
SĂ©bastien đïž
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AdhĂ©rent Nouvelle Ănergie.
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Ce matin, quelque chose sâest vu. On connaissait le projet de David Lisnard. On a vu le caractĂšre. « Diriger un pays, câest affirmer un caractĂšre qui doit rĂ©sister Ă tous les conformismes. » Cette phrase dĂ©passe largement la petite musique dâune campagne prĂ©sidentielle. Gouverner la France dans lâĂ©tat oĂč elle se trouve demandera prĂ©cisĂ©ment cela. Du caractĂšre pour dĂ©cider. Du caractĂšre pour affronter les conservatismes administratifs. Du caractĂšre pour tenir lorsque commenceront les rĂ©sistances. Et derriĂšre cette dĂ©termination, il y a du contenu. Ce matin, David Lisnard a assumĂ© ses positions sur lâimmigration, demandĂ© le rĂ©tablissement du dĂ©lit de sĂ©jour illĂ©gal, parlĂ© de la nĂ©cessitĂ© de « casser les ressorts de lâislamisme », dĂ©fendu une primaire permettant aux Ă©lecteurs de trancher et continuĂ© de porter cette ambition qui rĂ©sume assez bien son projet pour le pays ; « oxygĂ©ner la France ». OxygĂ©ner une Ă©conomie Ă©touffĂ©e par les prĂ©lĂšvements et les normes. LibĂ©rer le travail et lâinitiative. Tailler dans la bureaucratie. Remettre lâĂ©cole debout. Rendre Ă lâĂtat toute sa force lĂ oĂč elle est indispensable, dans la sĂ©curitĂ©, la justice et la protection de la nation. Ce matin, il nây avait donc pas seulement des formules. Il y avait une direction. Ătre prĂ©sidentiable ne consiste pas Ă occuper depuis dix ans la meilleure place dans les sondages. Il faut savoir oĂč lâon veut emmener le pays, avoir travaillĂ© le chemin et ĂȘtre capable de tenir lorsque la pente se raidit. David Lisnard connaĂźt assez bien cela. Il court des marathons. Un marathon ne se gagne pas au premier pointage. Il se prĂ©pare longtemps, impose de tenir son allure et se dĂ©cide souvent lorsque ceux qui Ă©taient partis devant commencent Ă faiblir. Ă un peu plus de sept mois du premier tour, je regarderais donc moins le classement au kilomĂštre 10. Et beaucoup plus celui qui semble savoir exactement pourquoi il court. Ce matin, David Lisnard avait la gagne. Mais surtout, il avait lâallure dâun homme qui veut faire gagner la France. #LaGagne #Lisnard2027
SĂ©bastien đïž58,583 Aufrufe âą vor 1 Tag

Pendant des mois, certains mĂ©dias ont expliquĂ© que David Lisnard ne pesait pas. Le voici dĂ©sormais assez gĂȘnant pour quâune brĂšve de La Mare aux canards, la rubrique dâindiscrĂ©tions politiques traditionnellement publiĂ©e page 2, soit transformĂ©e par LibĂ©ration en procĂšs de caractĂšre. Câest au moins un changement de statut. Ce rĂ©cit est faux. Et le personnage que lâon essaie de fabriquer ne ressemble pas davantage Ă David Lisnard. Ce que beaucoup ont encore constatĂ© ce week-end Ă Cannes, je le vois depuis plus de trois ans. Jâai eu la chance de cĂŽtoyer David Lisnard et dâĂ©changer avec lui Ă de nombreuses reprises, suffisamment pour me faire une idĂ©e prĂ©cise de lâhomme derriĂšre le responsable politique. Je ne serais pas lĂ Ă le soutenir si jâavais rencontrĂ© quelquâun dâimbu de lui-mĂȘme ou de mĂ©prisant. Ce nâest simplement pas lui. Il est direct, exigeant et dĂ©terminĂ©. Mais la dĂ©termination nâest pas de lâarrogance, pas plus que la conviction nâest un caprice. On peut combattre ses idĂ©es. Lui inventer un caractĂšre pour Ă©viter dâen parler est un procĂ©dĂ© beaucoup moins honorable. David Lisnard et Fabien Roussel nâavaient pas Ă©tĂ© conviĂ©s au grand dĂ©bat rĂ©unissant sept candidats. Le Medef leur a finalement consacrĂ© un Ă©change sĂ©parĂ©. Cela Ă©tablit un choix de programmation. Cela ne prouve ni le caprice personnel ni le comportement dĂ©crit dans cette brĂšve. Reste cette phrase prĂȘtĂ©e Ă Patrick Martin, « Mais pour qui il se prend, ce type ? » Si elle a rĂ©ellement Ă©tĂ© prononcĂ©e, elle en dit moins sur David Lisnard que sur un certain entre-soi. « Pour qui se prend-il ? » est souvent la version prĂ©sentable de « Qui lui a permis de sortir du rang ? » ou, plus simplement, « Quâil reste Ă la place que nous lui avons assignĂ©e. » Un candidat Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique nâa pourtant pas Ă solliciter lâautorisation dâun syndicat patronal pour dĂ©fendre ses idĂ©es devant les Français. Pendant ce temps, Ădouard Philippe enfile un tablier et sert des frites avec GĂ©rald Darmanin devant les camĂ©ras. Gabriel Attal se rend, lui aussi accompagnĂ© de camĂ©ras, sur un terrain occupĂ© illĂ©galement par des gens du voyage et voit la sĂ©quence se transformer en confrontation verbale. Ce sont les mises en scĂšne ordinaires dâune campagne. Avec David Lisnard, le registre change. On dĂ©laisse son projet pour commenter son caractĂšre Ă partir dâune confidence invĂ©rifiable. Parlons donc du fond. En 2023, devant le Medef, David Lisnard dĂ©clarait dĂ©jĂ vouloir « supprimer les aides aux entreprises, mais baisser considĂ©rablement les prĂ©lĂšvements sur les entreprises ». Ce nâest pas un projet dirigĂ© contre les entrepreneurs, les PME ou les grands groupes. Câest la volontĂ© de sortir dâun systĂšme absurde qui commence par surtaxer les entreprises, puis les oblige Ă solliciter lâĂtat pour rĂ©cupĂ©rer une partie de ce qui leur a Ă©tĂ© prĂ©levĂ©. La cible nâest pas la taille des entreprises. Câest le capitalisme de connivence. Le plus intĂ©ressant reste dâailleurs la consultation menĂ©e par le Medef auprĂšs de 65 872 dirigeants. 83 % demandent une baisse des impĂŽts et des charges 81 % veulent rĂ©industrialiser la France 75 % rĂ©clament une simplification administrative 75 % souhaitent rĂ©duire la dĂ©pense et la dette publiques 74 % demandent des rĂšgles fiscales et sociales plus stables Ces prioritĂ©s ressemblent singuliĂšrement au projet portĂ© par David Lisnard. Patrick Martin peut apprĂ©cier ou non sa candidature. Il prĂ©side le Medef, il ne se confond pas avec les entrepreneurs que cette organisation reprĂ©sente. Un syndicat patronal dĂ©fend des intĂ©rĂȘts. Il ne distribue pas les autorisations de concourir Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle. Hier, David Lisnard Ă©tait prĂ©tendument trop insignifiant pour ĂȘtre invitĂ©. Aujourdâhui, certains se demandent pour qui il se prend. Manifestement, il a changĂ© de catĂ©gorie sans leur demander la permission.
SĂ©bastien đïž25,120 Aufrufe âą vor 2 Tagen

