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Pourquoi l'on devient de plus en plus laïque en vieillissant ⬇️ C’est une question que je mijote depuis un mois à peu près que la France a commémoré les 120 ans de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Comme tous les anniversaires, celui-là...

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📢🚨Il existe des influenceurs qui montrent le quotidien d’un auxiliaire de vie. Et c’est peut-être l’un des contenus les plus utiles que les réseaux sociaux puissent produire. Parce que derrière ces vidéos, il y a une réalité que beaucoup préfèrent ne pas regarder. S’occuper d’une personne âgée à domicile, ce n’est pas une image douce et romantique de solidarité intergénérationnelle. C’est un travail lourd, exigeant, parfois épuisant. Il faut aider à se lever, à se laver, à manger, à se déplacer. Il faut gérer la fragilité physique, la dépendance, parfois la confusion mentale. C’est un métier de proximité absolue avec la vulnérabilité humaine. Et pourtant, la société parle très peu de ces personnes. On parle beaucoup des grandes réformes, des systèmes de retraite, du vieillissement de la population, des coûts de la dépendance. Mais les auxiliaires de vie, ceux qui sont concrètement dans les appartements, les maisons, les salles de bain étroites, les couloirs difficiles, restent souvent invisibles. C’est là que ces influenceurs font quelque chose d’important. Ils montrent le réel. Pas un discours abstrait sur la solidarité. Pas une statistique dans un rapport administratif. Le quotidien concret : les gestes, la patience, la responsabilité énorme de veiller sur quelqu’un qui ne peut plus toujours veiller sur lui-même. Parce que c’est ça, le mur de la réalité qui attend nos sociétés. La population vieillit. Les familles sont plus dispersées. Les structures d’accueil sont saturées ou coûteuses. Et de plus en plus de personnes âgées restent à domicile. Cela signifie que des milliers d’auxiliaires de vie portent une responsabilité immense, souvent pour des salaires modestes et avec une reconnaissance limitée. Voir ces contenus rappelle une chose essentielle : derrière le vieillissement démographique, il y a des personnes concrètes qui tiennent la société debout au quotidien. Et ce n’est pas un travail théorique. C’est un travail humain, physique, psychologique. Alors oui, montrer cette réalité est important. Parce que cela oblige à regarder ce que beaucoup préfèrent ignorer : un jour, chacun de nous sera confronté à cette fragilité, directement ou à travers un proche. Et comprendre la valeur de ceux qui accompagnent cette dernière étape de la vie, c’est peut-être l’une des prises de conscience les plus importantes pour une société qui vieillit.

ChienSurpris

54,372 Aufrufe • vor 4 Monaten

🎥 FACE CAMÉRA, IL FOND EN LARMES… ET CE N’EST PAS LA PREMIÈRE FOIS. 😡💔 Depuis que je suis sur le terrain, je vois la même scène se répéter encore et encore : 👉 des Français qui pleurent, 👉 des Français à bout, 👉 des Français enragés contre Macron, contre l’injustice, contre un système qui les écrase. Ce monsieur a craqué devant la caméra. Et comment lui en vouloir ? Il bosse, il paie, il survit… et il voit son pays s’effondrer sous ses yeux. Ce n’est pas de la comédie. Ce n’est pas de la politique. C’est la souffrance brute d’un peuple abandonné. Depuis que je sillonne les rues, je rencontre : — des mères qui n’arrivent plus à nourrir leurs enfants, — des travailleurs qui dorment dans leur voiture, — des retraités humiliés, — des jeunes qui ne croient plus en rien, — des citoyens qui tremblent pour leur avenir.Les larmes, la colère, l’amertume… Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat de 10 ans de mépris, de décisions absurdes, de taxes, de mensonges, de trahison.Macron et son cercle vivent dans un autre monde. Pendant que le peuple, lui, se noie. La fracture est totale. Le fossé est devenu un gouffre. Et ce système ? Corrompu, déconnecté, autoritaire, ingérable. Un système qui protège les puissants et piétine les Français ordinaires. Un système qui parle de “valeurs” mais détruit la dignité. Un système qui promet des “réformes” mais produit la misère, la peur et la colère. 💬 “Ce n’est pas une crise politique. C’est une crise humaine.” Si tous ces gens pleurent aujourd’hui, ce n’est pas par faiblesse. C’est parce qu’ils ont tout donné… et qu’on leur a tout pris. Et il arrive un moment où même les plus forts ne peuvent plus retenir leurs larmes. Je continuerai à leur donner la parole. À montrer leur vraie vie. À exposer ce que les médias cachent. Parce qu’avant d’être une émission, GPTV Investigation, c’est un cri. Le cri d’un peuple qu’on refuse d’entendre.🔥 #France #Colère #Macron #Système #GPTVInvestigation #LarmesDuPeuple #RéalitéDesFrançais

