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📢🚨Sur le plan rhétorique, la séquence entre Rachida Dati et Patrick Cohen est assez intéressante à observer. Au départ, on est dans ce que l’on pourrait appeler un problème circulaire de démarrage. Le journaliste tente d’installer un angle d’interrogation accusatoire, mais il n’arrive pas vraiment à approfondir. Les questions...

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📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

40,461 Aufrufe • vor 3 Monaten

📢🚨 Regardez bien cette vidéo. Ce que vous voyez, ce n’est pas juste une IA qui “observe”. C’est une IA qui déduit. Elle déduit, à partir de paramètres objectifs, si un salarié est en train de produire ou non. Elle calcule, en temps réel, la rentabilité du corps humain dans l’entreprise. Le geste devient donnée, le silence devient indicateur, la pause devient anomalie. Et je vois très bien ce genre de système arriver en France, parce que nous avons un terreau parfait : un droit du travail tentaculaire, une obsession de la conformité, et surtout, un besoin maladif de transférer la responsabilité à un protocole. Aujourd’hui, c’est le manager qui décide, demain, ce sera la machine qui conforme. Et ce sera, dans l’esprit, plus juste, car impersonnel. L’IA n’a pas d’intention. Elle applique. Elle ne harcèle pas. Elle signale. Elle ne punit pas. Elle constate. Elle ne trahit pas la lettre du Code du Travail : elle l’incarne. Et là, on bascule dans quelque chose de profondément dérangeant : une rationalité extrême qui pousse à l’inhumanité systémique. Parce qu’il faut bien comprendre ce que le droit du travail français est devenu : un empilement de garde-fous, de garanties, de procédures conçues pour éviter les abus… mais qui, par leur accumulation, ont créé un labyrinthe. Une jungle réglementaire dans laquelle même les ressources humaines se perdent. L’IA, elle, ne se perdra pas. Elle n’oubliera aucune clause. Elle ne négligera aucun délai. Elle saura parfaitement qu’on ne peut pas dire à un salarié qu’on va le sanctionner avant l’entretien préalable. Elle générera donc un document neutre, respectueux, purement formel. Et enverra l’avertissement… 48h plus tard. Par courrier. Comme il se doit. C’est ça, le vertige. On croyait qu’en encadrant le pouvoir disciplinaire, on protégerait l’humain. Mais on a juste formalisé la mécanique de l’exclusion. Et maintenant que la machine peut la faire tourner toute seule, elle le fera. Sans colère. Sans haine. Sans fatigue. Ce ne sera pas une dystopie spectaculaire. Ce sera une administration parfaite. Une conformité algorithmique. Une forme froide, presque élégante, de contrôle. Et, paradoxalement, ce sera irréprochable. Voilà ce qui me fascine et m’inquiète : on est en train de déléguer la violence du droit à une entité qui ne connaît ni la pitié, ni l’arbitraire mais seulement la norme.

ChienSurpris

81,558 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Franchement, qu’est-ce qui vous empêche de faire comme cette dame ? Cuisiner chez vous, préparer quelques plats simples, et les vendre dans la rue, directement. Là, on est à Rosny-sous-Bois, mais à Paris c’est partout : des petites installations de fortune, de la vraie cuisine maison, et des clients au rendez-vous. Alors, pourquoi pas vous ? Ce n’est pas la compétence qui vous manque. Ce n’est pas non plus la demande. Et ce n’est même pas la loi, parce qu’on le sait tous : ce qu’elle fait là, c’est illégal. Elle vend dans la rue, sans autorisation, sans déclaration, sans contrôle sanitaire. Elle est hors des clous. Et pourtant, elle est là. Et elle vend. Tranquillement. Parce qu’elle vit dans le réel. Pendant que vous, vous êtes coincés dans le mythe du bon citoyen. Celui qui attend que tout soit validé, cadré, certifié. Celui qui ne fait rien sans case cochée. Vous êtes paralysés par les normes, par l’administration, par la peur de perdre vos aides. Le RSA, les allocations, les primes : ça vous a appris à ne surtout rien risquer. Vous appelez ça la prudence, mais en vrai, c’est de la résignation. Et ce sont forcément ceux qui n’ont rien, souvent des étrangers en situation irrégulière ou dans une misère totale, qui prennent la place. Pas par choix, mais par nécessité. Eux, ils n’ont pas le luxe d’attendre. Ils n’ont pas d’attachement au “système”. Ils bougent. Ils osent. Et tant mieux pour elle. Son plat a l’air délicieux. Elle propose sa barquette à trois euros. Trois euros ! Alors que ça en vaut six, sept, peut-être même huit. Et vous savez quoi ? Le jour où elle va s’en rendre compte, le jour où elle va réaliser que sa cuisine mérite plus, que les gens reviennent, qu’elle peut gagner sa vie dignement avec ça — ce jour-là, elle ne fera pas machine arrière. Elle sera lancée. Et vous, vous serez encore là, à attendre l’accord de la préfecture.

