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Ana Sayfaya Dön

📢🚨Sur le plan rhétorique, la séquence entre Rachida Dati et Patrick Cohen est assez intéressante à observer. Au départ, on est dans ce que l’on pourrait appeler un problème circulaire de démarrage. Le journaliste tente d’installer un angle d’interrogation accusatoire, mais il n’arrive pas vraiment à approfondir. Les questions...

141,642 görüntüleme • 5 ay önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

40,461 görüntüleme • 4 ay önce

Le débat sur l’héritage est souvent posé à l’envers. On demande ce que l’héritier a fait pour « mériter » ce qu’il reçoit, alors que la première question devrait être de savoir de quel droit la collectivité décide à la place de celui qui a constitué ce patrimoine. Épargner, investir, acheter un logement, développer une entreprise, c’est aussi pouvoir choisir ce que l’on fera du fruit de ces efforts. Pour beaucoup, transmettre à leurs enfants est même l’une des raisons pour lesquelles ils ont travaillé, pris des risques et renoncé à consommer immédiatement. Et derrière cette question se trouve un problème français plus large, que David Lisnard rappelle régulièrement. À force de chercher ce que l’on pourrait encore taxer, on finit par oublier de demander pourquoi l’État a constamment besoin de prélever autant. Le débat fiscal devient alors le moyen d’éviter celui sur la dépense publique et son efficacité. Et c’est particulièrement vrai pour l’héritage. Invoquer le « mérite » de celui qui reçoit déplace le débat. Un héritage n’est pas une récompense distribuée par la société. Il est d’abord l’expression de la volonté de celui qui transmet. Il y a quelque chose de profondément incohérent à encourager toute une vie l’épargne, la responsabilité et la prévoyance, puis à considérer, au moment de la transmission, que l’État aurait davantage de droits sur ce patrimoine que celui qui l’a constitué.

Sébastien 🎗️

115,701 görüntüleme • 5 gün önce

La biologie n’est pas une « manipulation cis-hétéro-patriarcale ». C’est la réalité. Et prétendre le contraire, c’est de la pure idéologie qui relève de la psychiatrie ! Elliot Page, dans un podcast, explique avec le plus grand sérieux que « le monde naturel et ce qu’on apprend en cours de biologie » constituent un système « cis-hétéro-patriarcal » utilisé pour faire passer les personnes queer et trans pour des êtres « inadaptés », « pas réels », ou « une invention moderne ». Selon lui, les humains seraient « la seule espèce assez ridicule » pour avoir un problème avec les personnes trans. On est « constamment gaslightés ». C’est à la fois pathétique et inquiétant. La biologie n’est pas une opinion. Elle n’est pas un « système » conçu par des méchants cis-hétéros pour opprimer. C’est la description, laborieuse, imparfaite, mais de plus en plus précise, de la réalité matérielle. Les mammifères se reproduisent de façon sexuée. Il y a des mâles et des femelles. Les gamètes sont de deux types. Les chromosomes sexuels existent. Les anomalies du développement sexuel (intersexuation) sont des troubles, pas une preuve qu’il existe un spectre fluide de sexes. Tout cela n’a rien à voir avec le patriarcat. C’est de la zoologie, de la génétique, de l’embryologie. Refuser ces faits parce qu’ils gênent une identité personnelle, c’est exactement ce que fait un enfant qui tape du pied parce que la gravité l’empêche de voler. Dire que la biologie « invalide » les personnes queer et trans, c’est retourner la charge de la preuve. La biologie n’invalide personne. Elle constate. Ce sont certains discours qui tentent d’invalider la biologie. On a le droit d’avoir une dysphorie de genre. On a le droit de s’habiller, de se faire opérer, de vivre comme on veut entre adultes consentants. On n’a pas le droit d’exiger que le reste du monde réécrive les manuels scolaires et les définitions scientifiques pour coller à ses sentiments. Ce discours révèle quelque chose de plus profond : une incapacité radicale à accepter la frustration. « Je le veux, j’y ai droit, la nature et la science doivent s’adapter à mes exigences. » C’est le slogan d’une génération qui a confondu le désir et le droit, le ressenti et le réel. Quand on refuse la limite, on finit par traiter la réalité elle-même comme une agression. Et on appelle ça « gaslighting ». Le plus absurde, c’est la référence à la nature. Dans le monde animal, on trouve des comportements homosexuels, des inversions de rôle, des hermaphrodismes, des changements de sexe chez certains poissons. On ne trouve nulle part l’équivalent d’une « identité de genre » qui contredirait le sexe biologique et exigerait qu’on nie le dimorphisme sexuel. Les humains sont effectivement la seule espèce assez sophistiquée et assez narcissique pour inventer un concept qui se retourne contre l’observation empirique et pour le présenter ensuite comme une vérité supérieure. Cette sexualité et cette identité doivent rester dans le domaine privé. Mais en faire une tribune permanente, réclamer que la science s’agenouille, traiter les faits biologiques de « manipulation », et présenter toute contradiction comme de la haine ou du gaslighting, c’est intolérable. Ça ne change pas le regard de la société : ça le braque. Ça ne libère personne : ça enferme dans une fiction fragile qui a besoin d’être constamment protégée de la réalité. Si la personne croit vraiment que la biologie est une arme idéologique contre elle, on est dans le registre psychiatrique. Si elle le dit pour provoquer et polariser, on est dans le registre de la manipulation médiatique. Dans les deux cas, laisser un micro ouvert sans contradicteur féroce est une faute. On n’a pas à censurer. On a le devoir de répondre. Et la réponse est simple, sèche, et sans appel : La biologie n’est pas une opinion. La nature n’est pas patriarcale. Et le réel n’a pas à s’adapter à vos exigences. Le reste, c’est du théâtre.

