait la gagne. Mais surtout, il avait l’allure d’un homme qui veut faire gagner la France. #LaGagne #Lisnard2027

Sébastien 🎗️

61,381 просмотров • 1 день назад

Non, Gabriel Attal n’est ni le premier, ni le seul. Il est surtout le dernier à découvrir, en campagne, ce qu’il n’a pas fait au pouvoir. Réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net est une bonne idée. Mais ce n’est pas une trouvaille. Et surtout, ce n’est pas un slogan que l’on colle sur une affiche pour faire oublier un bilan. Car le salaire net ne se libère pas par magie. Il augmente quand l’État coûte moins cher. Quand la dépense publique recule. Quand la bureaucratie desserre son étreinte. Quand le travail cesse d’être traité comme une matière taxable à l’infini. C’est précisément ce que David Lisnard porte depuis longtemps. Gabriel Attal, lui, n’était pas spectateur du macronisme. Il en a été l’un des visages. Ministre des Comptes publics, ministre, Premier ministre. Il a eu les leviers, les micros, les arbitrages, Matignon, l’appareil d’État. Et maintenant il découvre que les Français ne touchent pas assez de net ? Le problème n’est pas qu’il reprenne une idée juste. Le problème est qu’il la présente comme une rupture, alors qu’il vient de la maison qui a entretenu le système. Chez David Lisnard, la logique est claire. Moins de dépense publique. Moins de bureaucratie. Moins de charges. Plus de salaire net. Plus de travail récompensé. Chez Gabriel Attal, c’est une promesse tardive. Chez David Lisnard, c’est une cohérence ancienne. Le brut dit l’effort. Le net dit la confiscation. Et le parcours dit qui y croyait avant d’en avoir besoin électoralement.

Sébastien 🎗️

29,922 просмотров • 3 месяцев назад

Une minute. C’est ce que l’administration vient d’ajouter, noir sur blanc, dans le Journal Officiel. Un délai obligatoire d’au moins une minute entre la validation d’un contrôle technique deux-roues et la remise du véhicule. Pas pour renforcer la sécurité. Pas pour corriger un dysfonctionnement identifié. Mais pour encadrer un geste, formaliser un temps, tracer une procédure. Ce détail pourrait prêter à sourire. Il serait une anecdote, s’il n’était pas le symptôme exact de notre maladie normative. Car ce que révèle cette minute, ce n’est pas une exigence technique. C’est une défiance institutionnelle. Une incapacité chronique à faire confiance aux professionnels, aux acteurs de terrain, aux citoyens. Alors on ne juge plus le résultat. On chronomètre l’exécution. C’est précisément ce que David Lisnard pointe depuis longtemps, un État qui, faute d’efficacité a posteriori, entrave a priori. Plus l’autorité publique se montre impuissante à faire respecter ses propres règles, plus elle se réfugie dans l’empilement préventif de normes, de procédures et de contrôles. La bureaucratie devient alors non pas un outil, mais un alibi. Quand l’État ne sait plus gouverner par les finalités, il gouverne par la procédure. Quand il ne sait plus responsabiliser, il infantilise. Quand il ne sait plus réformer, il réglemente le détail. Une minute ne changera rien à la sécurité routière. Mais elle dit tout d’un système qui confond sérieux et empilement, rigueur et micro-contrôle, autorité et suspicion permanente. Ce type de norme ne coûte pas cher à l’unité. Mais il coûte cher collectivement. Il rigidifie. Il décourage. Il éloigne la règle du bon sens et, à force, la loi de la légitimité. C’est tout l’enjeu du combat que nous portons avec Nouvelle Énergie. Remplacer le contrôle a priori par la responsabilité a posteriori, remettre l’efficacité de la dépense publique au centre, et sortir de cette logique où chaque dysfonctionnement supposé produit une norme de plus. Comme l’a résumé David Lisnard avec justesse : « Derrière chaque norme absurde, il y a une énergie empêchée. » Une société libre repose sur la responsabilité. Une société bureaucratique repose sur la défiance. Ici, l’État a choisi la seconde. Plutôt que de sanctionner les abus réels, on encadre tout le monde. Plutôt que de faire confiance aux compétences, on impose des minuteries. Plutôt que de simplifier, on ajoute une ligne. Ce n’est pas cette minute qui protège. Ce qui protège, c’est la compétence, le contrôle intelligent, la responsabilité assumée. Le reste n’est qu’un réflexe administratif de plus. Trêve des confiseurs ou non, la bureaucratie, elle, ne s’arrête jamais. (19/11/2022)