Planetes360

85,740 Aufrufe • vor 8 Monaten

Maroc : Blind Dating : Vous voyez un phénomène isolé, moi je vois une manipulation savamment orchestrée. J’ai exploré les réseaux sociaux 🌐 pour comprendre la réaction des Marocains. Ce qui m’a surpris 😲, c’est que la majorité des Marocains, hommes et femmes, critiquent à juste titre la jeune femme 👩, mais parlent peu des quatre garçons 👦👦👦👦. En tant qu’homme marocain, j’étais plus choqué 😡 par le comportement de ces prétendus hommes sans dignité. Ce qui est encore plus surprenant 😮, c’est que personne ne se demande qui est derrière cette chaîne YouTube 📺, qui la finance 💰, compte tenu de la qualité de la production 🎥 et du matériel à disposition 🎬. Ce ne sont pas des enfants perdus qui ont créé cette chaîne dans leur chambre 🏠. De plus, personne ne fait le lien entre le timing de cette chaîne ⏰ et le débat qui secoue la société marocaine sur la révision de la Moudawana 📜. 🚨🚨🚨De plus, l’émission n’inscrit pas ses rencontres dans le cadre d’un mariage pour fonder une famille. C’est une promotion de l’abrogation de l’article 490, c’est-à-dire la dépénalisation des rapports hors mariage. Ce n’est pas seulement une déviance sur les réseaux, c’est du militantisme qui a pour cible les plus jeunes. Ils ont compris qu’ils ne peuvent pas convaincre les plus de 30 ans alors ils préparent le terrain en influençant les jeunes. En réponse à la réaction de la principale intéressée, “Je vis en Hollande 🇳🇱 et je ne savais pas que ce programme allait déranger les Marocains”, c’est une vaste plaisanterie 😂. Cette jeune femme représente le pire et l’extrême, et elle est une caricature de las femme en Europe 🇪🇺. Certes, les Européens sont en décadence morale sur ces sujets, mais la plupart des femmes ne lui ressemblent pas. Vu la qualité de son darija, on voit que c’est sa langue maternelle.

