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Que se passera-t-il quand les algorithmes arriveront à anticiper le crime en croisant nos données ? Vous avez aimé une publication de Dieudonné, puis acheté un manteau rouge, et fait une recherche sur la météo dans le Morbihan. Selon nos systèmes, vous avez désormais 90 % de probabilité de...

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Madame Tondelier, Vous avez le culot de jouer les grandes défenseures de la démocratie après avoir déclaré qu’il fallait menacer d’interdire X pendant les élections. Vous trouvez qu’un algorithme « interfère » et diffuse de la désinformation, donc il faudrait pouvoir fermer une plateforme entière dès que ça ne vous plaît plus. Et ensuite vous venez crier qu’on veut vous faire taire. C’est d’une mauvaise foi absolue. Vous ne défendez rien d’autre que votre propre pouvoir de décider ce que les Français ont le droit de lire et de dire pendant une campagne. La démocratie, c’est le débat libre, même quand il vous dégoûte. Vous, vous voulez purement et simplement museler un espace d’expression dès qu’il sort de votre ligne. Et vous le faites depuis X. On n’est plus dans l’ironie, on est dans le ridicule total. Vous parlez d’un milliardaire étranger qui voudrait réduire au silence des responsables politiques européens. C’est exactement ce que vous réclamez pour les plateformes et pour des millions de gens dès que le discours ne vous convient plus. Sauf que vous, vous voulez le faire avec la force de l’État. C’est ça, votre idée de la démocratie : la censure d’État présentée comme une vertu. L’accusation de trahison a un sens parfaitement clair. Proposer de fermer un canal d’information et de débat pendant une élection, c’est s’attaquer aux conditions mêmes d’un scrutin libre. Continuer à appeler ça de la défense de la démocratie, c’est mentir. Vous n’êtes pas une résistante. Vous êtes une politicienne qui a peur du débat non filtré et qui préfère le contrôle. Vous êtes restée sur X après avoir ordonné à tout le monde de le quitter. Vous l’utilisez pour jouer les victimes tout en menaçant de le faire interdire. Plus vous ouvrez la bouche, plus vous montrez pourquoi de plus en plus de Français n’en peuvent plus de ce moralisme sélectif et de cette obsession de la censure déguisée en pureté.