ChienSurpris

555,242 Aufrufe • vor 1 Jahr

Je vais le dire franchement. On peut être pour ou contre la souveraineté, mais au moins, Paul St Pierre Plamondon est clair comme de l’eau de roche. Il veut un Québec totalement, complètement, sans équivoque indépendant. Pas de demi mesure, pas de flou artistique. Et dans un paysage politique où tout le monde parle des deux côtés de la bouche, cette franchise mérite d’être soulignée. Maintenant, Mélanie Joly, elle, est en train de commettre une erreur de débutante dans un métier où elle n’est plus débutante. Elle se lance dans une campagne provinciale qui ne lui appartient pas. Elle fait exactement ce que François Legault avait tenté de faire en 2021 en disant aux Québécois pour qui voter à Ottawa. Les Québécois l’ont ignoré. Et ils ignoreront Joly de la même façon si elle pense pouvoir dicter comment voter à Québec en 2026. C’est un réflexe libéral historique, ça. Voir monter le PQ et ressortir les vieilles cassettes VHS de 1995, les images poussiéreuses de peur économique, les menaces d’isolation, les dollars qui s’envolent et les frontières qui surgissent du plancher. Mais ça, aujourd’hui, c’est la garantie de se planter. Parce que le monde a changé. Et les Québécois aussi. Le PQ est à trente trois pour cent dans les sondages. Et dans ce trente trois là, il y a près de trente pour cent de leurs propres électeurs qui ne veulent ni référendum ni séparation. Ça devrait être un signal lumineux pour tout le monde, surtout à Ottawa. Tu n’effraies plus des électeurs qui ne croient même pas à la promesse qu’ils achètent. Ils appuient un parti, pas un pays qui change de drapeau. La vérité, c’est que si Mélanie Joly pense pouvoir effrayer les Québécois en ressortant la vieille cassette, elle va se retrouver dans le même piège que Legault: parler au nom d’un peuple qui n’écoute pas ce ton là. Et qui déteste qu’on le prenne pour un élève d’école primaire. Le message, il est simple. PSPP est clair. Les Québécois décideront. Et Mélanie Joly n’a aucun avantage, aucun, à jouer au professeur qui veut leur expliquer comment voter. Parce qu’à chaque fois que quelqu’un à Ottawa essaie de faire la morale aux Québécois… c’est toujours le contraire qui arrive. PSPP propose un pari immense à un moment où le coût de la vie explose, où les guerres commerciales se multiplient et où l’économie mondiale devient plus imprévisible chaque mois. La vraie question est simple: avec tout ce que les familles vivent aujourd’hui, est ce que sortir le Québec du Canada est vraiment la priorité numéro un?