MD🇲🇦

112,112 Aufrufe • vor 2 Jahren

📢🚨 Cette vidéo remet le curseur là où il faut. Pas sur les débats superficiels, mais sur ce que produit réellement le système dans lequel nous vivons. Quand un État en vient à s’accaparer 66 % des richesses produites, il ne laisse que des miettes à ceux qui essaient de construire leur vie. Et ce n’est pas une exagération. C’est un modèle économique fondé sur la prédation, la dette, et le contrôle social. Cet accaparement permanent des fruits du travail ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un projet plus vaste : l’emprise d’un empire mondialiste, qui s’est peu à peu imposé à travers l’État, les normes, les traités, et la propagande médiatique. Un empire qui n’a pas besoin de tanks, mais de fiscalité, de surveillance, et de résignation. Et pour maintenir cette machine, il faut des électeurs dociles. Voilà pourquoi une grande partie de la population, notamment les retraités, est maintenue sous perfusion d’argent public. Ce ne sont pas eux les stratèges. Ce sont les outils électoraux du mondialisme, utilisés pour verrouiller le système et empêcher toute remise en question. Mais ce système a un coût. Et ce coût, ce sont les générations suivantes qui le paient. Aujourd’hui, les jeunes grandissent dans un monde sans espoir, sans perspective d’ascension réelle, dans lequel chaque opportunité est entravée par des taxes, des normes, des obstacles bureaucratiques, et une culture du soupçon. Le lien de causalité est là, évident, brutal : un modèle qui étouffe l’initiative, qui écrase les volontés, qui ne récompense pas l’effort mais la conformité, finit par plonger une partie de la jeunesse dans le désespoir. Et dans certains cas, ce désespoir mène au pire. Ce jeune homme, 19 ans, s’est suicidé. Parce qu’il était dans une situation précaire. Parce qu’il ne voyait pas d’issue. Parce qu’il n’a pas trouvé dans cette société de quoi se projeter, de quoi construire une vie digne. Ce n’est pas un fait divers. C’est un signal d’alarme. Il appartient aux parents, à ceux qui ont encore un minimum de lucidité, de regarder la réalité en face. Vos enfants n’auront pas les mêmes chances que vous. Le monde qu’on leur laisse est cadenassé. Et si vous ne les aidez pas à comprendre, à se défendre, à résister au poids de ce système, alors certains finiront par sombrer. Pas par faiblesse. Par lucidité brutale. La question n’est plus : “Est-ce que ça va aller ?” La question est : “Que vais-je faire pour que mes enfants ne soient pas broyés par ce monde-là ?”

ChienSurpris

58,763 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Je suis tellement désolé pour cette femme. Désolé, parce qu’elle vient de percuter, comme beaucoup trop de Français, une vérité violente, brutale, qu’on ne vous explique jamais tant qu’on ne s’y cogne pas de plein fouet : en France, hériter, ce n’est pas recevoir l’amour transmis par le travail d’une vie — c’est se faire racketter. Ici, quand ton père meurt, ce n’est pas un deuil, c’est un avis de saisie. Ce n’est pas un moment pour se recueillir, c’est une visite chez le notaire, entre deux papiers de l’État qui t’expliquent que la maison de ton enfance va devoir être vendue pour payer des taxes à un État obèse qui a déjà tout ruiné et qui continue à te pomper même dans la tombe. Ce que cette femme découvre, c’est que la mémoire, les souvenirs, les attaches, la transmission… tout ça, en France, ça se vend au rabais. Parce que le fisc a décidé que l’amour familial devait passer à la caisse. Parce que dans cette république de charognards, on t’impose de liquider le patrimoine de tes morts pour gaver un système qui crache sur le mot “famille” et glorifie le parasitisme d’État. On lui a volé les murs chargés d’histoires, les objets qu’elle voulait garder pour ses enfants, la trace matérielle d’une lignée. On l’oblige à tout transformer en euro-papier, cette merde fondante fabriquée par une BCE qui imprime plus vite que les souvenirs ne s’effacent. Et pourquoi ? Pour financer quoi ? Des cabinets de conseil ? Des ronds-points ? Des subventions pour des projets moisis ? Et le peuple ? Le peuple regarde ailleurs, comme d’habitude. Jusqu’à ce que ça lui tombe dessus. Hériter, en France, c’est pleurer deux fois. Une fois pour la perte. Et une fois pour le vol. C’est une honte. Une putain de honte. La France est une honte.

ChienSurpris

627,295 Aufrufe • vor 1 Jahr

⚠️ François Bayrou a osé dire : « Ce n’est pas sérieux. » Mais ce qui n’est pas sérieux, c’est d’avoir les mêmes clowns aux manettes depuis 40 ans, qui plantent le pays et viennent ensuite nous expliquer que tout va bien. Et là-dessus, Marc Touati lâche une vérité qui fait mal : « Je ne supporte pas qu’on me dise que c’est à cause des Français. Non, ce n’est pas à cause des Français, c’est à cause des dirigeants qui ont fait n’importe quoi depuis des années, y compris dernièrement. » Voilà. Fin de l’histoire. Ce n’est PAS le peuple qui vit au-dessus de ses moyens, qui triche, qui bricole des comptes publics comme un apprenti comptable bourré. C’est cette élite politique qui a cramé la caisse, multiplié les cadeaux aux copains, et laissé filer une dette monstrueuse. Et aujourd’hui, on veut faire croire que si la France sombre, c’est parce que toi tu chauffes trop ton appart en hiver ou que tu prends ta bagnole pour aller bosser. Non. La vérité, c’est que ce pays est géré comme une épicerie de quartier tenue par des incompétents qui se prennent pour des visionnaires. Bayrou peut dire “ce n’est pas sérieux”, mais le vrai gag, c’est qu’on continue de recycler ces mêmes dirigeants, les Bayrou, Macron, Hollande, Sarkozy… toujours les mêmes, toujours plus nuls. Ce n’est pas les Français le problème. C’est CEUX qui prétendent les diriger. Et ça, ça ne sera jamais “sérieux”. #Bayrou #Touati #Politique #France #Macron