Jean-Jacques qui raque 🇫🇷

27,181 Aufrufe • vor 16 Tagen

📢🚨Il y a en France une organisation qui peut bloquer votre compte bancaire sans jugement, saisir vos revenus sans préavis, ruiner une entreprise en quelques semaines, et qui n'a aucune obligation de vous expliquer clairement ce qu'elle vous réclame ni pourquoi. Elle s'appelle l'URSSAF. Et elle opère dans une zone de droit que n'importe quel avocat d'affaires étranger regarde avec une incrédulité sincère quand on lui décrit son fonctionnement. Commençons par ce que peu de gens savent vraiment. L'URSSAF n'est pas un créancier ordinaire. Elle dispose de prérogatives que n'a aucun acteur privé et que même beaucoup d'administrations publiques n'ont pas. Elle peut émettre une contrainte, c'est-à-dire un titre exécutoire qui a la valeur d'un jugement de tribunal, sans passer devant aucun juge. Elle peut ensuite confier cette contrainte à un huissier pour saisie immédiate. Tout ça sans qu'aucun magistrat ait examiné le bien-fondé de sa créance, sans qu'aucune procédure contradictoire digne de ce nom ait eu lieu. Dans n'importe quel État de droit ordinaire, la faculté de se constituer soi-même juge de sa propre créance et d'en forcer le recouvrement sans contrôle judiciaire préalable s'appellerait un abus de position. En France, on appelle ça le droit de la sécurité sociale. Mais ce n'est pas l'aspect le plus kafkaïen de l'histoire. Le plus kafkaïen, c'est ce qui se passe quand vous essayez de comprendre ce qu'on vous réclame. Tout entrepreneur qui a eu un différend avec l'URSSAF vous racontera la même expérience avec des variations mineures. Vous recevez un courrier avec un montant. Vous appelez pour comprendre le calcul. Vous attendez. Vous rappelez. Vous tombez sur quelqu'un qui ne peut pas vous répondre parce que votre dossier est traité par un autre service. Vous écrivez. Vous recevez une réponse automatique. Vous rappelez. Vous expliquez tout depuis le début à quelqu'un qui n'a pas accès à votre historique. Vous envoyez les documents demandés. Vous recevez une mise en demeure pour non-paiement du montant contesté pendant que votre contestation est en cours de traitement. Ce n'est pas de la malveillance. C'est pire. C'est de l'indifférence organisationnelle systémique. Un système conçu pour collecter et pas pour expliquer, pour réclamer et pas pour dialoguer, pour appliquer des règles et pas pour les rendre intelligibles. Les règles en question méritent qu'on s'y arrête. Le droit des cotisations sociales en France est d'une complexité qui dépasse l'entendement de la plupart des professionnels qui sont censés l'appliquer, y compris dans les rangs de l'URSSAF elle-même. Les assiettes de cotisation varient selon le statut, selon la nature des revenus, selon les options choisies, selon les conventions collectives applicables, selon les exonérations en vigueur, selon les plafonds de la sécurité sociale qui changent chaque année. Un dirigeant de TPE qui essaie de comprendre pourquoi son montant de cotisation a changé entre deux trimestres peut passer des heures à chercher une explication cohérente sans en trouver. Et quand il appelle l'URSSAF pour demander cette explication, il a statistiquement plus de chances de tomber sur quelqu'un qui lui lit le courrier qu'il a déjà reçu que sur quelqu'un capable de lui expliquer le calcul sous-jacent ligne par ligne. Ce problème d'opacité n'est pas anodin. Il a des conséquences directes sur la confiance que les entrepreneurs peuvent avoir dans leur propre situation administrative. Beaucoup de dirigeants de petites entreprises ne savent pas avec certitude si leurs cotisations sont correctement calculées. Pas parce qu'ils sont négligents, mais parce que la complexité du système et l'inaccessibilité réelle des interlocuteurs compétents rendent cette certitude difficile à atteindre sans recourir à un expert-comptable, lui-même parfois en difficulté pour obtenir des réponses claires. C'est un coût caché considérable. Le temps passé à gérer les relations avec l'URSSAF, les honoraires d'expert-comptable pour sécuriser des déclarations qui devraient être simples, l'énergie mentale consommée par l'anxiété administrative chronique que beaucoup d'entrepreneurs décrivent comme l'une des premières sources de stress de leur activité, tout ça a une valeur économique réelle qui n'apparaît dans aucune statistique officielle mais qui pèse lourd dans la décision de créer, de développer ou d'abandonner une activité. Et quand ça dérape vraiment, quand un redressement survient sur plusieurs années d'activité, les conséquences peuvent être catastrophiques avec une rapidité que le dirigeant concerné n'anticipe jamais. Un redressement URSSAF peut porter sur trois ans d'activité. Il peut résulter d'une requalification de la nature d'un revenu, d'une erreur de calcul sur une exonération, d'une interprétation différente d'une règle que l'entreprise avait appliquée en bonne foi selon la lecture qu'elle en avait faite ou qu'on lui avait conseillée. Le montant peut représenter plusieurs fois le bénéfice annuel de l'entreprise. Et le recouvrement peut commencer avant même que la procédure de contestation soit épuisée. Des entreprises viables, qui créent de l'emploi, qui paient leurs impôts, qui font leur travail, ont été tuées par des redressements URSSAF. Pas parce qu'elles fraudaient. Parce qu'elles avaient mal interprété une règle complexe dans un environnement où obtenir une interprétation officielle claire et opposable à l'administration est d'une difficulté considérable. Le rescrit social existe en théorie. C'est la procédure qui permet de soumettre une situation à l'URSSAF et d'obtenir une réponse écrite sur laquelle on peut s'appuyer. En pratique, les délais de réponse sont longs, les réponses sont souvent formulées de manière suffisamment vague pour ne pas vraiment engager l'administration, et beaucoup d'entrepreneurs ignorent même que ce mécanisme existe. Ce tableau d'ensemble produit quelque chose de très précis dans la psychologie des entrepreneurs français. Une relation à l'administration sociale fondée non pas sur la confiance ou sur la clarté des règles, mais sur la peur et sur l'incertitude. Une peur diffuse mais permanente de se retrouver un jour dans une situation où on devra plusieurs années de cotisations recalculées selon une interprétation qu'on n'avait pas. Une incertitude sur sa propre conformité qui n'est jamais tout à fait résolue parce que les règles changent, parce que les interprétations évoluent, parce que personne en face ne peut vous donner une garantie opposable que ce que vous faites est correct. On s'étonne que la France crée moins d'entrepreneurs per capita que ses voisins. On s'étonne que les petites entreprises françaises grandissent moins vite que leurs équivalentes allemandes ou britanniques. On cherche des explications dans la culture, dans l'aversion au risque, dans le rapport français à l'échec. Peut-être qu'une partie de l'explication est plus simple. Peut-être que créer et développer une entreprise dans un environnement où une administration dotée de pouvoirs exorbitants peut vous réclamer des sommes considérables sur plusieurs années passées, sans explication claire, sans interlocuteur accessible, avec un rapport de force procédural massivement en sa faveur, c'est un risque que beaucoup de gens lucides préfèrent ne pas prendre. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est du calcul rationnel. Et tant que ce calcul reste rationnel, on continuera de perdre des entrepreneurs avant même qu'ils aient commencé.

