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SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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AdhĂ©rent Nouvelle Énergie.

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Ils ont laissĂ© circuler un homme condamnĂ© pour agression sexuelle, sous obligation de quitter le territoire, non parce qu’il reprĂ©sentait un cas exceptionnel, mais parce que l’exĂ©cution de la dĂ©cision Ă©tait devenue facultative. Non pour protĂ©ger les citoyens, ni pour faire respecter la loi, mais parce que l’État a intĂ©grĂ© l’échec de ses propres dĂ©cisions dans son fonctionnement ordinaire. Lorsque l’autoritĂ© renonce Ă  s’exercer, elle ne se justifie pas. Elle s’installe. Et elle s’habitue. Ce mĂ©canisme n’est pas une dĂ©faillance ponctuelle du droit des Ă©trangers. Il traduit un basculement politique assumĂ©. L’OQTF n’est plus une dĂ©cision Ă  exĂ©cuter, mais un document administratif sans portĂ©e rĂ©elle. La sĂ©curitĂ© n’est plus garantie, elle est relativisĂ©e. La dĂ©cision existe encore, mais l’État a renoncĂ© Ă  en assumer les consĂ©quences. PrĂ©senter cette situation comme une difficultĂ© technique n’est pas neutre. Une difficultĂ© se traite. Un renoncement s’organise. L’absence de laissez-passer consulaire n’explique pas une remise en libertĂ© suivie d’une assignation sans contrainte effective. À partir du moment oĂč l’éloignement Ă©choue, la protection aurait dĂ» devenir prioritaire. Elle ne l’a pas Ă©tĂ©. L’État a choisi de gĂ©rer l’impuissance plutĂŽt que d’assumer l’autoritĂ©. Le message envoyĂ© est limpide. Il faudra s’y habituer. Depuis des annĂ©es, l’exĂ©cution recule, la responsabilitĂ© se dissout, la contrainte disparaĂźt derriĂšre le commentaire administratif. On ne fait plus appliquer la loi, on explique pourquoi elle ne l’est pas. On ne corrige plus les failles, on les normalise. La chaĂźne pĂ©nale ne s’effondre pas brutalement. Elle se vide de sa substance, dĂ©cision aprĂšs dĂ©cision, renoncement aprĂšs renoncement. DĂšs lors, la logique s’inverse. Celui qui aurait dĂ» ĂȘtre Ă©loignĂ© reste. Celui qui respecte la loi s’expose. Et l’État abdique sa mission premiĂšre tout en conservant son monopole normatif, produisant des dĂ©cisions sans effet rĂ©el, sans protection concrĂšte, sans responsabilitĂ© assumĂ©e. Ce constat n’a rien de nouveau. David Lisnard l’avait formulĂ© avec une luciditĂ© prĂ©coce dĂšs le 29 juin 2022. Il rappelait alors que la non-exĂ©cution des OQTF n’était pas un accident, pas plus que la dĂ©signation de hooligans anglais comme diversion lors du fiasco du Stade de France. À chaque fois, les Français ont Ă©tĂ© leurrĂ©s. Jamais l’État n’a autant prĂ©levĂ© et dĂ©pensĂ© d’argent public pour produire aussi peu d’ordre rĂ©publicain. L’effondrement n’est pas budgĂ©taire. Il est politique. Quand une obligation de quitter le territoire cesse d’obliger, le problĂšme n’est ni humanitaire ni procĂ©dural. Il est institutionnel. À force de laisser la loi sans effet, l’État fabrique l’impuissance, puis exige que la sociĂ©tĂ© en supporte les consĂ©quences. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que nous refusons avec Nouvelle Énergie. Une RĂ©publique oĂč l’autoritĂ© s’exerce, au lieu d’ĂȘtre compensĂ©e par des discours, des protocoles et des communiquĂ©s. La promesse Ă©tait simple. Une dĂ©cision engage. La rĂ©alitĂ© qui s’impose est brutale. La dĂ©cision existe, mais elle ne protĂšge plus. Ce basculement n’est ni abstrait ni thĂ©orique. Il produit des victimes rĂ©elles. Une sociĂ©tĂ© qui tolĂšre l’inexĂ©cution de ses propres dĂ©cisions accepte dĂ©jĂ  une part de sa capitulation politique. La sĂ©curitĂ© n’est pas une promesse abstraite. Elle est l’obligation concrĂšte qui fonde la lĂ©gitimitĂ© de l’État. Et lorsque l’État choisit de ne plus l’assumer, ce ne sont pas les procĂ©dures qui en paient le prix, mais les citoyens. (29/06/2022)