Dimitris Soudas 🇨🇦⚜️🇬🇷☦️ 13.12.1943

16,995 Aufrufe • vor 8 Monaten

Je sais que ça peut paraître contre-intuitif ou un peu abstrait pour certains, mais la bureaucratie et les administrations conduisent aujourd’hui à un niveau de connerie absolument sidérant en France. Plus on remonte les anomalies de procédure, plus ça devient ridicule. Je vous rappelle qu’on parle parfois d’un courrier envoyé sans le bon tampon “urgent”, d’un service qui attend un papier d’un autre service, d’un tribunal qui doit transférer un dossier à un autre parce que ce n’est pas exactement lui qui doit s’en occuper. On parle de mails, de formulaires, de parapheurs, de procédures qui font perdre un temps fou. Putain, un temps fou pour rien. Et au bout du bout, qu’est-ce qu’on obtient ? Des criminels toujours en liberté. Imaginez le nombre de personnes ayant déjà fait l’objet de signalements, de plaintes ou de procédures, mais pour lesquelles il ne se passe absolument rien parce que le dossier est coincé quelque part dans la machine administrative. L’administration française est en train de se retourner contre ses propres citoyens. À force de privilégier la procédure au résultat, elle finit par ne plus assurer sa fonction première. Par contre, quand une consigne descend du gouvernement, là tout fonctionne. Là, la hiérarchie est respectée. Là, ça obéit beaucoup plus vite. Ce qui signifie qu’au moment d’exercer le régalien au service des citoyens, il n’y a plus personne. Parce que les citoyens ne décident pas. Ils ne font pas partie de la chaîne de commandement. Vous voyez, à la fin, c’est toujours un problème politique. Et c’est extrêmement grave. À un moment donné, il va falloir redonner directement du pouvoir aux citoyens. Parce que continuer avec une machine administrative qui tourne sur elle-même sans rendre de comptes à ceux qu’elle est censée servir, ce n’est plus possible.

ChienSurpris

14,738 Aufrufe • vor 1 Monat

📢🚨 Cette vidéo remet le curseur là où il faut. Pas sur les débats superficiels, mais sur ce que produit réellement le système dans lequel nous vivons. Quand un État en vient à s’accaparer 66 % des richesses produites, il ne laisse que des miettes à ceux qui essaient de construire leur vie. Et ce n’est pas une exagération. C’est un modèle économique fondé sur la prédation, la dette, et le contrôle social. Cet accaparement permanent des fruits du travail ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un projet plus vaste : l’emprise d’un empire mondialiste, qui s’est peu à peu imposé à travers l’État, les normes, les traités, et la propagande médiatique. Un empire qui n’a pas besoin de tanks, mais de fiscalité, de surveillance, et de résignation. Et pour maintenir cette machine, il faut des électeurs dociles. Voilà pourquoi une grande partie de la population, notamment les retraités, est maintenue sous perfusion d’argent public. Ce ne sont pas eux les stratèges. Ce sont les outils électoraux du mondialisme, utilisés pour verrouiller le système et empêcher toute remise en question. Mais ce système a un coût. Et ce coût, ce sont les générations suivantes qui le paient. Aujourd’hui, les jeunes grandissent dans un monde sans espoir, sans perspective d’ascension réelle, dans lequel chaque opportunité est entravée par des taxes, des normes, des obstacles bureaucratiques, et une culture du soupçon. Le lien de causalité est là, évident, brutal : un modèle qui étouffe l’initiative, qui écrase les volontés, qui ne récompense pas l’effort mais la conformité, finit par plonger une partie de la jeunesse dans le désespoir. Et dans certains cas, ce désespoir mène au pire. Ce jeune homme, 19 ans, s’est suicidé. Parce qu’il était dans une situation précaire. Parce qu’il ne voyait pas d’issue. Parce qu’il n’a pas trouvé dans cette société de quoi se projeter, de quoi construire une vie digne. Ce n’est pas un fait divers. C’est un signal d’alarme. Il appartient aux parents, à ceux qui ont encore un minimum de lucidité, de regarder la réalité en face. Vos enfants n’auront pas les mêmes chances que vous. Le monde qu’on leur laisse est cadenassé. Et si vous ne les aidez pas à comprendre, à se défendre, à résister au poids de ce système, alors certains finiront par sombrer. Pas par faiblesse. Par lucidité brutale. La question n’est plus : “Est-ce que ça va aller ?” La question est : “Que vais-je faire pour que mes enfants ne soient pas broyés par ce monde-là ?”