Alain Weber

17,647 görüntüleme • 12 gün önce

📢🚨 Franchement, qu’est-ce qui vous empêche de faire comme cette dame ? Cuisiner chez vous, préparer quelques plats simples, et les vendre dans la rue, directement. Là, on est à Rosny-sous-Bois, mais à Paris c’est partout : des petites installations de fortune, de la vraie cuisine maison, et des clients au rendez-vous. Alors, pourquoi pas vous ? Ce n’est pas la compétence qui vous manque. Ce n’est pas non plus la demande. Et ce n’est même pas la loi, parce qu’on le sait tous : ce qu’elle fait là, c’est illégal. Elle vend dans la rue, sans autorisation, sans déclaration, sans contrôle sanitaire. Elle est hors des clous. Et pourtant, elle est là. Et elle vend. Tranquillement. Parce qu’elle vit dans le réel. Pendant que vous, vous êtes coincés dans le mythe du bon citoyen. Celui qui attend que tout soit validé, cadré, certifié. Celui qui ne fait rien sans case cochée. Vous êtes paralysés par les normes, par l’administration, par la peur de perdre vos aides. Le RSA, les allocations, les primes : ça vous a appris à ne surtout rien risquer. Vous appelez ça la prudence, mais en vrai, c’est de la résignation. Et ce sont forcément ceux qui n’ont rien, souvent des étrangers en situation irrégulière ou dans une misère totale, qui prennent la place. Pas par choix, mais par nécessité. Eux, ils n’ont pas le luxe d’attendre. Ils n’ont pas d’attachement au “système”. Ils bougent. Ils osent. Et tant mieux pour elle. Son plat a l’air délicieux. Elle propose sa barquette à trois euros. Trois euros ! Alors que ça en vaut six, sept, peut-être même huit. Et vous savez quoi ? Le jour où elle va s’en rendre compte, le jour où elle va réaliser que sa cuisine mérite plus, que les gens reviennent, qu’elle peut gagner sa vie dignement avec ça — ce jour-là, elle ne fera pas machine arrière. Elle sera lancée. Et vous, vous serez encore là, à attendre l’accord de la préfecture.