Sébastien 🎗️

57,253 просмотров • 8 месяцев назад

À peine la compétition a-t-elle commencé que certains voudraient déjà en écrire le dénouement. Sous couvert de raconter une compétition entre Bruno Retailleau et David Lisnard, l’article installe discrètement un scénario déjà écrit. Bruno Retailleau disposerait de l’appareil, des élus, des moyens et d’une forme de légitimité naturelle. David Lisnard, lui, apporterait les idées, l’élan et la singularité, avant de rejoindre le premier « le moment venu ». Mais l’article produit aussi l’effet inverse de celui recherché. En consacrant ce duel, il place David Lisnard à la hauteur du président d’un parti ancien, structuré, financé et solidement implanté. Ce n’est pas anodin pour un homme qui n’a jamais été ministre, jamais été parlementaire, qui ne vit pas dans les cénacles parisiens et qui a construit Nouvelle Énergie en quelques années seulement. La comparaison des moyens est d’ailleurs révélatrice. Lorsqu’un mouvement récent oblige un appareil installé à envisager déjà les conditions d’un rapprochement, c’est que le rapport de force intellectuel et politique n’est plus aussi déséquilibré que certains voudraient le faire croire. Les convergences existent. Elles ne doivent être ni niées ni caricaturées. Mais elles ne suffisent pas à effacer les différences de méthode, de liberté, de rapport à l’État, aux institutions, à la dépense publique ou aux compromis gouvernementaux. Une présidentielle ne consiste pas à additionner des noms sur un « ticket ». Elle consiste à choisir une vision, un projet et la personne capable de les conduire. Le plus étonnant reste cette impatience à vouloir désigner celui qui devrait s’effacer avant même que la confrontation des projets ait réellement commencé. Les appareils rêvent déjà du dernier chapitre. Les Français, eux, n’ont pas encore lu le premier. David Lisnard a donc raison de poursuivre son chemin, de faire connaître ses propositions et de laisser les commentateurs spéculer. Nouvelle Énergie n’est pas une sensibilité de LR destinée à rejoindre un jour son parti d’origine. C’est une offre politique autonome, construite autour d’une autre méthode, d’une autre liberté d’action et d’une autre ambition de transformation. Les convergences ne doivent pas conduire à confondre deux projets qui ne reposent ni sur la même logique, ni sur la même conception de l’action publique. L’union pourra toujours être évoquée. Mais elle ne saurait être le nom élégant donné à l’effacement de l’un au profit de l’autre. Car une addition imposée n’est pas une dynamique. C’est une absorption. Rappel de la singularité de David Lisnard (Archive)

Sébastien 🎗️

15,324 просмотров • 29 дней назад

La crise des carburants n’est pas seulement une crise des prix. C’est une crise de vérité. Elle rappelle brutalement ce que des années de facilité budgétaire ont masqué. En France, l’État dépense trop, prélève trop, promet trop, puis explique qu’il ne peut plus rien faire quand les Français demandent simplement à respirer. Quand le pétrole monte, quand les tensions s’aggravent, quand la facture à la pompe explose, le pays découvre qu’il n’a plus de marge. Et il n’en a plus parce qu’il a laissé dériver l’essentiel. Un État surendetté n’est pas un État protecteur. C’est un État paralysé. Il vit à crédit, reporte les réformes, puis découvre qu’il ne peut plus alléger durablement les taxes sans creuser davantage le trou qu’il a lui-même créé. Derrière la colère sur les carburants, il y a donc une question plus large que le prix du litre. Il y a la question du modèle français, de son coût, de son inertie, et de son incapacité à rendre du pouvoir d’achat autrement que par des rustines provisoires. Et c’est précisément pour cela que la question posée aujourd’hui par Europe 1 est intéressante. Le débat n’est plus seulement de savoir s’il faut distribuer une aide de plus. Il est de savoir si l’État doit enfin faire ce qu’il refuse depuis trop longtemps ➡️ réduire ses dépenses pour pouvoir alléger durablement ce qu’il prélève. Avec David Lisnard et Nouvelle Énergie nous rompons avec la facilité. Il ne s’agit pas d’acheter un peu de temps avec une aide de plus, mais de corriger enfin le désordre de fond. La bonne réponse est de réduire la dépense publique pour pouvoir enfin baisser les prélèvements, simplifier l’État au lieu d’épaissir la paperasse, produire une énergie abondante et compétitive, et faire en sorte que le travail paie vraiment. Car il faut le dire clairement, la voiture n’est pas un privilège. Pour des millions de Français, c’est une nécessité de vie. Quand l’État taxe cette nécessité jusqu’à l’asphyxie, il ne protège pas. Il pénalise. La crise des carburants n’est donc pas un épisode isolé. C’est un révélateur. Et ce qu’elle révèle, c’est qu’il ne suffira plus de colmater. Il faudra enfin attaquer la racine du mal ➡️ la dépense publique. #Lisnard2027 Rejoignez-nous pour porter un projet libéral, sécuritaire, éducatif et scientifique puissant pour la France avec David Lisnard (17/11/2024👇🏻)