Presque cinq minutes de chronique sur David Lisnard. Et le plus drĂŽle, finalement, câest que Tanguy Pastureau a plutĂŽt bien compris le personnage. Le physique, le marathon, Cannes, le cĂŽtĂ© Hollywood, lâassurance⊠Tout y passe. Et franchement, câest drĂŽle. Mais derriĂšre la caricature, il y a davantage de vĂ©ritĂ© que prĂ©vu. David Lisnard est un marathonien. Au sens propre. Et un marathonien ne raisonne jamais au premier kilomĂštre. Il connaĂźt lâeffort long. La prĂ©paration. La discipline. Il sait que partir devant ne garantit rien et que partir derriĂšre nâinterdit absolument rien. Il sait surtout que lorsque viennent les kilomĂštres difficiles, les effets de manche ne servent plus Ă grand-chose. Il reste le travail accompli avant la course, la capacitĂ© Ă tenir et la volontĂ© de ne pas dĂ©vier de sa trajectoire. Cela ressemble finalement assez bien Ă sa maniĂšre de faire de la politique. Depuis des annĂ©es, David Lisnard travaille ses dossiers, dĂ©veloppe son projet, construit son mouvement et dĂ©fend la mĂȘme ligne lorsque dâautres adaptent la leur aux circonstances. Moins de dĂ©pense publique. Moins de bureaucratie. Plus de libertĂ©. Plus de responsabilitĂ©. Une Ă©cole qui instruit. Un Ătat qui assure enfin ses missions essentielles. Une Ă©conomie que lâon cesse dâentraver. Le corps nâest Ă©videmment pas un programme politique. Mais la discipline nĂ©cessaire pour courir un marathon dit peut-ĂȘtre quelque chose dâun homme qui prĂ©tend entreprendre lâune des rĂ©formes les plus difficiles qui soient, redresser un pays qui sâest habituĂ© depuis quarante ans Ă reporter lâeffort. Alors oui, Tanguy Pastureau peut continuer Ă parler du physique de David Lisnard. Il aurait tort de sâen priver. Parce quâĂ force de vouloir faire le portrait du personnage, il finit presque par raconter sa mĂ©thode. Pas le sprint mĂ©diatique. Lâendurance. Pas lâagitation. La prĂ©paration. Pas quelques kilomĂštres en tĂȘte pour apparaĂźtre sur la photo. La ligne dâarrivĂ©e. Et puisque RTL France nous entraĂźne sur le terrain du physique, permettons-nous une derniĂšre facilitĂ©. En politique comme dans un marathon, ce nâest pas la silhouette au dĂ©part qui compte. Câest celui qui tient jusquâau bout. #RTLSoir #LaGagne David Lisnard - Cap 2027
SĂ©bastien đïž27,319 Aufrufe âą vor 3 Tagen

Non, Thomas. Ce qui est factuellement faux, câest de prĂ©senter votre opinion comme une vĂ©ritĂ© Ă©conomique. Sarah Knafo a raison sur lâessentiel. Une succession ne crĂ©e aucune richesse nouvelle. Elle transmet un patrimoine constituĂ© avec des revenus dĂ©jĂ taxĂ©s, de lâĂ©pargne dĂ©jĂ fiscalisĂ©e, parfois un bien immobilier frappĂ© chaque annĂ©e par la taxe fonciĂšre, voire par lâIFI. Le dĂ©bat nâest donc pas seulement budgĂ©taire. Il est philosophique. LâĂtat est-il copropriĂ©taire de ce quâune famille a construit pendant quarante ans ? David Lisnard rĂ©sume cela en une idĂ©e simple. « Mon projet, câest de rendre les Français propriĂ©taires de leur vie. » Or ĂȘtre propriĂ©taire de sa vie, câest aussi pouvoir transmettre librement le fruit de son travail Ă ses enfants, sans que lâĂtat ne vienne prĂ©lever une derniĂšre fois sa part. La transmission nâest pas une faute sociale Ă rĂ©parer. Câest une libertĂ© familiale Ă respecter. Et câest lĂ que lâon voit la diffĂ©rence entre une droite de conviction et le centrisme dâĂdouard Philippe. La premiĂšre dĂ©fend la propriĂ©tĂ©, la transmission et la libertĂ©. Le second transforme chaque patrimoine en ligne budgĂ©taire. Chez Horizons, visiblement, on regarde lâhĂ©ritage comme une assiette fiscale avant de le regarder comme le fruit dâune vie. Et aprĂšs cela, Horizons viendra encore expliquer quâĂdouard Philippe incarne la droite. Ă force de taxer comme la gauche, de gĂ©rer comme Macron et de parler comme Bercy, il ne reste plus grand-chose Ă vendre au rayon « droite ». (Archive)
SĂ©bastien đïž193,821 Aufrufe âą vor 1 Monat