BusinessBourse

64,645 Aufrufe • vor 10 Monaten

📢🚨 Ce jeune homme illustre à la perfection ce que de plus en plus de Français ressentent : un profond dégoût pour un système qui les considère comme des vaches à lait jusqu’à la dernière goutte. Son témoignage, brut et sans fioritures, met en lumière une réalité que beaucoup préfèrent ignorer : l’exil fiscal n’est pas seulement une affaire de milliardaires cherchant à optimiser leurs impôts, mais aussi une réponse légitime de citoyens excédés par l’avidité d’un État qui ne leur offre en retour qu’une bureaucratie hostile et une insécurité croissante. Ce qu’il dit, c’est qu’il ne reconnaît plus aucune légitimité à cette administration prédatrice. Il revient, non pas pour contribuer, mais pour solder ses comptes et disparaître à jamais de cet enfer fiscal. C’est un geste de rupture radicale, mais aussi un signal fort : combien sont-ils, aujourd’hui, à en arriver à la même conclusion ? Combien d’entrepreneurs, de travailleurs qualifiés, de jeunes ambitieux, regardent ailleurs en se disant qu’ils n’ont plus rien à attendre d’un pays qui les punit dès qu’ils réussissent un peu trop ? Le plus inquiétant dans tout cela, ce n’est pas qu’un individu prenne cette décision. C’est que l’État, englué dans sa logique confiscatoire, n’en tirera aucune leçon. Il continuera à pressurer ceux qui restent, à criminaliser ceux qui partent, et à s’étonner que la fuite des talents devienne un exode. Une chose est sûre : ce jeune homme ne sera ni le premier, ni le dernier à claquer la porte.

ChienSurpris

471,295 Aufrufe • vor 1 Jahr

Ce qui fragilise une démocratie ne commence jamais par des ruptures visibles. Cela s’installe à bas bruit, par des renoncements discrets, des accommodements successifs, des silences que l’on justifie au nom du calme ou de la paix sociale. Une démocratie se mesure pourtant à sa capacité à défendre ses principes sans trembler. Ni contre des citoyens, ni contre des convictions intimes. Mais face à ce qui cherche à les contourner. La République est ici mise à l’épreuve de sa lucidité. Le travail parlementaire présenté aujourd’hui met en lumière un projet politique. Un projet méthodique, patient, souvent légaliste, qui cherche à redessiner les règles communes en investissant l’école, le sport, l’associatif, les réseaux sociaux, puis la sphère électorale. Pas par la violence frontale, mais par l’habituation. Pas par la rupture, mais par la normalisation. Ce que documente ce travail, ce sont des stratégies d’entrisme, des logiques de double discours, une instrumentalisation permanente de causes légitimes pour faire avancer un agenda qui ne l’est pas. La République devient un décor, ses principes des variables d’ajustement. Le point le plus grave n’est pas là. Le plus grave, c’est la complaisance politique. Des élus mal outillés parfois. Des élus opportunistes parfois. Mais au final, un même résultat : on banalise ce que l’on refuse de nommer, et l’on fragilise ce que l’on prétend défendre. Comme le rappelait David Lisnard président de Nouvelle Énergie dès 2022, il existe bien une dynamique politique de conquête de l’espace public et de l’espace privé. Ne pas la contrer, ce n’est pas être tolérant. C’est abandonner le terrain. C’est trahir l’esprit républicain. Et surtout, c’est laisser les Français musulmans pleinement intégrés se retrouver marginalisés, pris en étau entre une idéologie qui parle en leur nom et une République qui n’ose plus parler clair. Ce travail le dit sans détour : l’islamisme prospère sur nos silences, nos ambiguïtés, nos lâchetés électorales. Il ne s’impose pas. Il s’installe. Il ne convainc pas. Il infiltre. La réponse ne sera ni l’amalgame, ni le déni. Elle sera la clarté. La fermeté sur les principes. La défense assumée de la laïcité, de l’universalisme, de l’égalité réelle. C’est exactement cette ligne que porte David Lisnard. Pas contre des citoyens. Mais contre une idéologie politique incompatible avec la République. Et c’est précisément parce que ce combat protège tous les Français, sans distinction, qu’il est aujourd’hui incontournable. (28/09/2022)