Sébastien 🎗️

19,584 просмотров • 5 месяцев назад

« Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? » Cette phrase de David Lisnard devrait rester. Parce qu’elle dit tout du piège que l’on prépare déjà aux Français. On leur expliquera bientôt, d’un ton grave, que la sagesse impose de refaire confiance aux mêmes. Pas forcément aux mêmes visages. Le système a toujours quelques doublures propres, quelques emballages neufs, quelques repentirs bien repassés. Mais derrière, ce sont les mêmes réflexes, les mêmes réseaux, les mêmes prudences, les mêmes renoncements. On appellera cela responsabilité. On appellera cela stabilité. On appellera cela barrage, rassemblement, raison, modération. En réalité, ce sera surtout la tentative de survie d’un monde politique qui ne veut pas rendre les clés. David Lisnard l’a formulé avec une précision cruelle. « C’est une caste qui confond sa survie avec celle du pays. » Non pas la France à sauver, mais des positions à conserver. Non pas une ligne à assumer, mais des places à préserver. Non pas une alternance à construire, mais une assurance-vie collective pour ceux qui ont gouverné, accompagné, couvert, justifié, puis découvert soudainement les dégâts. Le plus spectaculaire n’est même plus leur échec. C’est leur aplomb. Après avoir laissé filer la dette, l’ordre, l’école, l’industrie, les frontières, le travail, ils viendront expliquer qu’ils sont le seul choix sérieux. Les pompiers pyromanes ont toujours une belle veste ignifugée. Et comme le vieux monde sent que le sol bouge, il s’organise déjà. David Lisnard l’a dit. « Ils sont prêts aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements, à oublier tout ce qu’ils nous disent. » C’est exactement le moment que nous vivons. Celui où les lignes deviennent accessoires, où les convictions deviennent négociables, où les discours d’hier se rangent dans un tiroir dès que les postes de demain sont en jeu. Pendant que certains calculent les retraits, les ralliements et les issues de secours, David Lisnard pose une question beaucoup plus simple. Pourquoi faudrait-il confier la sortie de route à ceux qui tenaient le volant ? Notre pays n’a pas besoin d’un second bail pour le système qui l’a épuisée. Elle n’a pas besoin d’une photocopie avec une nouvelle signature en bas de page. Elle n’a pas besoin de gestionnaires du renoncement qui découvrent le courage quand ils ne risquent plus rien. Elle a besoin d’une rupture sérieuse. Pas une colère de plateau. Pas une posture électorale. Une rupture de méthode, d’exécution, de responsabilité. Hier, à Saint-Raphaël, David Lisnard n’a pas seulement dénoncé une caste. Il a retiré le masque d’un scénario déjà écrit. Celui où l’on voudrait faire passer la reconduction pour de la raison. Mais la raison, en 2027, ne sera pas de remettre les clés à ceux qui ont conduit le pays dans l’impasse. La raison sera enfin d’essayer autre chose. Quelqu’un qui n’a pas confondu la France avec sa carrière. Quelqu’un qui n’arrive pas au chevet du pays avec le dossier médical qu’il a lui-même aggravé. Quelqu’un qui parle de liberté, d’ordre, de travail et de souveraineté parce qu’il les porte depuis des années, pas parce que les sondages viennent de lui souffler le vocabulaire. À Saint-Raphaël, David Lisnard a dit une chose simple. Le vieux monde ne sauvera pas la France. Il cherche surtout à se sauver lui-même. Cette fois, il ne faudra pas le laisser faire. Pour la grande France, il n’y a plus une seconde à perdre. #Lisnard2027