Petit rappel, parce que cette sĂ©quence mĂ©rite vraiment dâĂȘtre revue. François Bayrou explique aujourdâhui que lâon ne peut pas annuler la dette sans rendre le pays incapable de fonctionner. Sur ce point, il a raison. Mais il est assez savoureux de lâentendre dĂ©sormais parler de responsabilitĂ© budgĂ©taire. Le 9 juin 2024, sur France 2, David Lisnard lui rĂ©pondait dĂ©jĂ avec une clartĂ© qui, deux ans plus tard, prend une saveur particuliĂšre. Car le sujet nâest pas seulement de savoir ce que lâon fait de la dette une fois quâelle est lĂ . Le vrai sujet est dâarrĂȘter dâen fabriquer. RĂ©duire structurellement la dĂ©pense publique, rĂ©former lâĂtat, retrouver de la croissance et cesser de financer notre immobilisme Ă crĂ©dit. Il y a ceux qui commentent les consĂ©quences. Et ceux qui veulent enfin traiter les causes. đ„ Ă revoir.
SĂ©bastien đïž34,828 Aufrufe âą vor 10 Tagen

Ce travail mĂ©rite dâĂȘtre lu jusquâau bout. Parce quâil ne raconte pas seulement Cannes. Il montre comment David Lisnard conçoit lâaction publique depuis des annĂ©es. Auditer. Mesurer. RĂ©organiser. Responsabiliser. Associer les agents. Reprendre en rĂ©gie lorsque câest plus efficace. Modifier une organisation lorsquâelle ne donne pas les rĂ©sultats attendus. Pas de grand soir administratif. Une transformation patiente, concrĂšte, Ă©valuĂ©e. Cannes nâest pas la France. Mais douze annĂ©es de pratique permettent au moins de juger une mĂ©thode autrement quâĂ travers des discours de campagne. Et certains rĂ©sultats ramĂšnent la gestion publique Ă sa vĂ©ritable finalitĂ©. 45 jours pour mettre Ă lâabri une femme victime de violences conjugales. Puis 72 heures. DerriĂšre les organigrammes, les procĂ©dures et les Ă©conomies, il y a cela. Faire fonctionner lâadministration pour ceux quâelle doit servir. Quand David Lisnard parle aujourdâhui de transformer lâĂtat, il ne part pas dâune page blanche.
SĂ©bastien đïž17,977 Aufrufe âą vor 11 Tagen

Je comprends votre souhait de rassemblement. Mais le rassemblement ne peut pas consister Ă demander Ă tous les autres de se retirer derriĂšre celui que lâon a choisi. Bruno Retailleau a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© par les adhĂ©rents LR. Câest parfaitement lĂ©gitime. Cela en fait le candidat de LR, pas automatiquement celui de toute la droite. Et permettez-moi de ne pas vous suivre lorsque vous affirmez que David Lisnard « ferait perdre la droite ». Une candidature ne fait perdre personne. Ce sont les Ă©lecteurs qui choisissent. Si la prĂ©sence de David Lisnard suffisait Ă empĂȘcher Bruno Retailleau de gagner, le problĂšme ne serait peut-ĂȘtre pas la candidature de David Lisnard, mais lâincapacitĂ© de Bruno Retailleau Ă rassembler suffisamment largement autour de son propre projet. On ne peut pas Ă la fois prĂ©senter un candidat comme celui qui doit naturellement rĂ©unir la droite et considĂ©rer quâil serait menacĂ© dĂšs quâun autre candidat de droite soumet ses idĂ©es aux Ă©lecteurs. David Lisnard dĂ©fend prĂ©cisĂ©ment lâinverse de cette logique de dĂ©signation par avance. Les projets doivent ĂȘtre confrontĂ©s, les Ă©lecteurs doivent pouvoir choisir, puis le rassemblement doit se faire autour de celui qui aura dĂ©montrĂ© quâil peut gagner et surtout gouverner pour redresser le pays. Câest tout le sens de sa formule « La force fait lâunion. » Lâunion durable ne naĂźt pas de lâeffacement prĂ©alable des uns au bĂ©nĂ©fice des autres. Elle naĂźt dâune force politique suffisamment claire, cohĂ©rente et convaincante pour entraĂźner les autres avec elle. Quant Ă expliquer quâune candidature de David Lisnard pourrait « faire perdre la France », reconnaissons que lâon quitte ici le raisonnement politique pour entrer dans le procĂšs dâintention. Que les candidats dĂ©fendent leurs idĂ©es. Que les Ă©lecteurs tranchent. Et que le meilleur rassemble ensuite. Câest probablement une conception plus exigeante de lâunitĂ©. Mais aussi beaucoup plus dĂ©mocratique.
SĂ©bastien đïž15,655 Aufrufe âą vor 10 Tagen