Sébastien 🎗️

13,158 Aufrufe • vor 7 Monaten

📢🚨 J’avais partagé il y a peu une vidéo de cet influenceur, et je dois reconnaître une chose : il a une discipline mentale remarquable. Et surtout, il met le doigt sur une vérité que beaucoup refusent de regarder en face. La médiocrité n’a jamais été une question d’origine, de couleur de peau ou d’ethnie. C’est une illusion commode pour ceux qui veulent simplifier le monde. La médiocrité, elle est humaine. Elle traverse toutes les sociétés, toutes les cultures, toutes les époques. Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’origine. C’est l’éducation. Dans la vidéo, cette femme refuse de prendre de l’argent qui ne lui appartient pas. Pas parce que quelqu’un la surveille. Pas parce qu’il y a une loi. Mais parce que son éducation lui a forgé une règle intérieure très simple : on ne prend pas ce qui n’est pas à nous. Et surtout, elle rappelle une chose qui semble presque devenue subversive aujourd’hui : l’argent doit être le fruit de l’effort et du travail. C’est une discipline. Une morale personnelle. Une ligne intérieure que l’on ne franchit pas. On peut construire mille discours sociologiques pour expliquer les comportements humains, mais au bout du compte il reste toujours cette question simple : qu’est-ce que l’on vous a appris quand personne ne vous regarde ? Parce qu’au fond, la civilisation tient souvent à très peu de choses. Parfois simplement à cette petite voix intérieure qui dit : “ce n’est pas à moi, donc je n’y touche pas.”

ChienSurpris

160,872 Aufrufe • vor 4 Monaten

Connaissez-vous l’expérience du « still face »- en français, l’expérience « du visage impassible » ? Elle fut mise au point par Edward Tronick, professeur en psychologie comportementale à Boston. Elle consiste à étudier l’effet produit quand, dans un moment d’échange entre un nourrisson et sa mère, cette dernière passe, d’un coup, d’une attitude expressive et démonstrative à un visage impassible. Dans un premier temps, le bébé s’agite, tente de susciter à nouveau des expressions sur le visage maternel, avant de se mettre à pleurer et à crier de détresse. Quand la mère reprend enfin son visage animé, le bébé s’apaise, s’égaye à nouveau, mais reste vigilant – comme sous stress. Cette expérience, qui date de 1978, a connu un récent regain d’intérêt, certains experts s’en servant pour enjoindre les parents à n’être pas trop sur leur téléphone en présence des leurs enfants. Mais moi, j’irais encore plus loin : je crois que nous sommes, aujourd’hui, tous de gros bébés plongés dans une expérience géante de « visages impassibles ». A cause de l’addiction de masse aux écrans, entre autre. Mais de manière plus générale, je pense qu’on a oublié à quel point la santé des sociétés tient à de la matière humaine. Bien sûr, il y a la politique, ses erreurs, ses fautes, et les fractures qui en découlent. Sur certains sujets, il serait temps que l’action publique se ressaisisse. Mais je crois aussi aux « choses qui sont en nous », pour reprendre une expression du géographe Christophe Guilluy dans de L’Express, il y a peu. La sincérité, la joie, la sympathie, la complicité. Toutes choses qui se transmettent par le regard, le sourire, l’expression d’un visage. Qui désamorcent les fantasmes, et empêchent, depuis la nuit des temps, la guerre de tous contre tous. Il ne s’agit pas d’être niais, ou de croire que tout le monde peut s’entendre avec tout le monde. Mais de comprendre la puissance de ces choses-là. C’est pourquoi je ne pense pas qu’il y ait deux France irréconciliables. L’expression - un incontournable du débat public - a eu tant de succès qu’elle semble avoir figé un diagnostic dans le marbre. Mais à bien y réfléchir, non, je n’y crois pas. Pas à cette échelle. Il n’y pas autant de Français irréconciliables avec autant de Français. En plus d’être fausse, cette idée est une sorte de capitulation. Une façon de planquer sa responsabilité individuelle derrière une formule, et de s’exonérer d’être attentif à l’autre. C’est-à-dire : à celui qui ne pense pas comme soi. Celui qui ne vit pas comme soi. Mais au destin duquel on est lié, comme dans toute société. Il n’y a pas deux France irréconciliables. Il n’y a que des individus qui ne se parlent pas assez. Qui ne se regardent pas assez. Et qui ne vont plus chercher, dans un sourire ou dans le timbre d’une voix, la ressource de la vie des nations. La très bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a là rien d’irréversible.