Sébastien 🎗️

21,055 просмотров • 2 месяцев назад

Pendant des mois, certains médias ont expliqué que David Lisnard ne pesait pas. Le voici désormais assez gênant pour qu’une brève de La Mare aux canards, la rubrique d’indiscrétions politiques traditionnellement publiée page 2, soit transformée par Libération en procès de caractère. C’est au moins un changement de statut. Ce récit est faux. Et le personnage que l’on essaie de fabriquer ne ressemble pas davantage à David Lisnard. Ce que beaucoup ont encore constaté ce week-end à Cannes, je le vois depuis plus de trois ans. J’ai eu la chance de côtoyer David Lisnard et d’échanger avec lui à de nombreuses reprises, suffisamment pour me faire une idée précise de l’homme derrière le responsable politique. Je ne serais pas là à le soutenir si j’avais rencontré quelqu’un d’imbu de lui-même ou de méprisant. Ce n’est simplement pas lui. Il est direct, exigeant et déterminé. Mais la détermination n’est pas de l’arrogance, pas plus que la conviction n’est un caprice. On peut combattre ses idées. Lui inventer un caractère pour éviter d’en parler est un procédé beaucoup moins honorable. David Lisnard et Fabien Roussel n’avaient pas été conviés au grand débat réunissant sept candidats. Le Medef leur a finalement consacré un échange séparé. Cela établit un choix de programmation. Cela ne prouve ni le caprice personnel ni le comportement décrit dans cette brève. Reste cette phrase prêtée à Patrick Martin, « Mais pour qui il se prend, ce type ? » Si elle a réellement été prononcée, elle en dit moins sur David Lisnard que sur un certain entre-soi. « Pour qui se prend-il ? » est souvent la version présentable de « Qui lui a permis de sortir du rang ? » ou, plus simplement, « Qu’il reste à la place que nous lui avons assignée. » Un candidat à la présidence de la République n’a pourtant pas à solliciter l’autorisation d’un syndicat patronal pour défendre ses idées devant les Français. Pendant ce temps, Édouard Philippe enfile un tablier et sert des frites avec Gérald Darmanin devant les caméras. Gabriel Attal se rend, lui aussi accompagné de caméras, sur un terrain occupé illégalement par des gens du voyage et voit la séquence se transformer en confrontation verbale. Ce sont les mises en scène ordinaires d’une campagne. Avec David Lisnard, le registre change. On délaisse son projet pour commenter son caractère à partir d’une confidence invérifiable. Parlons donc du fond. En 2023, devant le Medef, David Lisnard déclarait déjà vouloir « supprimer les aides aux entreprises, mais baisser considérablement les prélèvements sur les entreprises ». Ce n’est pas un projet dirigé contre les entrepreneurs, les PME ou les grands groupes. C’est la volonté de sortir d’un système absurde qui commence par surtaxer les entreprises, puis les oblige à solliciter l’État pour récupérer une partie de ce qui leur a été prélevé. La cible n’est pas la taille des entreprises. C’est le capitalisme de connivence. Le plus intéressant reste d’ailleurs la consultation menée par le Medef auprès de 65 872 dirigeants. 83 % demandent une baisse des impôts et des charges 81 % veulent réindustrialiser la France 75 % réclament une simplification administrative 75 % souhaitent réduire la dépense et la dette publiques 74 % demandent des règles fiscales et sociales plus stables Ces priorités ressemblent singulièrement au projet porté par David Lisnard. Patrick Martin peut apprécier ou non sa candidature. Il préside le Medef, il ne se confond pas avec les entrepreneurs que cette organisation représente. Un syndicat patronal défend des intérêts. Il ne distribue pas les autorisations de concourir à l’élection présidentielle. Hier, David Lisnard était prétendument trop insignifiant pour être invité. Aujourd’hui, certains se demandent pour qui il se prend. Manifestement, il a changé de catégorie sans leur demander la permission.

Sébastien 🎗️

25,210 просмотров • 2 дней назад

Je comprends votre souhait de rassemblement. Mais le rassemblement ne peut pas consister à demander à tous les autres de se retirer derrière celui que l’on a choisi. Bruno Retailleau a été désigné par les adhérents LR. C’est parfaitement légitime. Cela en fait le candidat de LR, pas automatiquement celui de toute la droite. Et permettez-moi de ne pas vous suivre lorsque vous affirmez que David Lisnard « ferait perdre la droite ». Une candidature ne fait perdre personne. Ce sont les électeurs qui choisissent. Si la présence de David Lisnard suffisait à empêcher Bruno Retailleau de gagner, le problème ne serait peut-être pas la candidature de David Lisnard, mais l’incapacité de Bruno Retailleau à rassembler suffisamment largement autour de son propre projet. On ne peut pas à la fois présenter un candidat comme celui qui doit naturellement réunir la droite et considérer qu’il serait menacé dès qu’un autre candidat de droite soumet ses idées aux électeurs. David Lisnard défend précisément l’inverse de cette logique de désignation par avance. Les projets doivent être confrontés, les électeurs doivent pouvoir choisir, puis le rassemblement doit se faire autour de celui qui aura démontré qu’il peut gagner et surtout gouverner pour redresser le pays. C’est tout le sens de sa formule « La force fait l’union. » L’union durable ne naît pas de l’effacement préalable des uns au bénéfice des autres. Elle naît d’une force politique suffisamment claire, cohérente et convaincante pour entraîner les autres avec elle. Quant à expliquer qu’une candidature de David Lisnard pourrait « faire perdre la France », reconnaissons que l’on quitte ici le raisonnement politique pour entrer dans le procès d’intention. Que les candidats défendent leurs idées. Que les électeurs tranchent. Et que le meilleur rassemble ensuite. C’est probablement une conception plus exigeante de l’unité. Mais aussi beaucoup plus démocratique.