ChienSurpris

114,261 Aufrufe • vor 4 Monaten

⚠️ VOICI COMMENT LA MAJORITÉ DES ACCIDENTS EN MONTAGNE ARRIVENT ! Ne lésinez pas sur l'achat de chaussures de montagne ou de trekking faites pour la montagne. La différence du niveau de grip n'a simplement rien à voir, même de bonnes chaussures de jogging ne suffisent pas. C'est l'équipement principal dans lequel investir si vous souhaitez profiter de la montagne. Les bâtons ne sont pas non plus des gadgets, ils permettent notamment de se récupérer lors de glissades dans les descentes. Pensez également à embarquer suffisamment à boire et à prendre des aliments sucrés en cas d'hypoglycémie. Pensez aussi à prendre de quoi vous protéger en cas de pluie. Je vous parle d'expérience, quand le temps change, on ne se rend pas compte à quelle vitesse les températures peuvent chuter à plus de 2'000 mètres. Une fois, j'ai dû me faire 8km dans le brouillard, sous la pluie, en pleine hypoglycémie, plus rien de sucré à manger ou à boire, j'avais du mal à faire un pas devant l'autre, plus aucune énergie, sans mon binôme, qui n'avait plus rien de sucré lui non-plus, je ne serais probablement pas rentré, il m'avait fallu 3 heures 30 pour faire ces 8km, et je n'avais rien vu venir, j'étais bien, tout d'un coup, en une dizaine de mètres, plus aucune énergie... Les efforts au dessus de 2'000 mètres n'ont rien à voir avec ceux en plaine. Je faisais énormément de course à pieds longue distance mais en plaine, quand j'ai commencé à aller en montagne, j'ai appris deux ou trois choses. En plaine, quand il n'y en a plus, il y en a encore, en montagne, quand il n'y en a plus, il n'y en a plus ! Et regardez attentivement la météo sur des sites sérieux juste avant de partir, en cas de risques d'orages, laissez tomber ! N'oubliez pas de bonnes lunettes de soleil, une casquette et de la crème solaire, quand on a pris une insolation, on s'en souvient 😉. Les deux couillons qui arrivent au niveau de la langue neigeuse, grand soleil, allez, on y va, on va en profiter pour prendre quelques couleurs en début de saison... Deux heures de marche à plus de 2500 mètres, en plein soleil, dans la neige, sans casquette, on a pris une branlée... 🤦. La montagne c'est magnifique mais c'est un environnement hostile.