Anne Rosencher

53,305 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Voilà une scène typiquement française. Un dirigeant d’Ubisoft — un de ces rares types qui génèrent de la richesse dans ce pays — tente d’expliquer à un élu communiste comment fonctionne réellement l’économie. Il lui dit : écoutez, si vous critiquez les subventions, il faut aussi regarder le flux complet. Les emplois créés, les salaires versés, les cotisations sociales, la TVA, l’impôt sur le revenu… Ce que vous appelez une “subvention”, c’est parfois un levier fiscal puissant. Parce que quand l’État met 38 millions et en récupère 300, ça mérite peut-être un peu plus qu’un haussement d’épaules. Et là, la réponse tombe : “c’est tiré par les cheveux.” Alors non. Ce n’est pas tiré par les cheveux. C’est une lecture basique du cycle économique réel. Il faut suivre le flux, comprendre où et comment l’argent est produit, à quel moment il devient fiscalisable, et comment il retourne à l’État. Grâce aux salaires, à la consommation, aux charges. Ce n’est pas une théorie, c’est la réalité des comptes publics. Mais attention : ça ne veut pas dire que l’économie devrait tourner à coup de subventions. Une économie saine, évidemment, repose sur la liberté d’entreprendre, la prise de risque, la création de valeur. Les subventions doivent rester l’exception, pas la règle. Un outil stratégique ponctuel, pas un modèle permanent. Ce que révèle cet échange, ce n’est pas qu’il faut subventionner plus. C’est qu’on a un vrai problème de culture économique. Quand même les mécanismes de base sont perçus comme “tirés par les cheveux”, c’est qu’on vit dans un monde parallèle, où la richesse semble tomber du ciel et où l’État est perçu comme l’origine de tout, au lieu d’être le gestionnaire de ce que d’autres produisent. Voilà le vrai malaise : ce divorce intellectuel profond entre ceux qui comprennent comment se crée la valeur… et ceux qui pensent encore que redistribuer, c’est produire.