Sébastien 🎗️

15,655 просмотров • 11 дней назад

Cet article dans Atlantico remet les choses à leur place. Il sort David Lisnard du bavardage partisan pour le replacer à la seule hauteur qui vaille, celle d’un homme qui prépare depuis longtemps ce que d’autres improvisent à la veille des échéances. Trois expressions m’ont frappé, et elles disent beaucoup. « Marathonien », parce que tout est là dans cette discipline du temps long. « Petite politique », parce que les combinaisons, les accommodements et les réflexes d’appareil ne produisent plus rien d’autre que l’impuissance. « État d’urgence civilisationnel », enfin, parce que la France n’a plus affaire à quelques réglages techniques, mais à une fatigue profonde de son modèle, de son autorité et de sa direction. Ce texte dit aussi, sans fard, pourquoi David Lisnard dérange. Parce qu’il ne propose ni un replâtrage, ni une survivance de plus, ni une carrière de commentaire. Il avance avec un projet charpenté, une exigence intellectuelle, une pratique du pouvoir éprouvée, et cette chose devenue rare dans la vie publique, l’accord entre ce qu’un homme pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. À Cannes, les électeurs n’ont pas reconduit une étiquette. Ils ont validé une façon d’exercer le pouvoir, de rendre des comptes, de tenir une conduite. Et c’est là que cet entretien touche juste. Il montre que David Lisnard n’est pas une construction de circonstance, mais une réponse forgée dans la durée. Au moment où la vie publique s’abîme trop souvent dans l’interchangeable, les calculs de court terme et les fidélités réversibles, cela compte. Beaucoup occupent l’espace. Peu travaillent la matière. Encore moins se préparent à la charge du pays avec cette densité. Cet article le rappelle avec force. « Le moment Lisnard » n’est pas un emballement. C’est la montée d’une évidence.

Sébastien 🎗️

18,978 просмотров • 5 месяцев назад

Quand un pouvoir ne gouverne plus que par la distribution, quand il achète des soutiens à coups d’abandons budgétaires et de chèques ciblés, il ne s’agit plus de compromis démocratique. Il s’agit d’un détournement. Non pas nécessairement d’un délit pénal, mais d’une corruption bien plus profonde : celle de l’esprit des institutions. Car la frontière est claire. Acheter des voix avec des fonds privés est condamné. Le faire avec des fonds publics serait donc plus acceptable ? La logique est la même, seul change l’habillage. On ne décide plus pour le pays, on négocie sa survie politique. On n’arbitre plus, on cède. La dépense devient un outil de séduction, une facilité qui flatte l’opinion au lieu d’assumer l’effort. Et on appelle cela responsabilité quand ce n’est que peur de trancher. Ce système ne produit ni cap, ni confiance, ni avenir. Il fabrique des majorités de circonstance et des lâchetés durables. Ceux qui s’en félicitent aujourd’hui expliqueront demain qu’ils n’avaient pas le choix. C’est toujours ainsi que l’on maquille la faiblesse. Face à cela, il existe une autre ligne. Celle qui refuse le clientélisme, qui assume les décisions difficiles, qui considère que l’argent public n’est pas une monnaie d’échange mais une responsabilité. Avec David Lisnard et Nouvelle Énergie nous portons cette exigence : gouverner, ce n’est pas acheter du temps, c’est assumer une direction. La France n’est pas victime d’un manque de moyens. Elle souffre d’un manque de courage politique. (Vidéo du 28/09/2022👇🏻)