On lit souvent ce jugement sur David Lisnard. Il aurait de bonnes idĂ©es, mais il lui manquerait le calme, le sourire ou cette Ă©vidence visuelle que certains associent dĂ©sormais Ă la fonction prĂ©sidentielle. Ă cela sâajoute un autre refrain. David Lisnard serait un bon maire, mais cela ne suffirait pas Ă faire un bon prĂ©sident. Lâobjection paraĂźt raisonnable. Elle est surtout incomplĂšte. Cannes nâest pas la France, bien sĂ»r. Gouverner une ville, câest dĂ©jĂ mesurer ce que signifie dĂ©cider pour les autres. Câest arbitrer, tenir des comptes, conduire une administration, affronter les crises et rĂ©pondre de ses choix devant ceux qui en vivent chaque jour les consĂ©quences. LâexpĂ©rience municipale ne donne aucun droit sur lâĂlysĂ©e. Elle offre cependant ce que tant de carriĂšres nationales nâont jamais procurĂ© Ă leurs auteurs, lâĂ©preuve du rĂ©el. Sous la Ve RĂ©publique, François Mitterrand fut maire de ChĂąteau-Chinon pendant plus de vingt ans et Jacques Chirac dirigea Paris durant dix-huit ans. Nul nây voyait une expĂ©rience subalterne, mais une Ă©cole du pouvoir, de lâendurance et du contact avec le pays. David Lisnard ne demande pas que lâon croie Ă une promesse. Son action se mesure, se discute et se juge. AprĂšs douze annĂ©es Ă la tĂȘte de Cannes, les Ă©lecteurs lui ont renouvelĂ© massivement leur confiance. Cela ne prĂ©dit pas lâavenir. Cela interdit au moins de traiter son expĂ©rience comme un dĂ©tail provincial. Vient ensuite un reproche plus rĂ©vĂ©lateur de notre Ă©poque. David Lisnard nâ« incarnerait » pas la fonction prĂ©sidentielle. On Ă©voque son dĂ©bit, parfois rapide, et lâon en dĂ©duit volontiers une pensĂ©e confuse, voire un tempĂ©rament brouillon. Le sentiment est devenu une preuve commode, lorsque lâimpression finit par prendre le pas sur les faits. Jâai eu de nombreuses occasions dâĂ©changer avec David Lisnard. Il suffit aussi de le lire pour mesurer combien ses idĂ©es sont ordonnĂ©es, son projet structurĂ© et ses propositions inscrites dans une architecture dâensemble. Son expression peut ĂȘtre dense. Sa pensĂ©e, elle, est construite, reliĂ©e, hiĂ©rarchisĂ©e. Mais quelle Ă©trange Ă©poque que celle qui reconnaĂźt plus volontiers un prĂ©sident Ă son dĂ©bit, Ă sa posture ou Ă la gravitĂ© Ă©tudiĂ©e de ses silences quâĂ sa capacitĂ© de dĂ©cider. Nous avons tellement pris lâhabitude des personnages fabriquĂ©s pour la prĂ©sidentielle que lâon finit par demander Ă un responsable politique de ressembler dâabord au rĂŽle, quitte Ă vĂ©rifier beaucoup plus tard sâil sait le tenir. La prĂ©sidentialitĂ© serait devenue une bande-annonce. Quelques images, une voix travaillĂ©e, une formule bien dĂ©coupĂ©e, et le costume paraĂźt dĂ©jĂ taillĂ©. Lâhistoire française aurait pourtant dĂ» nous vacciner contre cette confusion. Elle a connu des prĂ©sidents brillants, populaires ou parfaitement façonnĂ©s pour la scĂšne. Cela nâa empĂȘchĂ© ni les renoncements, ni la dette, ni lâimpuissance publique, ni cette lente dĂ©gradation du pays que les discours les mieux tournĂ©s nâont jamais su enrayer. Depuis des annĂ©es, la mise en scĂšne occupe le premier plan, tandis que les paroles sans lendemain, les dĂ©cisions abandonnĂ©es en chemin et les gouvernements plus habiles Ă occuper lâespace quâĂ transformer le rĂ©el ont laissĂ© le pays sâenliser. David Lisnard prĂ©pare lâexĂ©cution lĂ oĂč tant dâautres prĂ©parent leur apparition. Il travaille les mĂ©canismes, les responsabilitĂ©s, les moyens de contrĂŽle et les conditions concrĂštes de la dĂ©cision, pendant que dâautres peaufinent encore la formule et lâangle de camĂ©ra. Ce qui fait un prĂ©sident nâest pas lâimage quâil projette, mais les dĂ©cisions quâil assume. David Lisnard a encore Ă convaincre le pays. Mais il possĂšde dĂ©jĂ ce que la communication ne fabrique pas facilement, une cohĂ©rence, une expĂ©rience de lâexĂ©cution et un rapport ancien Ă la responsabilitĂ©. On peut apprendre Ă mieux habiter une fonction. Il est beaucoup plus difficile dâapprendre, une fois Ă©lu, Ă gouverner. (Archive)
SĂ©bastien đïž47,730 Aufrufe âą vor 1 Monat

Alain Minc, ce nâest pas un soutien. Câest un scanner. Depuis quarante ans, il accompagne moins le pays que les mouvements de salon. François Mitterrand, Ădouard Balladur, Lionel Jospin, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, ValĂ©rie PĂ©cresse, Ădouard Philippe⊠à ce niveau-lĂ , ce nâest plus une boussole, câest une girouette de velours. Lâhistoire a pourtant dĂ©jĂ parlĂ©. En 1995, Ădouard Balladur avait les sondages, les notables, les certitudes et le parfum rassurant des gens qui savent avant le peuple. Jacques Chirac a gagnĂ©. Parce quâune prĂ©sidentielle ne se gagne pas dans les dĂźners oĂč lâon distribue les brevets du raisonnable. Alexis de Tocqueville Ă©crivait que « le passĂ© nâĂ©clairant plus lâavenir, lâesprit marche dans les tĂ©nĂšbres ». Ici, le passĂ© Ă©claire encore trĂšs bien la scĂšne. Ce sont seulement les habituĂ©s du salon qui prĂ©fĂšrent tamiser la lumiĂšre. Quand les mĂȘmes expliquent, depuis les mĂȘmes fauteuils, qui doit sâeffacer devant qui, ce nâest pas du rassemblement. Câest de la copropriĂ©tĂ© politique. La France nâa pas besoin dâun syndic de lâentre-soi. Elle a besoin de cap, dâexĂ©cution, de courage et de faiseurs. Pas dâun candidat adoubĂ© par les visiteurs du soir. Avec Nouvelle Ănergie, on arrive. #Lisnard2027 (Archive)
SĂ©bastien đïž45,911 Aufrufe âą vor 1 Monat

