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Ana Sayfaya Dön

Raphaël Glucksmann Raphael Glucksmann refuse toujours d’employer le mot de « génocide » pour qualifier le génocide en cours à Gaza. Sa nouvelle excuse : parce qu’il a étudié le génocide du Rwanda et qu’il y avait plus de morts au Rwanda. Mais il dit que ça n’empêche pas...

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Benzer Videolar

🇵🇸 Quand Raphaël Glucksmann refuse d'utiliser le mot "génocide" tout en instillant doucement dans les esprits qu'il n'y aurait pas vraiment de génocide à #Gaza Dans cette courte séquence, aucun des mots utilisés n'est innocent. Quelques remarques rapides 1⃣ Raphaël Glucksmann commence par se positionner en rappelant qu'il est un opposant à la politique de Netanyahu. Il appelle en effet à suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Il salue la décision d'Emmanuel Macron de reconnaitre l'Etat de Palestine et rappelle même que ça aurait dû être fait avant. Première remarque : "fallait le faire dès le début", lui demande l'intervenante. "Vous n'alliez pas le faire le 8 octobre", lui répond-il Le "début", c'est donc le 7 octobre pour Glucksmann, une simple validation du narratif israélien affirmant qu'avant le 7 octobre, il n'y avait rien à dire, un narratif repris abondamment en France. 2⃣ Raphaël Glucksmann poursuit ensuite en critiquant "les colons extrémistes qui ont pris le pouvoir en Israël", les ministres Ben-Gvir et Smotrich aux "méthodes fascistes", des méthodes qui sont "fascistes" et non les ministres eux-mêmes. Avec cette courte introduction, Glucksmann s'est posé en critique du régime au pouvoir en Israël. On ne peut donc pas le soupçonner d'être un soutien inconditionnel d'Israël... Du moins en apparence. 3⃣ Son interlocutrice lui demande alors pourquoi il n'utilise pas le mot "génocide". Glucksmann commence par rappeler qu'il a toujours été "très précautionneux avec ce terme de génocide même sur l'Ukraine, même sur Butcha". En convoquant la situation en Ukraine, il nous dit qu'il ne faut pas banaliser ce mot parce qu'alors il pourrait être convoqué dans n'importe quel massacre. J'ai été précautionneux pour Butcha (400 morts). Je dois également l'être pour Gaza. Sauf qu'un génocide répond à des critères stricts et que personne n'a même jamais pensé qu'il pouvait s'appliquer à ce qui s'est passé à Butcha. 4⃣ "Le fait de ne pas l'utiliser [le mot genocide] ne veut pas dire qu'il n'y a pas crime de masse", ajoute ensuite le philosophe pour insister qu'il ne nie pas les atrocités commises. Le mot "génocide" ne lui parait juste pas pertinent parce que il s'y connaitrait. Il nous rappelle pour cela qu'il a travaillé le Rwanda : "ce n'est pas comme au Rwanda où il y a eu 1 million de morts en 100 jours, où on allait chercher des bébés dans les buissons pour les tuer". Si on voulait être taquin, on pourrait relever que la mention des bébés ici fait étrangement echo aux "40 bébés décapités le 7 octobre" ou "jeter dans des fours", des fakenews israéliennes depuis longtemps débunkés. Si on voulait être taquin, on dirait que Raphael Glucksmann nous donne presque envie de croire que si génocide il y a dans le cas qui nous intéresse, c'était en fait le 7 octobre parce que monsieur Glucksmann est trop intelligent pour ne pas se rendre compte que cette phrase fera son effet en convoquant nos imaginaires qui ont encore à l'esprit la propagande des bébés tués le 7 octobre. Mais ne lui faisons pas ce procès. 5⃣Et d'ailleurs question pour ceuq qui veulent parler de génocide à Gaza : quel mot faudrait-il utiliser pour le cas du Rwanda, ou pour le cas de la Shoah ? Insidieusement là encore, Glucksmann relativise le génocide à Gaza. Sauf que la qualification de génocide ou d'intention génocidaire n'est pas une question de chiffres comme le lui rappellera sa contradictrice mais de cirières étudiés depuis des mois par les plus grands spécialistes mondiaux des génocides. Goldberg, Bartov et bien d'autre encore. Mais Glucksmann a réalisé un documentaire sur le génocide au Rwanda et il est donc spécialiste de la question. Pour rappel, Glucksmann n'a aucune formation en droit international. Il s'est notamment formé en philosophie contrairement aux noms précédemment cités qui eux travaillent sur les génocides depuis des années. Amos Goldberg, historien israélien, est spécialiste de la Shoah, titulaire de la chaire Jonah M. Machover d’études sur la Shoah à l’Université hébraïque de Jérusalem. Omer Bartov qui a servi sous le drapeau israélien est professeur à l’université Brown de Providence, autre historien de la Shoah et des génocides. Mais en France, il suffit de fréquenter les plateaux de télévision et d'être philosophe (ou concierge, ou journaliste) et ainsi s'improviser spécialiste en droit international, en droit humanitaire, en histoire, en IA, en médecine... 6⃣ Glucksmann nous explique ensuite que le plus important pour lui n'est pas le mot mais la situation sur place : "Le débat sur ce terme est en train d'évacuer le vrai débat". Qui pourrait dire le contraire. Sauf qu'il ne s'agit là que d'un objectif courtermiste. L'aide humanitaire et la fin des massacres... La qualification de génocide, et Glucksmann le sait parfaitement, a aussi comme objectif d'engager des actions longtermistes à l'égard non seulement des autorités israéliennes mais aussi de celles et ceux qui leurs auront apportés un soutien partout dans le monde. On observe par exemple qu'en Grande Bretagne, des associations étudient la pertinence de procédures judiciaires à l'égard d'entreprises ou de serviteurs de l'Etat pour complicité de génocide. La qualification de génocide n'est pas qu'une question de terminologie. 7⃣ Dernier point : "On doit cibler l'extreme-droite israélienne actuellement au pouvoir" Raphael Glucksmann essaye de nous faire croire qu'il suffirait que l'extrême droite au pouvoir en Israël s'en aille pour que la situation se résolve. Sauf à croire que l'extrême-droite ait été au pouvoir la bas depuis 70 ans, il s'agit là d'un simplisme grotesque. Surtout quand on lit les études qui montrent aujourd'hui que la société israélienne tend vers une radicalisation inquiétante qui ne date pas du 7 octobre... En 2018, l'historien israélien Zeev Sternhell parlait d'un "racisme proche du nazisme à ses débuts" pour qualifier la situation dans son pays. ===== N'oubliez pas de suivre ce compte Charlies Ingalls Le Vrai 🤠🐑🐄🐔🐎🤓 pour plus d'informations !

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