Sébastien 🎗️

18,237 просмотров • 7 месяцев назад

📢🚨 Voilà le crêpier des Champs-Élysées. Le gars, en plein chaos post-victoire du PSG, avec les flics occupés à courir après des ados surexcités, installe tranquille sa plaque à crêpes sur le trottoir le plus cher de France, et fait son petit business comme si de rien n’était. Évidemment, aucune autorisation, aucune norme respectée : zéro paperasse, zéro cotisation, zéro CAP Crêpier de la Chambre des Métiers. Juste un mec, une pâte sucrée, et l’envie de se faire quelques billets. Et là, ça buzz. Parce que le contraste est violent : au milieu des émeutes, t’as un mec qui vend des crêpes avec le calme d’un moine tibétain. Et, ce qui est fou, c’est que ce gars, tu le sens pas mauvais bougre. Non, au contraire : c’est pas un voyou, c’est un débrouillard. Un entrepreneur sans SIRET. Un pirate économique. Un mec qui essaie de gagner sa vie sans tendre la main à l’État. Mais voilà, en France, ce genre d’attitude, c’est immoral. Pas parce qu’il nuit à qui que ce soit – il vend des crêpes, pas de l’uranium – mais parce qu’il ne rentre pas dans les cases. Il ne déclare pas. Il ne cotise pas. Il ne demande pas l’autorisation. Donc forcément, il est un danger pour la République des formulaires. Et le meilleur, c’est la fin de la vidéo : il sort une pile de PV comme s’il montrait sa collection de cartes Pokémon. Tranquille. Le mec a été verbalisé un paquet de fois, et il s’en bat royalement les couilles. Et franchement, je comprends. Parce que quand la norme devient plus écrasante que la nécessité de bouffer, quand l’État préfère crever de faim un mec plutôt que de lui foutre la paix deux heures pour vendre trois crêpes, alors faut pas s’étonner que certains envoient valser le système. Ce gars, c’est un symptôme. Pas un criminel. Et la vraie question, c’est pas “est-ce qu’il avait le droit de vendre ?” mais plutôt : “qu’est-ce qui déconne dans un pays où vendre une crêpe peut faire de toi un délinquant ?”

ChienSurpris

487,431 просмотров • 1 год назад

Ce qui fragilise une démocratie ne commence jamais par des ruptures visibles. Cela s’installe à bas bruit, par des renoncements discrets, des accommodements successifs, des silences que l’on justifie au nom du calme ou de la paix sociale. Une démocratie se mesure pourtant à sa capacité à défendre ses principes sans trembler. Ni contre des citoyens, ni contre des convictions intimes. Mais face à ce qui cherche à les contourner. La République est ici mise à l’épreuve de sa lucidité. Le travail parlementaire présenté aujourd’hui met en lumière un projet politique. Un projet méthodique, patient, souvent légaliste, qui cherche à redessiner les règles communes en investissant l’école, le sport, l’associatif, les réseaux sociaux, puis la sphère électorale. Pas par la violence frontale, mais par l’habituation. Pas par la rupture, mais par la normalisation. Ce que documente ce travail, ce sont des stratégies d’entrisme, des logiques de double discours, une instrumentalisation permanente de causes légitimes pour faire avancer un agenda qui ne l’est pas. La République devient un décor, ses principes des variables d’ajustement. Le point le plus grave n’est pas là. Le plus grave, c’est la complaisance politique. Des élus mal outillés parfois. Des élus opportunistes parfois. Mais au final, un même résultat : on banalise ce que l’on refuse de nommer, et l’on fragilise ce que l’on prétend défendre. Comme le rappelait David Lisnard président de Nouvelle Énergie dès 2022, il existe bien une dynamique politique de conquête de l’espace public et de l’espace privé. Ne pas la contrer, ce n’est pas être tolérant. C’est abandonner le terrain. C’est trahir l’esprit républicain. Et surtout, c’est laisser les Français musulmans pleinement intégrés se retrouver marginalisés, pris en étau entre une idéologie qui parle en leur nom et une République qui n’ose plus parler clair. Ce travail le dit sans détour : l’islamisme prospère sur nos silences, nos ambiguïtés, nos lâchetés électorales. Il ne s’impose pas. Il s’installe. Il ne convainc pas. Il infiltre. La réponse ne sera ni l’amalgame, ni le déni. Elle sera la clarté. La fermeté sur les principes. La défense assumée de la laïcité, de l’universalisme, de l’égalité réelle. C’est exactement cette ligne que porte David Lisnard. Pas contre des citoyens. Mais contre une idéologie politique incompatible avec la République. Et c’est précisément parce que ce combat protège tous les Français, sans distinction, qu’il est aujourd’hui incontournable. (28/09/2022)