Les gauchistes avaient ricanĂ© devant la tronçonneuse. Ils dĂ©couvrent aujourdâhui que ce nâĂ©tait pas un numĂ©ro, mais une mĂ©thode. Lâinflation recule. La croissance tient. Les comptes publics se redressent. S&P relĂšve la note de lâArgentine. Le rĂ©el, une fois encore, refuse dâobĂ©ir Ă leurs slogans. Javier Milei a rĂ©sumĂ© lâenjeu avec une nettetĂ© politique remarquable. AprĂšs des annĂ©es oĂč la classe politique imposait des restrictions aux libertĂ©s individuelles, il fallait enfin imposer des restrictions Ă lâĂtat. Câest cela, le libĂ©ralisme. Non pas lâabsence dâordre, mais lâordre remis Ă sa juste place. Non pas la brutalitĂ© contre le peuple, mais la fin de la brutalitĂ© exercĂ©e par un Ătat qui prĂ©lĂšve, imprime, endette, contrĂŽle, puis prĂ©sente lâaddition aux mĂȘmes citoyens. VoilĂ pourquoi ils le dĂ©testent. Javier Milei ne touche pas seulement Ă leurs habitudes budgĂ©taires. Il touche Ă leur sanctuaire mental. LâĂtat sans limite. La dĂ©pense sans responsabilitĂ©. La monnaie sacrifiĂ©e. La dette maquillĂ©e en solidaritĂ©. La ponction rebaptisĂ©e justice sociale. Il les a dâailleurs parfaitement rĂ©sumĂ©s. « Ils ne peuvent pas applaudir, parce que leurs mains retournent toujours dans les poches des autres. » Toute la gauche tient dans cette image. Elle parle du peuple, mais vit de sa ponction. Elle promet lâĂ©mancipation, mais organise la dĂ©pendance. Elle invoque la justice, mais commence toujours par chercher une nouvelle poche Ă vider. Et Javier Milei a raison sur le reste. « Dans lâopposition, ils dĂ©truisent les gouvernements. Au pouvoir, ils dĂ©truisent les pays. » Le libĂ©ralisme rappelle une vĂ©ritĂ© simple que les socialistes fuient depuis toujours. Un peuple ne se relĂšve pas sous tutelle. Il se relĂšve lorsque lâĂtat cesse de lâĂ©touffer, lorsque le travail nâest plus puni, lorsque la monnaie nâest plus saccagĂ©e, lorsque la responsabilitĂ© remplace la fuite en avant. « Pas un millimĂštre aux socialistes. » Parce que chaque millimĂštre concĂ©dĂ© Ă leur logique finit en impĂŽt, en dette, en norme, en inflation, en dĂ©pendance. Avant, ils mettaient des restrictions aux citoyens. Javier Milei met enfin des restrictions Ă lâĂtat. Et câest ainsi que les nations recommencent Ă respirer. Les socialistes croyaient avoir affaire Ă une outrance passagĂšre. Ils avaient simplement sous-estimĂ© un phĂ©nomĂšne politique. FenĂłmeno barrial. ÂĄViva la libertad, carajo!
SĂ©bastien đïž62,966 Aufrufe âą vor 2 Monaten

Il y a quelque chose dâindĂ©cent Ă voir les responsables dâun Ă©chec revenir sur scĂšne en experts du dĂ©sastre. Bruno Le Maire nous explique aujourdâhui que le modĂšle français est arrivĂ© au bout de sa course, que le travail ne paie plus suffisamment, que les entreprises sont entravĂ©es, que lâĂtat a perdu son autoritĂ© et quâil faudrait dĂ©sormais « changer de systĂšme ». Mais il nâest pas un observateur de ce systĂšme. Il en fut lâun des principaux dirigeants. Pendant sept ans, il a occupĂ© Bercy, prĂ©parĂ© les budgets, dĂ©fendu les choix Ă©conomiques du pouvoir et incarnĂ© la politique dont il dĂ©crit aujourdâhui les consĂ©quences. Bruno Le Maire ne sâest pas tu sur son bilan. Il lâa longuement dĂ©fendu. Mais entre rendre des comptes et expliquer pourquoi les comptes ne seraient jamais vraiment les siens, la diffĂ©rence est considĂ©rable. Il invoque les crises, les arbitrages collectifs et, dĂ©sormais, les dĂ©faillances du systĂšme. Chacun de ces Ă©lĂ©ments peut contenir une part de vĂ©ritĂ©. Leur accumulation finit pourtant par produire une Ă©trange disparition, celle de la responsabilitĂ© politique. VoilĂ peut-ĂȘtre lâun des maux les plus profonds de notre vie publique. Ceux qui ont gouvernĂ© changent de costume, réécrivent leur rĂŽle et reviennent parader devant les Français en promettant de les sauver de ce quâils ont contribuĂ© Ă produire. Ils ne disent pas vraiment quâils se sont trompĂ©s. Ils expliquent que le systĂšme a Ă©chouĂ©. Le systĂšme a bon dos. Il ne signe aucun budget, ne choisit aucune dĂ©pense, ne prĂ©sente aucune prĂ©vision et ne renonce Ă aucune rĂ©forme. Les dĂ©cisions, elles, ont toujours des auteurs. Câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que David Lisnard incarne autre chose. Il ne redĂ©couvre pas Ă la veille dâune prĂ©sidentielle que le travail doit payer, que la dĂ©pense publique doit reculer, que lâĂtat doit retrouver son autoritĂ© et que les libertĂ©s Ă©conomiques doivent ĂȘtre restaurĂ©es. Il porte cette ligne depuis des annĂ©es et la confronte quotidiennement Ă lâĂ©preuve de lâaction. Il ne demande pas que lâon oublie ce quâil a fait pour croire ce quâil promet. Il demande que lâon regarde ce quâil fait pour juger ce quâil pourra accomplir. VoilĂ la vĂ©ritable rupture. Non pas le changement tardif de vocabulaire de ceux qui ont Ă©chouĂ©, mais la cohĂ©rence entre une pensĂ©e, une parole et des actes. En 2027, la France nâaura pas Ă choisir entre plusieurs rĂ©cits destinĂ©s Ă effacer les bilans. Elle devra choisir entre ceux qui reviennent commenter leurs propres Ă©checs et celui qui sâest prĂ©parĂ© Ă ne pas les reproduire.
SĂ©bastien đïž31,449 Aufrufe âą vor 1 Monat

Boris Vallaud appelle cela la « retraite par spĂ©culation ». LâĂtat, lui, appelle cela la Retraite additionnelle de la fonction publique. Depuis 2005, prĂšs de 4,5 millions de fonctionnaires cotisent obligatoirement Ă un rĂ©gime qui fonctionne sur un principe de capitalisation, investit leurs cotisations et finance un complĂ©ment de retraite. Apparemment, ce qui est raisonnable pour les agents publics deviendrait soudain dangereux lorsque lâon propose de lâouvrir Ă tous les Français. David Lisnard ne propose pas de jouer les retraites Ă la roulette. Il dĂ©fend un socle de solidaritĂ© auquel sâajouterait une part de capitalisation encadrĂ©e, transparente et progressive. La vraie injustice nâest pas de permettre aux Français de se constituer un capital. Elle est de rĂ©server cette sĂ©curitĂ© Ă ceux qui ont dĂ©jĂ les moyens dâĂ©pargner seuls, tout en condamnant les autres Ă dĂ©pendre exclusivement dâun systĂšme fragilisĂ© par la dĂ©mographie. La gauche parle de spĂ©culation dĂšs que les Français deviennent propriĂ©taires de quelque chose. David Lisnard, lui, veut leur permettre de devenir propriĂ©taires dâune part de leur avenir. Curieuse conception de la justice sociale que celle qui consiste Ă rĂ©server la capitalisation aux fonctionnaires et aux plus aisĂ©s, puis Ă lâinterdire moralement aux autres. (Archives de novembre 2024 et juillet 2026)
SĂ©bastien đïž23,564 Aufrufe âą vor 29 Tagen