ChienSurpris

58,763 Aufrufe • vor 1 Jahr

À partir du 1er septembre, quitter son emploi d'un commun accord coûtera trois mois de droits au chômage. Et le moment choisi pour ce tour de vis n'est pas un hasard. La loi du 11 juin 2026 est passée presque inaperçue dans l'actualité de l'été. Elle mérite pourtant qu'on s'y arrête, car elle change discrètement quelque chose de fondamental dans le contrat social — et elle le change au pire moment possible. Suivez la mécanique. D'abord, ce que dit le texte, précisément. À compter du 1er septembre 2026, un salarié qui signe une rupture conventionnelle verra sa durée maximale d'indemnisation chômage ramenée de 18 à 15 mois s'il a moins de 55 ans, et plafonnée à 20,5 mois au-delà — contre jusqu'à 27 mois auparavant. Pour une allocation de 1 500 euros mensuels, ce sont jusqu'à 4 500 euros de droits en moins. L'objectif affiché : maîtriser les dépenses de l'assurance chômage et « encourager un retour plus rapide à l'emploi ». En contrepartie, promis : un « accompagnement renforcé » par France Travail — l'opérateur dont le médiateur national rappelle, rapport après rapport, qu'il peine déjà à répondre à ses usagers. Ensuite, ce que le texte brise — et c'est une première. Depuis sa création en 2008, la rupture conventionnelle ouvrait exactement les mêmes droits que les autres fins de contrat : le principe était simple, un chômeur est un chômeur, quelle que soit la porte par laquelle il est sorti. Ce principe vient de sauter. Pour la première fois, le mode de rupture module la durée des droits. Or la rupture conventionnelle n'est pas un dispositif marginal : 515 000 signatures en 2024, en hausse constante. C'est le seul outil qui permet à un salarié de quitter proprement un poste qui ne lui convient plus — sans démission sèche, sans contentieux — pour rebondir ailleurs. C'est précisément cet outil-là qu'on vient de rendre plus coûteux. Et maintenant, regardez le calendrier. Cette réforme entre en vigueur pendant que les défaillances d'entreprises atteignent 71 100 sur douze mois — un record depuis 2009 — et que les plans sociaux s'enchaînent. Dans une économie qui détruit des emplois, chaque salarié qui hésite à partir se pose désormais la question autrement : « et si je ne retrouve rien, je tiens quinze mois au lieu de dix-huit ». Résultat mécanique : on reste. On reste dans le poste qui épuise, dans l'entreprise qui vacille, dans la région sans perspective. La mobilité choisie — celle qui réalloue les talents vers ce qui fonctionne — se fige exactement quand l'économie en aurait le plus besoin. Et une statistique, elle, respire : chaque départ découragé est un inscrit de moins à France Travail. Alors appelons cette réforme par sa fonction, au-delà de son exposé des motifs. Quand un système traverse une vague de faillites, il a deux options : restaurer les conditions de l'embauche — alléger ce qui pèse sur ceux qui créent l'emploi — ou décourager les sorties pour contenir la courbe. La première demande du courage. La seconde demande un avenant. Le choix a été fait le 11 juin, et il tient en une phrase : à défaut de pouvoir promettre un nouvel emploi, on rend plus risqué de quitter l'ancien. Ce n'est pas une politique de l'emploi. C'est une politique de la statistique. Sources : loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et avenant du 25 février 2026 à la convention d'assurance chômage (durées applicables au 1er septembre 2026), Code du travail numérique, Dares (515 000 ruptures conventionnelles en 2024), Altares (71 100 défaillances sur 12 mois), rapports du Médiateur national de France Travail.