Sébastien 🎗️

13,158 просмотров • 8 месяцев назад

📢🚨Il existe des influenceurs qui montrent le quotidien d’un auxiliaire de vie. Et c’est peut-être l’un des contenus les plus utiles que les réseaux sociaux puissent produire. Parce que derrière ces vidéos, il y a une réalité que beaucoup préfèrent ne pas regarder. S’occuper d’une personne âgée à domicile, ce n’est pas une image douce et romantique de solidarité intergénérationnelle. C’est un travail lourd, exigeant, parfois épuisant. Il faut aider à se lever, à se laver, à manger, à se déplacer. Il faut gérer la fragilité physique, la dépendance, parfois la confusion mentale. C’est un métier de proximité absolue avec la vulnérabilité humaine. Et pourtant, la société parle très peu de ces personnes. On parle beaucoup des grandes réformes, des systèmes de retraite, du vieillissement de la population, des coûts de la dépendance. Mais les auxiliaires de vie, ceux qui sont concrètement dans les appartements, les maisons, les salles de bain étroites, les couloirs difficiles, restent souvent invisibles. C’est là que ces influenceurs font quelque chose d’important. Ils montrent le réel. Pas un discours abstrait sur la solidarité. Pas une statistique dans un rapport administratif. Le quotidien concret : les gestes, la patience, la responsabilité énorme de veiller sur quelqu’un qui ne peut plus toujours veiller sur lui-même. Parce que c’est ça, le mur de la réalité qui attend nos sociétés. La population vieillit. Les familles sont plus dispersées. Les structures d’accueil sont saturées ou coûteuses. Et de plus en plus de personnes âgées restent à domicile. Cela signifie que des milliers d’auxiliaires de vie portent une responsabilité immense, souvent pour des salaires modestes et avec une reconnaissance limitée. Voir ces contenus rappelle une chose essentielle : derrière le vieillissement démographique, il y a des personnes concrètes qui tiennent la société debout au quotidien. Et ce n’est pas un travail théorique. C’est un travail humain, physique, psychologique. Alors oui, montrer cette réalité est important. Parce que cela oblige à regarder ce que beaucoup préfèrent ignorer : un jour, chacun de nous sera confronté à cette fragilité, directement ou à travers un proche. Et comprendre la valeur de ceux qui accompagnent cette dernière étape de la vie, c’est peut-être l’une des prises de conscience les plus importantes pour une société qui vieillit.

ChienSurpris

54,372 просмотров • 6 месяцев назад

Parfois, un résultat local dépasse le simple cadre d’une ville. Il devient un signal politique. Beaucoup continueront à regarder Cannes à travers un prisme commode. Une ville résumée au festival, aux palaces et aux yachts. Une caricature confortable pour ceux qui préfèrent juger de loin. La réalité est autrement plus nuancée. Cannes est une ville aux contrastes marqués, où coexistent des quartiers très favorisés et d’autres beaucoup plus modestes, avec des attentes parfois très différentes. Lorsque le vote converge dans l’ensemble des bureaux, cela signifie que l’action municipale a su parler à tous les habitants, quelle que soit leur situation ou leur quartier. C’est cela qui mérite d’être regardé. Une gestion qui ne divise pas la ville en blocs sociologiques, mais qui crée une confiance transversale. Dans une époque où la politique fracture souvent, voir une ville entière reconnaître un travail municipal n’est pas anodin. Cela rappelle surtout une chose simple lorsqu’une méthode fonctionne sur le terrain, elle finit toujours par tracer un chemin bien au-delà d’une ville. Comme le rappelle souvent David Lisnard, la légitimité politique vient du travail, de la constance et des résultats. C’est précisément ce que certains commencent à regarder de plus près : la « méthode Lisnard ». Une méthode qui montre qu’une droite indépendante peut gouverner, rassembler et agir. Et qui porte désormais une ambition simple et claire : faire gagner la France. 🇫🇷

Sébastien 🎗️

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Ne croyez pas à une coïncidence. L’offensive actuelle sur trois fronts (contrôle du numérique, discours de guerre permanent, censure rampante) arrive précisément avant la rentrée. Ce n’est pas un accident de calendrier, c’est une stratégie. Le gouvernement sait parfaitement que la rentrée sera difficile. Il sait qu’il sera de plus en plus compliqué d’expliquer aux Français l’état réel du pays : une économie qui décroche, des services publics en souffrance, une dette qui explose et une colère sociale qui monte. Plutôt que d’assumer ce bilan, il choisit d’occuper l’espace médiatique avec d’autres sujets et de détourner l’attention. La méthode est connue : saturer l’espace médiatique, désigner des menaces extérieures, faire peur, museler la critique. On ne gouverne plus par les résultats, on gouverne par la peur et le contrôle de l’information. Mais il y a une raison plus profonde encore. Macron et son camp sentent que la fin approche, et ils savent qu’après son départ, ils n’auront plus les cartes en main. Plus de contrôle des institutions, plus de relais aussi puissants, plus de protection. C’est maintenant, tant qu’ils tiennent encore les leviers du pouvoir, qu’ils cherchent à verrouiller l’information et à encadrer le numérique. Il ne s’agit pas seulement de survivre à une rentrée difficile, il s’agit de bâtir des digues avant la sortie, de sécuriser leur héritage et de rendre plus difficile tout retour en arrière ou toute demande de comptes. Un pouvoir qui se sait sur le départ et qui verrouille tout derrière lui, ce n’est pas un pouvoir serein, c’est un pouvoir aux abois.