Ce que rappelle David Lisnard est essentiel. La science ne demande pas Ă la rĂ©alitĂ© de se mettre Ă genoux devant une croyance. Elle observe, elle mesure, elle corrige, elle adapte. LâidĂ©ologie, elle, commence souvent par une condamnation morale. La climatisation nâest pas une promesse de paradis. Elle consomme, elle suppose des choix Ă©nergĂ©tiques sĂ©rieux, elle doit ĂȘtre pensĂ©e avec rigueur. Mais lorsquâelle protĂšge des Ă©lĂšves, des personnes ĂągĂ©es, des malades, des soignants, elle nâest plus un caprice moderne. Elle devient une rĂ©ponse humaine Ă un risque rĂ©el. Câest prĂ©cisĂ©ment ce que lâĂ©cologie politique refuse trop souvent dâadmettre. Elle prĂ©fĂšre soupçonner le confort, culpabiliser lâusage, transformer lâadaptation en faute. Et les archives ont cette Ă©lĂ©gance cruelle de rappeler que cette comĂ©die ne date pas dâhier. Arriver en voiture, se raconter Ă vĂ©lo, puis faire la leçon au pays entier. Il y a dans cette vieille sĂ©quence quelque chose de presque parfait. Non pas une simple contradiction individuelle, mais une mĂ©thode. La vertu en vitrine. Lâarrangement en coulisses. La pĂ©nitence pour les autres. Quand lâĂ©cologie quitte la science pour devenir un tribunal moral, elle ne protĂšge plus le vivant. Elle accuse les vivants.
SĂ©bastien đïž47,296 Aufrufe âą vor 2 Monaten

Ils ont inventĂ© une taxe Ă©meutes. Non pour restaurer lâordre public, ni pour sanctionner les responsables, mais pour transfĂ©rer le coĂ»t du dĂ©sordre vers ceux qui nây ont aucune part. Lorsque lâĂtat Ă©choue Ă protĂ©ger, il ne se remet pas en question. Il prĂ©lĂšve. EncoreâŠ. Ce mĂ©canisme nâest pas un simple outil dâindemnisation. Il acte un basculement politique profond. On ne cherche plus Ă empĂȘcher les violences, on les intĂšgre dans le fonctionnement normal de la sociĂ©tĂ© ; on ne garantit plus la sĂ©curitĂ©, on organise la mutualisation du chaos. Assimiler les Ă©meutes Ă des catastrophes naturelles nâa rien dâanodin. Une tempĂȘte ne se prĂ©vient pas. Un pillage, si. Ă condition que lâautoritĂ© soit exercĂ©e, que la loi soit appliquĂ©e, et que la chaĂźne pĂ©nale ne se dissolve pas dans lâexcuse permanente. Le message envoyĂ© est pourtant limpide ; il faudra sây habituer, comme Ă une fatalitĂ© climatique. Depuis des annĂ©es, lâautoritĂ© est affaiblie, la sanction repoussĂ©e, la responsabilitĂ© individuelle diluĂ©e. On a prĂ©fĂ©rĂ© contourner les causes plutĂŽt que de les affronter, par confort politique autant que par lĂąchetĂ© intellectuelle. DĂšs lors, la logique sâinverse. Ceux qui dĂ©truisent ne rĂ©parent pas. Ceux qui respectent la loi paient pour les autres. Et lâĂtat abdique sa mission premiĂšre tout en conservant sa capacitĂ© Ă lever lâimpĂŽt. Ce constat, certains lâavaient formulĂ© bien avant que lâon choisisse de le financer. David Lisnard le disait dĂ©jĂ en 2021 : une dĂ©mocratie se fragilise lorsque ses dĂ©cisions restent sans suite. Quand prĂšs dâun tiers des peines prononcĂ©es ne sont pas exĂ©cutĂ©es pour les personnes prĂ©sentes au tribunal, et jusquâaux trois quarts pour celles qui ne le sont pas, le problĂšme nâest ni social ni budgĂ©taire. Il est institutionnel. Ă force de laisser la loi sans effet, lâĂtat fabrique lâimpunitĂ©, puis en rĂ©partit le coĂ»t. Câest prĂ©cisĂ©ment ce que nous refusons avec Nouvelle Ănergie : une RĂ©publique oĂč lâautoritĂ© sâexerce, au lieu dâĂȘtre compensĂ©e. La promesse Ă©tait claire : tu casses, tu rĂ©pares. La rĂ©alitĂ© qui sâinstalle est tout autre : ils cassent, vous financez. Ce basculement nâest pas neutre. Il ne protĂšge ni la RĂ©publique ni la cohĂ©sion nationale. Une sociĂ©tĂ© qui sâassure contre la violence au lieu de la combattre accepte dĂ©jĂ une part de sa dĂ©faite. La sĂ©curitĂ© nâest pas un risque actuariel. Câest une obligation rĂ©galienne. Et lorsque cette obligation nâest plus assumĂ©e, ce nâest pas aux Français dâen rĂ©gler la facture. (24/08/2021)
SĂ©bastien đïž138,773 Aufrufe âą vor 8 Monaten

