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Alberta is showing what Canada’s future looks like when innovation, entrepreneurship and strong communities come together. This week in Calgary and Airdrie, I saw Canadian ideas being put to work: advancing AI at Amii, improving energy operations at AbaData, expanding access to healthcare through PurposeMed and building 131 affordable... show more
55,873 görüntüleme • 3 gün önce •via X (Twitter)
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3:32
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Dans cette interview que les officiels français feraient bien de visionner, Louise Mushikiwabo légitime tacitement les assassinats extraterritoriaux des opposants au gouvernement rwandais. Rappelons qu’une dizaine de jours après l’assassinat du 31.12.13 en Afrique du Sud de Patrick Karegeya, ancien directeur du renseignement du FPR, Kagame prononçait un discours levant toute ambiguïté sur le commanditaire de ce crime : « Quiconque trahit le pays en paiera le prix. Si vous décevez le pays, si vous souhaitez du mal à son peuple, vous finirez par en subir les conséquences. Il ne reste qu’à savoir comment. » Le critère est simple : il suffit de décevoir le pays ou de vouloir du mal à son peuple – ou plutôt aux extrémistes qui gouvernent le Rwanda. Si cette méthode était appliquée en France, une partie de la classe politique aurait déjà disparu. Sérieusement, l’État français, qui depuis plusieurs décennies a cessé d’incarner la France édifiée par nos rois et nos révolutions, a osé nommer Louise Mushikiwabo, cette apparatchik du FPR, à la tête de la Francophonie. Quelle trahison nationale et quel affront pour nos amis congolais, que la France a le devoir de préférer aux extrémistes rwandais ! David Blair, un journaliste anglais écrivait récemment dans The Telegraph : «Kagame exploite sans vergogne la culpabilité occidentale pour poursuivre son propre impérialisme. Le président du Rwanda est le Poutine de l’Afrique : il attaque et pille un pays voisin.» Oui sur la culpabilisation outrancière et l’impérialisme. Mais quelle mauvaise comparaison ! Le conflit en Ukraine n’a rien à voir avec l’agression perpétrée par le Rwanda. Comme le déclarait récemment Jeffrey Sachs : «L’idée selon laquelle Vladimir Poutine chercherait à recréer l’Empire russe n’est qu’une propagande simpliste, destinée aux enfants. Quand on connaît l’histoire jour après jour, année après année, ces récits relèvent de la puérilité. Malheureusement, les enfantillages semblent mieux fonctionner que les analyses sérieuses destinées aux adultes.» Depuis le début de la guerre en Ukraine, malgré les insultes et moqueries des journalistes occidentaux à son encontre, Vladimir Poutine n’a jamais proféré de menaces directes contre la presse. Ainsi, les journalistes occidentaux, invités des plateaux télévisés, purent s'en donner à cœur joie, puisqu'ils savaient qu’ils n’avaient pas à craindre de représailles. Kagame, en revanche, ne tolère aucune offense. Bien que sa puissance militaire soit dérisoire comparée à celle de la Russie, il se montre infiniment plus menaçant et dangereux. La terreur, l'arme des faibles, est un outil qu’il manie avec une perfection sadique. Dans une vidéo qu’un troll rwandais m’a gentiment adressée pour me menacer, le message de Kagame était limpide : « We are going to shoot you down in broad daylight.» Il visait les activistes et les journalistes hostiles au FPR. (Cf vidéo) Vraiment !!! La France va t-elle enfin cesser de s’autoflageller alors qu'eu égard au génocide de 1994, elle a mille fois moins de raisons de se reprocher ses actes que le FPR, les US, le Royaume-Uni, le Canada, l’ONU ou même l’Ouganda. L’histoire, lorsqu’elle ne sera plus contrainte révélera que la critique de la France ne fut qu'un moyen de diversion. En guise de conclusion : fin du rapport de Guillaume Ancel du 15 septembre 1994 sur l’opération Turquoise : «Si l’objectif était bien d’arrêter les massacres, alors cette opération fut un succès indéniable. J’ai pu observer que 300 hommes, certes des légionnaires, ont réussi là où 1 500 Casques bleus ont lamentablement échoué. La Légion étrangère a un prestige tel qu’aucun Rwandais n’a osé la prendre à partie pendant cette mission. Pour cette tâche délicate de rétablissement de la paix, la rigueur et la discipline de la Légion ont été prépondérantes ; leur détermination a été la clé de leur succès.» La France sauva en effet 15 000 tutsi. Ministère de l'Intérieur Ministère des Armées et des Anciens combattants CourrierDesStratèges
Jean-François Le Drian
22,940 görüntüleme • 1 yıl önce