ChienSurpris

253,437 Aufrufe • vor 1 Jahr

Je ne le présente pas : il a animé pendant des années les samedis soirs de millions de Français, mettant dans les salons une ambiance festive et chaleureuse. Le 25 avril, Patrick Sébastien a sorti un nouvel album, un album de chanson paillardes, qui sacrifie, donc, tout à fait à la tradition de rimes riches en miches et de refrains coquins. Et c’est un carton : 50 millions de vues revendiquées sur les réseaux sociaux, en cumulé, depuis la sortie. Un succès considérable, dopé notamment par le titre « Est-ce que tu l’as vu ? » - et je vous certifie qu’il ne s’agit pas de l’ONU. Pour en comprendre les ressorts, il intéressant de lire ce que Patrick Sébastien en dit dans ses entretiens. D’abord, il explique avoir ressenti une aspiration à un peu de légèreté et de joie dans l’ambiance morose qui étreint nos sociétés. On peut dire qu’il a vu juste. Ensuite, et c’est encore plus intéressant, il livre une réflexion quant à la caricature que certains font de lui et de son univers. Dans le journal La Montagne, par exemple, il explique :« Franchouillard, beauf…dites ce que vous voulez. Je suis un garçon qui ne picole pas, qui est dans la générosité, le partage. Si c’est ça être beauf, je le souhaite toute monde. » Plus loin : « Il faut connaître les gens, les respecter. La caricature du mec qui écoute mes chansons, c’est un beauf avec la casquette Ricard. Mais ce n’est pas vrai. Il y a aussi plein d’étudiants et d’étudiantes qui plus tard seront chef d’entreprise, ingénieur et qui s’éclatent là-dessus. Faut arrêter de traiter les gens de blaireaux. » Patrick Sébastien exprime-là une tendance culturelle plus générale. Pour le dire avec une expression à la mode : nous assistons chez une partie des Français des classes moyennes populaires, à une inversion du stigmate. C’est à dire que d’une marque de mépris, ils font un étendard. Et retournent aux méprisants le miroir de leur propre brutalité et de leurs intolérances à répétition. « Après le barbecue, Michel Sardou, et Miss France, dites-nous, qu’est-ce qu’on a encore fait de ˋproblématique’ aujourd’hui ? », interpellent-ils. Car il y eu, ces dernières décennies, une stigmatisation des classes moyenne et populaire, leurs goûts, leurs modes de vie, qui les a bien souvent diffamées, et réduites à des caricatures. Aujourd’hui, un mouvement de rebuffade se généralise y compris dans le milieu artistique. Nombre de films et de livres commencent à corriger cesreprésentations. Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà ça. Car une société dysfonctionne si elle ignore que la bonté, la culture, les valeurs, les principes, sont partagées à la même hauteur et dans les mêmes proportions, dans toutes les catégories de la population.

Anne Rosencher

121,061 Aufrufe • vor 1 Jahr

Il y a des hommes qui marchent seuls, non par orgueil, mais parce qu'ils refusent de céder leur liberté. Juan Branco ✊ semble être de ceux-là. Mais ce qu’il dit ici va plus loin. Ce qu’il revendique, ce n’est pas une solitude hautaine, mais une force rare, précieuse, forgée dans l’indépendance absolue. Ne pas avoir de fil à la patte. Ne rien devoir à personne. Ne pas s’incliner devant les cercles invisibles qui fabriquent les figures du pouvoir. Qui, aujourd’hui, peut en dire autant ? Dans ses mots, on sent la fierté de quelqu’un qui a payé cher pour sa liberté. Il parle de "coût", de sacrifices, de batailles invisibles. Mais cette liberté n’est pas un trophée qu’il garde jalousement. Elle devient un don. Une arme partagée. Car il n’existe pas sans ceux qui le suivent. Et ce qu’il construit ne lui appartient pas. Il parle d'une "véritable souveraineté", mais ce n’est pas la sienne : c’est celle des citoyens. Une souveraineté bâtie sur la confiance et la vérité, sur cette idée que le pouvoir ne se prend pas, il se reçoit. Et puis, il y a cette phrase, empruntée à Malcolm X : "Je suis déjà mort." Une phrase qui glace et inspire tout à la fois. Parce qu’elle porte en elle un engagement total, sans retour possible. Branco ne parle pas ici de son ambition, ni de sa vie. Il parle de ce qui reste quand on a tout donné : le projet, le rêve, le legs. Ce qu’il veut, ce n’est pas un trône, mais une construction. Un espace où l’on peut enfin respirer, librement. Et alors, dans ces mots, on entrevoit autre chose. Un possible. Un chemin. Une voix différente, qui ne se plie ni ne rompt. Pas un leader qui gouverne, mais un bâtisseur qui ouvre la voie. Peut-être est-ce cela, aujourd’hui, qui manque le plus. Et peut-être est-ce là que tout commence... À nous de voir.

Laura Py

103,489 Aufrufe • vor 1 Jahr