Gabriel Attal promet « la plus grande rĂ©forme institutionnelle depuis 1958 ». Lâambition est considĂ©rable. Le calendrier lâest davantage. RĂ©fĂ©rendum, subsidiaritĂ©, renforcement des maires, Ătat recentrĂ© sur ses missions essentielles, dĂ©bureaucratisation, responsabilisation de la haute administration⊠Gabriel Attal prĂ©sente aujourdâhui comme une rupture des orientations que David Lisnard porte, structure et dĂ©fend publiquement depuis plusieurs annĂ©es. Et surtout, le 17 juin dernier Ă Bayeux, David Lisnard a prĂ©cisĂ©ment consacrĂ© un discours majeur Ă la refondation de nos institutions. Il y a prĂ©sentĂ© une architecture cohĂ©rente pour rendre le pouvoir aux Français, Ă©largir le recours au rĂ©fĂ©rendum, rendre lâinitiative populaire rĂ©ellement praticable et reprendre le contrĂŽle de notre Constitution, de nos lois et de notre destin collectif. Le problĂšme nâest pas que ces idĂ©es soient reprises. Lorsquâelles sont bonnes, elles ont vocation Ă convaincre au-delĂ de ceux qui les ont formulĂ©es. Le problĂšme commence lorsque le dernier arrivĂ© se prĂ©sente comme le pionnier. Car Gabriel Attal nâobserve pas le systĂšme de lâextĂ©rieur. Il en a occupĂ© presque tous les Ă©tages. Ministre, porte-parole du Gouvernement, ministre des Comptes publics, ministre de lâĂducation nationale, puis Premier ministre. Il disposait des responsabilitĂ©s, de lâaccĂšs au pouvoir et des leviers pour agir. Il explique dĂ©sormais quâil faut combattre la centralisation, les blocages administratifs, lâimpuissance publique et la vĂ©tocratie. Autrement dit, il propose de rĂ©parer aujourdâhui ce quâil nâa pas transformĂ© hier. Pendant ce temps, David Lisnard construisait une alternative cohĂ©rente, fondĂ©e sur la libertĂ©, la responsabilitĂ©, la subsidiaritĂ©, le retour du pouvoir aux citoyens et la remise en ordre de lâĂtat. Il y a deux façons dâarriver Ă une idĂ©e. La premiĂšre consiste Ă la dĂ©fendre lorsquâelle est encore minoritaire. La seconde consiste Ă lâadopter lorsquâelle devient politiquement porteuse. Ă Bayeux, David Lisnard avait tracĂ© le chemin. Quelques semaines plus tard, Gabriel Attal arrive avec la carte en prĂ©tendant avoir dĂ©couvert la destination. DĂ©cidĂ©ment, certaines idĂ©es voyagent vite. Surtout lorsquâelles commencent Ă convaincre.
SĂ©bastien đïž22,083 Aufrufe âą vor 1 Monat

Le chiffre intĂ©ressant, dans ce sondage Harris Interactive, nâest pas seulement le classement. Marine Le Pen est trĂšs haut, Ă 43 % de potentiel Ă©lectoral. Câest une donnĂ©e lourde. Elle confirme que le RN nâest plus seulement un vote de colĂšre, mais une offre dĂ©sormais installĂ©e dans une partie importante du pays. DerriĂšre, lâespace de la droite et du centre droit reste trĂšs dispersĂ©. Ădouard Philippe, Bruno Retailleau, Ăric Ciotti, Marion MarĂ©chal, Gabriel Attal sont dans des niveaux proches. Beaucoup de noms connus, trĂšs exposĂ©s, trĂšs commentĂ©s. Mais aucun ne ferme rĂ©ellement le jeu. Câest dans ce contexte que les 16 % de David Lisnard doivent ĂȘtre regardĂ©s. Il nâa jamais Ă©tĂ© ministre. Il nâa jamais Ă©tĂ© Premier ministre. Il nâa pas occupĂ© lâespace mĂ©diatique pendant des annĂ©es. Il nâa pas derriĂšre lui lâappareil dâun grand parti de gouvernement. Et pourtant, son nom atteint dĂ©jĂ le niveau de François Baroin ou de Dominique de Villepin, devant Laurent Wauquiez, François Bayrou, Marine Tondelier, Olivier Faure ou Aurore BergĂ©. Ce nâest pas une intention de vote. Câest un potentiel Ă©lectoral. La nuance est essentielle. Personne ne peut en dĂ©duire une dynamique dĂ©jĂ constituĂ©e. Mais personne ne devrait non plus traiter ce chiffre comme anecdotique. Il y a lĂ , me semble-t-il, un point qui devrait intĂ©resser davantage lâanalyse politique. Une personnalitĂ© moins exposĂ©e que les autres, moins installĂ©e dans les circuits mĂ©diatiques nationaux, moins portĂ©e par les rĂ©flexes dâappareil, apparaĂźt dĂ©jĂ dans une zone de crĂ©dibilitĂ©. Ce nâest pas un dĂ©tail dans une prĂ©sidentielle, oĂč lâhistoire montre que les Ă©vidences du dĂ©part ne sont pas toujours celles de lâarrivĂ©e. En 1995, les certitudes semblaient solides. En 2017, le paysage partisan sâest recomposĂ© en quelques mois. Une campagne prĂ©sidentielle nâest jamais seulement la confirmation dâun ordre Ă©tabli. Elle peut aussi rĂ©vĂ©ler ce quâune partie du pays attendait sans lâavoir encore formulĂ©. David Lisnard nâest pas favori aujourdâhui. Ce serait absurde de lâaffirmer. Mais ce sondage dit autre chose. Il existe dĂ©jĂ une disponibilitĂ© autour de son nom, alors mĂȘme que beaucoup de Français ne connaissent pas encore prĂ©cisĂ©ment son projet. La question devient donc politique. Que se passe-t-il lorsquâun projet cohĂ©rent, fondĂ© sur lâexĂ©cution, la libertĂ©, lâordre, la responsabilitĂ© budgĂ©taire et la rĂ©forme de lâĂtat, rencontre enfin un public plus large ? Sa marge de progression tient dâabord Ă sa notoriĂ©tĂ©. Et câest prĂ©cisĂ©ment ce qui rend ce chiffre intĂ©ressant. #Lisnard2027 Europe 1 RMC franceinfo RTL France France Inter ICI TF1 M6 CNEWS France tv LCI BFM Le Point La Tribune Le JDD Le Figaro l'Opinion Valeurs actuelles Ù L'Express
SĂ©bastien đïž30,304 Aufrufe âą vor 1 Monat