ChienSurpris

555,251 görüntüleme • 1 yıl önce

📢🚨 Cette vidéo remet le curseur là où il faut. Pas sur les débats superficiels, mais sur ce que produit réellement le système dans lequel nous vivons. Quand un État en vient à s’accaparer 66 % des richesses produites, il ne laisse que des miettes à ceux qui essaient de construire leur vie. Et ce n’est pas une exagération. C’est un modèle économique fondé sur la prédation, la dette, et le contrôle social. Cet accaparement permanent des fruits du travail ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un projet plus vaste : l’emprise d’un empire mondialiste, qui s’est peu à peu imposé à travers l’État, les normes, les traités, et la propagande médiatique. Un empire qui n’a pas besoin de tanks, mais de fiscalité, de surveillance, et de résignation. Et pour maintenir cette machine, il faut des électeurs dociles. Voilà pourquoi une grande partie de la population, notamment les retraités, est maintenue sous perfusion d’argent public. Ce ne sont pas eux les stratèges. Ce sont les outils électoraux du mondialisme, utilisés pour verrouiller le système et empêcher toute remise en question. Mais ce système a un coût. Et ce coût, ce sont les générations suivantes qui le paient. Aujourd’hui, les jeunes grandissent dans un monde sans espoir, sans perspective d’ascension réelle, dans lequel chaque opportunité est entravée par des taxes, des normes, des obstacles bureaucratiques, et une culture du soupçon. Le lien de causalité est là, évident, brutal : un modèle qui étouffe l’initiative, qui écrase les volontés, qui ne récompense pas l’effort mais la conformité, finit par plonger une partie de la jeunesse dans le désespoir. Et dans certains cas, ce désespoir mène au pire. Ce jeune homme, 19 ans, s’est suicidé. Parce qu’il était dans une situation précaire. Parce qu’il ne voyait pas d’issue. Parce qu’il n’a pas trouvé dans cette société de quoi se projeter, de quoi construire une vie digne. Ce n’est pas un fait divers. C’est un signal d’alarme. Il appartient aux parents, à ceux qui ont encore un minimum de lucidité, de regarder la réalité en face. Vos enfants n’auront pas les mêmes chances que vous. Le monde qu’on leur laisse est cadenassé. Et si vous ne les aidez pas à comprendre, à se défendre, à résister au poids de ce système, alors certains finiront par sombrer. Pas par faiblesse. Par lucidité brutale. La question n’est plus : “Est-ce que ça va aller ?” La question est : “Que vais-je faire pour que mes enfants ne soient pas broyés par ce monde-là ?”

ChienSurpris

58,763 görüntüleme • 1 yıl önce

Je vais le dire franchement. On peut être pour ou contre la souveraineté, mais au moins, Paul St Pierre Plamondon est clair comme de l’eau de roche. Il veut un Québec totalement, complètement, sans équivoque indépendant. Pas de demi mesure, pas de flou artistique. Et dans un paysage politique où tout le monde parle des deux côtés de la bouche, cette franchise mérite d’être soulignée. Maintenant, Mélanie Joly, elle, est en train de commettre une erreur de débutante dans un métier où elle n’est plus débutante. Elle se lance dans une campagne provinciale qui ne lui appartient pas. Elle fait exactement ce que François Legault avait tenté de faire en 2021 en disant aux Québécois pour qui voter à Ottawa. Les Québécois l’ont ignoré. Et ils ignoreront Joly de la même façon si elle pense pouvoir dicter comment voter à Québec en 2026. C’est un réflexe libéral historique, ça. Voir monter le PQ et ressortir les vieilles cassettes VHS de 1995, les images poussiéreuses de peur économique, les menaces d’isolation, les dollars qui s’envolent et les frontières qui surgissent du plancher. Mais ça, aujourd’hui, c’est la garantie de se planter. Parce que le monde a changé. Et les Québécois aussi. Le PQ est à trente trois pour cent dans les sondages. Et dans ce trente trois là, il y a près de trente pour cent de leurs propres électeurs qui ne veulent ni référendum ni séparation. Ça devrait être un signal lumineux pour tout le monde, surtout à Ottawa. Tu n’effraies plus des électeurs qui ne croient même pas à la promesse qu’ils achètent. Ils appuient un parti, pas un pays qui change de drapeau. La vérité, c’est que si Mélanie Joly pense pouvoir effrayer les Québécois en ressortant la vieille cassette, elle va se retrouver dans le même piège que Legault: parler au nom d’un peuple qui n’écoute pas ce ton là. Et qui déteste qu’on le prenne pour un élève d’école primaire. Le message, il est simple. PSPP est clair. Les Québécois décideront. Et Mélanie Joly n’a aucun avantage, aucun, à jouer au professeur qui veut leur expliquer comment voter. Parce qu’à chaque fois que quelqu’un à Ottawa essaie de faire la morale aux Québécois… c’est toujours le contraire qui arrive. PSPP propose un pari immense à un moment où le coût de la vie explose, où les guerres commerciales se multiplient et où l’économie mondiale devient plus imprévisible chaque mois. La vraie question est simple: avec tout ce que les familles vivent aujourd’hui, est ce que sortir le Québec du Canada est vraiment la priorité numéro un?