Pascal Laurent

15,225 Aufrufe • vor 5 Tagen

«…ils ne savent pas ce qu’ils font » Ces images me rappellent les pires moments de manifestations soviétiques à l’époque de l’URSS totalitaire. L’information était coupée, les réseaux sociaux n’existaient pas et les soviétiques, abreuvés par la propaganda communiste, défilaient comme des moutons à l’abattoir, avec les drapeaux rouges et les mêmes slogans, contre les riches capitalistes 🤦🏼‍♀️ Aujourd’hui, nous savons que c’était de la manipulation et nous comprenons, pour ceux qui en sont capables, ou tout cela nous a (tous) emmené … Avec l’accès libre à l’information et à la formation, on espérait la montée de l’intelligence des masses. Raté 🙄 La paraisse intellectuelle les a transformé en proies faciles pour toutes autres propagandes totalitaires, en les poussant à détruire ce, contre quoi ils s’imaginent à manifester et se battre. Ils ne comprennent pas que nous sommes déjà rentrés dans une nouvelle ère, encore peu saisissable, mais qui est déjà bien là. Ce nouveau présent va se révéler bien plus radical et impitoyable. Tout ce qui peut être automatisé, le sera, des millions d’humains seront inutiles. La retraite à combien? 64 ans? 😂 D’ici 10 ans, le mot « retraite » aura un tout autre sens, qui ne va pas vous plaire, du tout… La crise de nos sociétés développées, qui se profile, est beaucoup plus drastique et inhumaine, que ces joyeux défilants ne puissent imaginer. Aujourd’hui, le gouvernement tente encore de les sauver du désastre, qu’ils ne voient même pas venir, ils sont en train de mordre cette main tendue. L’ignorance est agressive et toujours perdante… Tant pis pour eux.., Pour les autres, qui espèrent encore avoir une vie épanouie, ne perdez pas votre temps pour des futilités, comptez que sur vous-même ! « Jamais avec la force, toujours avec de la douceur et de l’intelligence, tu arriveras à tout ce que tu veux » -disait ma merveilleuse grande mère. Formez-vous, prenez-vous en mains, inspirez-vous pour faire de votre métier une passion ou transformer votre passion en métier. Ainsi, le mot «travail» prendra un tout autre sens pour vous. Vous deviendrez utiles pour que l’on veuille vous (bien) payer et vous aurez une chance ( peut-être) de ne plus craindre pour votre retraite #IntelligenceArtificielle #PsychologieComportementale #manif23mars #Manifestations #parisprotests #behavioraleconomics #behavioralhealth

Alla Poedie 🇺🇦🇫🇷

376,995 Aufrufe • vor 3 Jahren

Messieurs les politiques, voilà ce que vous avez construit avec vos belles paroles, vos subventions sans contrôle et votre lâcheté crasse : des hordes de jeunes incontrôlables devenus de purs barbares. Regardez ces vidéos qui tournent en boucle sur le web et font le tour du monde. Ce ne sont plus des « jeunes des quartiers », ce sont des sauvages qui terrorisent les rues françaises au quotidien. Ce ne sont pas des faits divers. C’est la nouvelle normalité que subissent les Français pendant que vous sirotez votre café dans vos bureaux climatisés, loin de la réalité que vous avez sciemment importée et entretenue. Vous détournez le regard ? Les images, elles, ne mentent pas. Elles hurlent la vérité que vous refusez d’entendre. Le peuple français est résilient, patient, endurant. Mais attention : quand le vase déborde, il ne se remplit plus. Il explose. Et l’Histoire l’a montré à chaque fois : les élites déconnectées qui méprisent leur propre peuple finissent toujours balayées par la colère qu’elles ont semée, et souvent par la violence, quand l’état ne protège plus Vous avez voulu jouer aux apprentis sorciers avec la démographie, la culture et l’ordre public ? Vous avez récolté le chaos. Continuez à nier, à minimiser, à criminaliser ceux qui alertent. Le réveil sera brutal. Très brutal. Et ce jour-là, ne venez pas pleurer en disant « on ne savait pas ». On vous aura prévenus. Chaque jour. Pendant des années. #FranceEnColère #InsécuritéQuotidienne