Debunk dâun clichĂ© RĂ©duire Cannes Ă une « ville aisĂ©e », câest confondre la Croisette avec toute la ville. Cannes, câest aussi une ville socialement contrastĂ©e, avec un taux de pauvretĂ© de 21 % et des quartiers populaires bien rĂ©els. Nous sommes loin de la carte postale uniforme que certains agitent pour Ă©viter le rĂ©el. Et câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que lâargument sâeffondre. David Lisnard a Ă©tĂ© réélu au premier tour avec 81,11 % des suffrages exprimĂ©s. Le Point souligne quâil a rĂ©alisĂ© un grand chelem dans les 56 bureaux de vote, et David Lisnard prĂ©sident de Nouvelle Ănergie rappelle lui-mĂȘme avoir dĂ©passĂ© 80 % dans les quartiers populaires. On peut contester sa ligne. On ne peut pas soutenir sĂ©rieusement quâelle ne parle quâaux beaux quartiers. La Croisette fait de belles images. Les urnes, elles, dĂ©font les clichĂ©s.
SĂ©bastien đïž69,714 Aufrufe âą vor 5 Monaten

Je ne vois pas un « discours », je vois quelquâun qui prend le temps de rĂ©pondre. On peut prĂ©fĂ©rer la formule courte, le trait rapide, la rĂ©ponse qui claque. Sarah Knafo sait trĂšs bien le faire. Mais David Lisnard est dans un autre registre. Il dĂ©plie, il relie, il soumet la cohĂ©rence. Dans une salle dâentrepreneurs, ce nâest pas forcĂ©ment un dĂ©faut. Ceux qui doivent dĂ©cider savent quâune idĂ©e sĂ©rieuse ne tient pas toujours en quinze secondes. Et lâimpatience supposĂ©e dâune personne dans la salle ne suffit pas Ă faire une analyse politique. La sĂ©quence :
SĂ©bastien đïž33,530 Aufrufe âą vor 2 Monaten

Ă peine la compĂ©tition a-t-elle commencĂ© que certains voudraient dĂ©jĂ en Ă©crire le dĂ©nouement. Sous couvert de raconter une compĂ©tition entre Bruno Retailleau et David Lisnard, lâarticle installe discrĂštement un scĂ©nario dĂ©jĂ Ă©crit. Bruno Retailleau disposerait de lâappareil, des Ă©lus, des moyens et dâune forme de lĂ©gitimitĂ© naturelle. David Lisnard, lui, apporterait les idĂ©es, lâĂ©lan et la singularitĂ©, avant de rejoindre le premier « le moment venu ». Mais lâarticle produit aussi lâeffet inverse de celui recherchĂ©. En consacrant ce duel, il place David Lisnard Ă la hauteur du prĂ©sident dâun parti ancien, structurĂ©, financĂ© et solidement implantĂ©. Ce nâest pas anodin pour un homme qui nâa jamais Ă©tĂ© ministre, jamais Ă©tĂ© parlementaire, qui ne vit pas dans les cĂ©nacles parisiens et qui a construit Nouvelle Ănergie en quelques annĂ©es seulement. La comparaison des moyens est dâailleurs rĂ©vĂ©latrice. Lorsquâun mouvement rĂ©cent oblige un appareil installĂ© Ă envisager dĂ©jĂ les conditions dâun rapprochement, câest que le rapport de force intellectuel et politique nâest plus aussi dĂ©sĂ©quilibrĂ© que certains voudraient le faire croire. Les convergences existent. Elles ne doivent ĂȘtre ni niĂ©es ni caricaturĂ©es. Mais elles ne suffisent pas Ă effacer les diffĂ©rences de mĂ©thode, de libertĂ©, de rapport Ă lâĂtat, aux institutions, Ă la dĂ©pense publique ou aux compromis gouvernementaux. Une prĂ©sidentielle ne consiste pas Ă additionner des noms sur un « ticket ». Elle consiste Ă choisir une vision, un projet et la personne capable de les conduire. Le plus Ă©tonnant reste cette impatience Ă vouloir dĂ©signer celui qui devrait sâeffacer avant mĂȘme que la confrontation des projets ait rĂ©ellement commencĂ©. Les appareils rĂȘvent dĂ©jĂ du dernier chapitre. Les Français, eux, nâont pas encore lu le premier. David Lisnard a donc raison de poursuivre son chemin, de faire connaĂźtre ses propositions et de laisser les commentateurs spĂ©culer. Nouvelle Ănergie nâest pas une sensibilitĂ© de LR destinĂ©e Ă rejoindre un jour son parti dâorigine. Câest une offre politique autonome, construite autour dâune autre mĂ©thode, dâune autre libertĂ© dâaction et dâune autre ambition de transformation. Les convergences ne doivent pas conduire Ă confondre deux projets qui ne reposent ni sur la mĂȘme logique, ni sur la mĂȘme conception de lâaction publique. Lâunion pourra toujours ĂȘtre Ă©voquĂ©e. Mais elle ne saurait ĂȘtre le nom Ă©lĂ©gant donnĂ© Ă lâeffacement de lâun au profit de lâautre. Car une addition imposĂ©e nâest pas une dynamique. Câest une absorption. Rappel de la singularitĂ© de David Lisnard (Archive)
SĂ©bastien đïž15,324 Aufrufe âą vor 29 Tagen

Votre problĂšme, câest que vous voyez du RN partout, sauf lĂ oĂč il a vraiment prospĂ©rĂ©. Chez les macronistes, le RN est devenu lâalibi commode pour Ă©viter le bilan. Câest devenu leur argument de substitution, leur Ă©cran de fumĂ©e, leur assurance-vie rhĂ©torique. Non parce quâils auraient Ă©tĂ© pour lui, mais parce quâils ont passĂ© des annĂ©es Ă le brandir, Ă sâen servir, et Ă faire de lui leur meilleur argument de survie politique. Il a prospĂ©rĂ© sur les renoncements, les ambiguĂŻtĂ©s et le vide stratĂ©gique du macronisme, qui lâa Ă©rigĂ© en adversaire central. Quant Ă David Lisnard, les dĂ©saccords de fond sont publics. Protectionnisme contre libĂ©ralisme. Ătatisme contre responsabilitĂ©. Retraite Ă 60 ans contre rĂ©forme structurelle et capitalisation. Libre Ă vous de vous opposer Ă David Lisnard. Libre Ă vous de contester sa ligne. Mais lui inventer une connivence idĂ©ologique avec le RN, câest simplement remplacer les faits par le fantasme.
SĂ©bastien đïž60,979 Aufrufe âą vor 5 Monaten