ChienSurpris

176,247 Aufrufe • vor 10 Tagen

Créer un « Haut-Commissariat à la diversité » pour répondre à Donald Trump, si l’intention se confirme, dit beaucoup de la manière dont Emmanuel Macron conçoit désormais l’action publique et le rapport au monde. Face à une recomposition géopolitique brutale, à des rapports de force assumés, à un retour de la puissance sans fard, la réponse française ne serait ni stratégique, ni industrielle, ni diplomatique au sens classique. Elle serait symbolique, identitaire et administrative, avec un nouvel organe, un nouveau titre, une nouvelle mise en scène. Le cœur du projet est explicite puisqu’il s’agit de mobiliser les diasporas. Autrement dit, penser la France non plus comme une nation politique unifiée, mais comme un agrégat de communautés mobilisables selon les circonstances. Ce n’est pas anodin. C’est un basculement intellectuel. Car une démocratie libérale solide s’adresse à des citoyens égaux en droits et en devoirs. Elle ne gouverne pas par segments culturels, mémoriels ou affectifs. Quand l’État commence à organiser la représentation des origines, il renonce à l’universalité pour entrer dans la logique des appartenances. À rebours de cette logique, il existe une ligne claire, constante et assumée. David Lisnard la formule depuis longtemps, sans détour ni ambiguïté. On ne regarde pas les individus à travers leur couleur ou leur origine, mais on protège sans faiblesse ceux qui sont victimes de racisme. Cette distinction est essentielle. Elle est républicaine. Elle est adulte. C’est précisément ce que nous défendons avec Nouvelle Énergie, une République qui refuse l’assignation identitaire tout en n’acceptant aucune complaisance face aux discriminations réelles. Un universalisme exigeant, qui protège les personnes sans enfermer les citoyens dans des catégories, et une politique qui agit par le droit, l’école, l’autorité et l’égalité plutôt que par la segmentation et l’affichage. Le plus frappant reste le raisonnement géopolitique sous-jacent. Opposer à Donald Trump, incarnation d’une politique de puissance assumée, une architecture de la diversité revient à confondre influence et incantation. Les États-Unis défendent leurs intérêts par l’économie, la technologie, l’énergie, la monnaie et la force diplomatique. La France, elle, proposerait un Haut-Commissariat. Ce n’est pas une question de personnes pressenties. Ce n’est même pas une question idéologique au sens partisan. C’est une question de méthode et de vision. Quand le monde se durcit, la France ajoute une strate. Quand la concurrence s’intensifie, elle change le vocabulaire. Quand la puissance revient, elle répond par le symbole. Ce projet, s’il voit le jour, ne renforcera ni la souveraineté française ni sa crédibilité internationale. Il confirmera surtout une dérive déjà bien installée, celle d’un État qui ne tranche plus, qui ne décide plus, mais qui organise des récits. La diversité n’est pas un outil de politique étrangère. La République n’est pas une addition de diasporas. Et la puissance ne se décrète pas par décret. C’est là que se situe le vrai sujet. Pas dans l’annonce. Dans ce qu’elle révèle de notre affaiblissement stratégique. (11/10/2021)