Tribune Populaire🌐

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On lit souvent ce jugement sur David Lisnard. Il aurait de bonnes idées, mais il lui manquerait le calme, le sourire ou cette évidence visuelle que certains associent désormais à la fonction présidentielle. À cela s’ajoute un autre refrain. David Lisnard serait un bon maire, mais cela ne suffirait pas à faire un bon président. L’objection paraît raisonnable. Elle est surtout incomplète. Cannes n’est pas la France, bien sûr. Gouverner une ville, c’est déjà mesurer ce que signifie décider pour les autres. C’est arbitrer, tenir des comptes, conduire une administration, affronter les crises et répondre de ses choix devant ceux qui en vivent chaque jour les conséquences. L’expérience municipale ne donne aucun droit sur l’Élysée. Elle offre cependant ce que tant de carrières nationales n’ont jamais procuré à leurs auteurs, l’épreuve du réel. Sous la Ve République, François Mitterrand fut maire de Château-Chinon pendant plus de vingt ans et Jacques Chirac dirigea Paris durant dix-huit ans. Nul n’y voyait une expérience subalterne, mais une école du pouvoir, de l’endurance et du contact avec le pays. David Lisnard ne demande pas que l’on croie à une promesse. Son action se mesure, se discute et se juge. Après douze années à la tête de Cannes, les électeurs lui ont renouvelé massivement leur confiance. Cela ne prédit pas l’avenir. Cela interdit au moins de traiter son expérience comme un détail provincial. Vient ensuite un reproche plus révélateur de notre époque. David Lisnard n’« incarnerait » pas la fonction présidentielle. On évoque son débit, parfois rapide, et l’on en déduit volontiers une pensée confuse, voire un tempérament brouillon. Le sentiment est devenu une preuve commode, lorsque l’impression finit par prendre le pas sur les faits. J’ai eu de nombreuses occasions d’échanger avec David Lisnard. Il suffit aussi de le lire pour mesurer combien ses idées sont ordonnées, son projet structuré et ses propositions inscrites dans une architecture d’ensemble. Son expression peut être dense. Sa pensée, elle, est construite, reliée, hiérarchisée. Mais quelle étrange époque que celle qui reconnaît plus volontiers un président à son débit, à sa posture ou à la gravité étudiée de ses silences qu’à sa capacité de décider. Nous avons tellement pris l’habitude des personnages fabriqués pour la présidentielle que l’on finit par demander à un responsable politique de ressembler d’abord au rôle, quitte à vérifier beaucoup plus tard s’il sait le tenir. La présidentialité serait devenue une bande-annonce. Quelques images, une voix travaillée, une formule bien découpée, et le costume paraît déjà taillé. L’histoire française aurait pourtant dû nous vacciner contre cette confusion. Elle a connu des présidents brillants, populaires ou parfaitement façonnés pour la scène. Cela n’a empêché ni les renoncements, ni la dette, ni l’impuissance publique, ni cette lente dégradation du pays que les discours les mieux tournés n’ont jamais su enrayer. Depuis des années, la mise en scène occupe le premier plan, tandis que les paroles sans lendemain, les décisions abandonnées en chemin et les gouvernements plus habiles à occuper l’espace qu’à transformer le réel ont laissé le pays s’enliser. David Lisnard prépare l’exécution là où tant d’autres préparent leur apparition. Il travaille les mécanismes, les responsabilités, les moyens de contrôle et les conditions concrètes de la décision, pendant que d’autres peaufinent encore la formule et l’angle de caméra. Ce qui fait un président n’est pas l’image qu’il projette, mais les décisions qu’il assume. David Lisnard a encore à convaincre le pays. Mais il possède déjà ce que la communication ne fabrique pas facilement, une cohérence, une expérience de l’exécution et un rapport ancien à la responsabilité. On peut apprendre à mieux habiter une fonction. Il est beaucoup plus difficile d’apprendre, une fois élu, à gouverner. (Archive)

Sébastien 🎗️

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