Dimitris Soudas 🇨🇦⚜️🇬🇷☦️ 13.12.1943

16,995 görüntüleme • 8 ay önce

Je sais que ça peut paraître contre-intuitif ou un peu abstrait pour certains, mais la bureaucratie et les administrations conduisent aujourd’hui à un niveau de connerie absolument sidérant en France. Plus on remonte les anomalies de procédure, plus ça devient ridicule. Je vous rappelle qu’on parle parfois d’un courrier envoyé sans le bon tampon “urgent”, d’un service qui attend un papier d’un autre service, d’un tribunal qui doit transférer un dossier à un autre parce que ce n’est pas exactement lui qui doit s’en occuper. On parle de mails, de formulaires, de parapheurs, de procédures qui font perdre un temps fou. Putain, un temps fou pour rien. Et au bout du bout, qu’est-ce qu’on obtient ? Des criminels toujours en liberté. Imaginez le nombre de personnes ayant déjà fait l’objet de signalements, de plaintes ou de procédures, mais pour lesquelles il ne se passe absolument rien parce que le dossier est coincé quelque part dans la machine administrative. L’administration française est en train de se retourner contre ses propres citoyens. À force de privilégier la procédure au résultat, elle finit par ne plus assurer sa fonction première. Par contre, quand une consigne descend du gouvernement, là tout fonctionne. Là, la hiérarchie est respectée. Là, ça obéit beaucoup plus vite. Ce qui signifie qu’au moment d’exercer le régalien au service des citoyens, il n’y a plus personne. Parce que les citoyens ne décident pas. Ils ne font pas partie de la chaîne de commandement. Vous voyez, à la fin, c’est toujours un problème politique. Et c’est extrêmement grave. À un moment donné, il va falloir redonner directement du pouvoir aux citoyens. Parce que continuer avec une machine administrative qui tourne sur elle-même sans rendre de comptes à ceux qu’elle est censée servir, ce n’est plus possible.

ChienSurpris

14,738 görüntüleme • 2 ay önce

Créer un « Haut-Commissariat à la diversité » pour répondre à Donald Trump, si l’intention se confirme, dit beaucoup de la manière dont Emmanuel Macron conçoit désormais l’action publique et le rapport au monde. Face à une recomposition géopolitique brutale, à des rapports de force assumés, à un retour de la puissance sans fard, la réponse française ne serait ni stratégique, ni industrielle, ni diplomatique au sens classique. Elle serait symbolique, identitaire et administrative, avec un nouvel organe, un nouveau titre, une nouvelle mise en scène. Le cœur du projet est explicite puisqu’il s’agit de mobiliser les diasporas. Autrement dit, penser la France non plus comme une nation politique unifiée, mais comme un agrégat de communautés mobilisables selon les circonstances. Ce n’est pas anodin. C’est un basculement intellectuel. Car une démocratie libérale solide s’adresse à des citoyens égaux en droits et en devoirs. Elle ne gouverne pas par segments culturels, mémoriels ou affectifs. Quand l’État commence à organiser la représentation des origines, il renonce à l’universalité pour entrer dans la logique des appartenances. À rebours de cette logique, il existe une ligne claire, constante et assumée. David Lisnard la formule depuis longtemps, sans détour ni ambiguïté. On ne regarde pas les individus à travers leur couleur ou leur origine, mais on protège sans faiblesse ceux qui sont victimes de racisme. Cette distinction est essentielle. Elle est républicaine. Elle est adulte. C’est précisément ce que nous défendons avec Nouvelle Énergie, une République qui refuse l’assignation identitaire tout en n’acceptant aucune complaisance face aux discriminations réelles. Un universalisme exigeant, qui protège les personnes sans enfermer les citoyens dans des catégories, et une politique qui agit par le droit, l’école, l’autorité et l’égalité plutôt que par la segmentation et l’affichage. Le plus frappant reste le raisonnement géopolitique sous-jacent. Opposer à Donald Trump, incarnation d’une politique de puissance assumée, une architecture de la diversité revient à confondre influence et incantation. Les États-Unis défendent leurs intérêts par l’économie, la technologie, l’énergie, la monnaie et la force diplomatique. La France, elle, proposerait un Haut-Commissariat. Ce n’est pas une question de personnes pressenties. Ce n’est même pas une question idéologique au sens partisan. C’est une question de méthode et de vision. Quand le monde se durcit, la France ajoute une strate. Quand la concurrence s’intensifie, elle change le vocabulaire. Quand la puissance revient, elle répond par le symbole. Ce projet, s’il voit le jour, ne renforcera ni la souveraineté française ni sa crédibilité internationale. Il confirmera surtout une dérive déjà bien installée, celle d’un État qui ne tranche plus, qui ne décide plus, mais qui organise des récits. La diversité n’est pas un outil de politique étrangère. La République n’est pas une addition de diasporas. Et la puissance ne se décrète pas par décret. C’est là que se situe le vrai sujet. Pas dans l’annonce. Dans ce qu’elle révèle de notre affaiblissement stratégique. (11/10/2021)

Sébastien 🎗️

65,911 görüntüleme • 7 ay önce