Sébastien 🎗️

65,911 Aufrufe • vor 6 Monaten

🚨 Marine Le Pen vient de commettre une énorme bourde stratégique en affirmant que Bruno Retailleau sera le "Zemmour de 2027" ! Marine Le Pen prouve une fois de plus qu’elle est une piètre stratège politique dans son entretien à l’AFP. Bien évidemment, sa déclaration dans laquelle elle dit souhaiter un second tour face au bloc central plutôt que contre LFI pour l’élection présidentielle de 2027 est assez surprenante. On sait que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique la plus rejetée du pays, ce qui rendrait ses chances de victoire bien plus intéressantes. D’autant qu’elle déclarait encore l’année dernière que ce second tour était une possibilité, et qu’il permettrait aux Français de faire un choix clair entre deux projets radicalement différents, celui du RN et celui de LFI, selon ses propres termes. (Chose que l’on n’a pas vraiment vue lors de la séquence budgétaire à l’Assemblée nationale…) Mais la déclaration la plus surprenante, celle qui montre à quel point elle est incompétente, c’est sa sortie sur Retailleau. Elle affirme que Bruno Retailleau va se radicaliser pendant la campagne présidentielle et qu’il sera « le Zemmour de 2027 ». Et c’est là que, stratégiquement, c’est catastrophique. On voit bien que Marine Le Pen est obnubilée par Éric Zemmour. Tous les fanatiques du RN sur les réseaux qui reprochent à Zemmour de toujours pointer ses différences avec elle ne comprennent pas qu’il existe un électorat commun entre les deux formations politiques. C’est précisément pour cette raison que cette sortie est totalement contre-productive. Marine Le Pen remet Éric Zemmour au centre de l’attention à un moment où on ne l’entendait plus forcément. Elle pense créer la zizanie chez Les Républicains, mais ce qu’elle ne voit pas, c’est que si LR explose et qu’une partie de la droite républicaine se tourne vers Zemmour en 2027, c’est elle qui y perdra le plus de plumes… car l’Union des Droites aurait enfin lieu ! La réaction de Retailleau ce matin est révélatrice : il ne prend pas ses distances avec cette accusation. Encore mieux, à la question du journaliste : « Être le Zemmour de 2027, ce serait déshonorant ? » Bruno Retailleau répond clairement non ! (Évidemment par stratégie pour récupérer l’électorat Reconquête, mais il n’y arrivera pas : Zemmour, c’est un bagage idéologique construit depuis des années, et Sarah Knafo a ravivé des flammes non négligeables chez beaucoup de Français.) Résultat : Non seulement tous les centristes de LR qui avaient déjà commencé à semer la zizanie vont continuer, mais cela montre surtout que le rejet de la participation d’Éric Zemmour à la primaire LR de 2021 était une grosse mascarade qui n’a fait qu’affaiblir la droite !!! Retailleau va encore perdre des plumes au sein de son parti, car on va lui barrer la route, c’est une évidence. LR cumule déjà : un score minable à la présidentielle 2022, le départ forcé de son président en 2024, Eric Ciotti qui a tenté l’Union avec le RN, le départ de David Lisnard, et la volonté affichée de Laurent Wauquiez de rassembler toute la droite, y compris Eric Zemmour… Ça commence à faire beaucoup. Bruno Retailleau est une candidature de division qui manque cruellement de légitimité : par rapport aux trahisons historiques de LR, à la soumission idéologique de ce parti au centre, et à son bilan comme ministre de l’Intérieur, qui n’a montré aucun changement profond. D’ailleurs, dans cette interview, Bruno Retailleau déclare : « Ce que je sais, c’est que cette élection de 2027 sera celle de la dernière chance. La France est au bord du gouffre : ce sera soit l’effacement de la France, l’appauvrissement des Français, soit le relèvement. » Comment peut-on tenir un discours aussi alarmiste et choisir de partir seul au lieu de rassembler ? Ce qui a fait du mal à la droite en 2022, c’était d’avoir deux candidatures de droite. Si Zemmour avait obtenu le soutien de la droite républicaine, nous serions largement dans de meilleures conditions aujourd’hui. Bruno Retailleau ne peut pas porter un discours aussi alarmant tout en partant en solitaire face à Éric Zemmour : personne ne le croira ! Ce dernier tenait déjà exactement ces propos en 2022, et le nouveau quinquennat de Macron n’a fait que valider une fois de plus sa prévoyance. Si la droite veut gagner en 2027, elle doit se rassembler autour du tandem Zemmour – Knafo. C’est la seule solution ! Et cette sortie de Marine Le Pen sur Bruno Retailleau, sans le vouloir, va davantage dans ce sens que dans le sens inverse. Bruno Retailleau, en tant que président des LR, a le devoir de soutenir Éric Zemmour en 2027 s’il veut réellement tout faire pour que la droite gagne et que la France se relève. Tout choix contraire ne serait qu’une supercherie de plus !

Baby Lone

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