Guillaume Herblot 🎖️

31,373 Aufrufe • vor 1 Monat

2025 touche à sa fin, et cet été a marqué un tournant : le grand déclassement de la majorité des Français est devenu palpable. Pas en théorie, non : en pleine figure. La classe moyenne a pris un uppercut. Les vacances, censées être un moment de respiration, sont devenues la preuve brutale de la paupérisation. Une crêpe insipide à 16 euros sur une plage, une pizza industrielle à 18 euros, un mojito tiède à 12 euros qui goûte plus le produit chimique que les vacances. Et non, ce n’est pas la faute des saisonniers. Eux aussi sont écrasés par les normes, la fiscalité excessive, les contraintes administratives absurdes. Ils répercutent juste les coûts. Et c’est nous qui payons l’addition. Résultat : des familles qui comptent les boules de glace une par une, qui remplacent le restaurant par des sandwiches du supermarché, qui raccourcissent le séjour à l’hôtel parce que « le budget est trop juste ». Tu travailles dur, tu déclares tout, tu fais attention… et tu finis avec des vacances au rabais. Pendant ce temps, certains vivent grâce aux aides publiques, d’autres optimisent le système à fond, et les plus aisés ne regardent même pas les prix.On approche du point de rupture. Quand les statistiques de Bercy ne servent plus qu’à justifier l’injustifiable, quand les prévisions des économistes deviennent décoratives, il ne reste que le ressenti des gens. Et lui, il est clair : il gronde, il cogne, il sature. Une classe moyenne qui ne croit plus à la mobilité sociale, c’est une cocotte-minute prête à exploser.

ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ Kim Jong Un

83,138 Aufrufe • vor 8 Monaten

L’autre jour, dans le RER, j’ai pris une amende de 120€. J’avais pourtant acheté mon ticket sur mon téléphone. Dans la précipitation pour attraper mon train, j’ai oublié de le valider. Quelques minutes plus tard, à Châtelet, j’aurais dû passer les tourniquets pour ma correspondance et il aurait été validé. Mais pour les contrôleurs, pas de différence : ticket acheté mais non validé, ou absence de ticket, même sanction. Je suis identifiable et solvable, donc évidemment que le système va me harceler. Et pendant ce temps-là, toujours ces images de voitures détruites, d’équipements publics saccagés, par des foules, qui ne subiront AUCUNE conséquence pour leurs actes. Oui car l’État de droit a une limite : pour sanctionner quelqu’un, il faut pouvoir l’identifier. Un nom, un visage, une preuve. La responsabilité étant individuelle, la puissance publique est souvent plus efficace face aux acteurs visibles que face aux foules anonymes. L’État de droit souffre d’un biais de lisibilité : il fonctionne mieux là où les acteurs sont localisables et prévisibles. Le paradoxe est rude. Plus vous jouez dans le cadre des règles, plus vous êtes exposé aux sanctions. Plus vous vous en affranchissez par l’anonymat collectif, moins vous êtes atteignable. À terme, cela nourrit une impression dangereuse : non pas que la loi distingue les actes les plus graves des moins graves, mais qu’elle distingue surtout ceux qu’elle peut attraper de ceux qui lui échappent. Et lorsqu’une société commence à croire que la visibilité punit davantage que la transgression, c’est la confiance même dans l’ordre légal qui s’érode. Mes parents m’ont appris le respect des règles, des institutions, de l’administration, mais la France dans laquelle je vis maintenant ne m’inspire plus aucun respect pour tout ça. L’idée devient comment les contourner, comment les enfler, dans les faits. Voilà ce que produit notre système. Votre belle République ne tient que si les mauvais citoyens paient à la hauteur de leurs méfaits. Elle ne tient pas si des foules anonymes peuvent à fréquences aussi régulière tout détruire sans jamais rien payer. Vous qui parlez de « contrat social », il est temps de le repenser à l’aune des réalités contemporaines et non sur base de principes théoriques qui se fracassent chaque jour un peu plus contre le mur du réel. Pour ceux qui peuvent s’expatrier je ne peux que recommander de le faire.

La Baronne

35,305 Aufrufe • vor 2 Monaten