Ils ont laissĂ© circuler un homme condamnĂ© pour agression sexuelle, sous obligation de quitter le territoire, non parce qu’il reprĂ©sentait un cas exceptionnel, mais parce que l’exĂ©cution de la dĂ©cision Ă©tait devenue facultative. Non pour protĂ©ger les citoyens, ni pour faire respecter la loi, mais parce que l’État a intĂ©grĂ© l’échec de ses propres dĂ©cisions dans son fonctionnement ordinaire. Lorsque l’autoritĂ© renonce Ă  s’exercer, elle ne se justifie pas. Elle s’installe. Et elle s’habitue. Ce mĂ©canisme n’est pas une dĂ©faillance ponctuelle du droit des Ă©trangers. Il traduit un basculement politique assumĂ©. L’OQTF n’est plus une dĂ©cision Ă  exĂ©cuter, mais un document administratif sans portĂ©e rĂ©elle. La sĂ©curitĂ© n’est plus garantie, elle est relativisĂ©e. La dĂ©cision existe encore, mais l’État a renoncĂ© Ă  en assumer les consĂ©quences. PrĂ©senter cette situation comme une difficultĂ© technique n’est pas neutre. Une difficultĂ© se traite. Un renoncement s’organise. L’absence de laissez-passer consulaire n’explique pas une remise en libertĂ© suivie d’une assignation sans contrainte effective. À partir du moment oĂč l’éloignement Ă©choue, la protection aurait dĂ» devenir prioritaire. Elle ne l’a pas Ă©tĂ©. L’État a choisi de gĂ©rer l’impuissance plutĂŽt que d’assumer l’autoritĂ©. Le message envoyĂ© est limpide. Il faudra s’y habituer. Depuis des annĂ©es, l’exĂ©cution recule, la responsabilitĂ© se dissout, la contrainte disparaĂźt derriĂšre le commentaire administratif. On ne fait plus appliquer la loi, on explique pourquoi elle ne l’est pas. On ne corrige plus les failles, on les normalise. La chaĂźne pĂ©nale ne s’effondre pas brutalement. Elle se vide de sa substance, dĂ©cision aprĂšs dĂ©cision, renoncement aprĂšs renoncement. DĂšs lors, la logique s’inverse. Celui qui aurait dĂ» ĂȘtre Ă©loignĂ© reste. Celui qui respecte la loi s’expose. Et l’État abdique sa mission premiĂšre tout en conservant son monopole normatif, produisant des dĂ©cisions sans effet rĂ©el, sans protection concrĂšte, sans responsabilitĂ© assumĂ©e. Ce constat n’a rien de nouveau. David Lisnard l’avait formulĂ© avec une luciditĂ© prĂ©coce dĂšs le 29 juin 2022. Il rappelait alors que la non-exĂ©cution des OQTF n’était pas un accident, pas plus que la dĂ©signation de hooligans anglais comme diversion lors du fiasco du Stade de France. À chaque fois, les Français ont Ă©tĂ© leurrĂ©s. Jamais l’État n’a autant prĂ©levĂ© et dĂ©pensĂ© d’argent public pour produire aussi peu d’ordre rĂ©publicain. L’effondrement n’est pas budgĂ©taire. Il est politique. Quand une obligation de quitter le territoire cesse d’obliger, le problĂšme n’est ni humanitaire ni procĂ©dural. Il est institutionnel. À force de laisser la loi sans effet, l’État fabrique l’impuissance, puis exige que la sociĂ©tĂ© en supporte les consĂ©quences. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que nous refusons avec Nouvelle Énergie. Une RĂ©publique oĂč l’autoritĂ© s’exerce, au lieu d’ĂȘtre compensĂ©e par des discours, des protocoles et des communiquĂ©s. La promesse Ă©tait simple. Une dĂ©cision engage. La rĂ©alitĂ© qui s’impose est brutale. La dĂ©cision existe, mais elle ne protĂšge plus. Ce basculement n’est ni abstrait ni thĂ©orique. Il produit des victimes rĂ©elles. Une sociĂ©tĂ© qui tolĂšre l’inexĂ©cution de ses propres dĂ©cisions accepte dĂ©jĂ  une part de sa capitulation politique. La sĂ©curitĂ© n’est pas une promesse abstraite. Elle est l’obligation concrĂšte qui fonde la lĂ©gitimitĂ© de l’État. Et lorsque l’État choisit de ne plus l’assumer, ce ne sont pas les procĂ©dures qui en paient le prix, mais les citoyens. (29/06/2022)

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La science dĂ©crit. Elle compare. Elle met en perspective. Elle ne prescrit ni le sens de la vie, ni le droit d’exister. Lorsqu’une donnĂ©e statistique devient un message implicite adressĂ© Ă  des lycĂ©ens (surtout quand elle touche Ă  la natalitĂ©, Ă  la transmission, Ă  l’avenir) on sort du cadre pĂ©dagogique. On entre dans une vision du monde. Et celle-ci mĂ©rite d’ĂȘtre interrogĂ©e. On ne lutte pas contre le dĂ©rĂšglement climatique en suggĂ©rant que l’humanitĂ© serait le problĂšme. On ne prĂ©pare pas l’avenir en installant la culpabilitĂ© lĂ  oĂč devraient naĂźtre la responsabilitĂ© et l’espĂ©rance. La contradiction est factuelle. Un pays inquiet de son effondrement dĂ©mographique ne peut pas laisser circuler, Ă  l’école, une anthropologie du renoncement. Ce que rappelle David Lisnard, avec constance, c’est que l’écologie n’a de sens que si elle reste humaine, rationnelle et compatible avec l’élan vital. C’est aussi la ligne que nous portons avec Nouvelle Énergie. Agir sur les causes, produire mieux, innover, transmettre et ne jamais culpabiliser ni renoncer. Et parce que la confiance se mĂ©rite, aucune confiance Ă  ceux qui ont Ă©chouĂ© et prĂ©tendent encore dĂ©cider. Former des esprits critiques, ce n’est pas hiĂ©rarchiser les existences. C’est transmettre la raison, le discernement et le sens de la mesure.

La science dĂ©crit. Elle compare. Elle met en perspective. Elle ne prescrit ni le sens de la vie, ni le droit d’exister. Lorsqu’une donnĂ©e statistique devient un message implicite adressĂ© Ă  des lycĂ©ens (surtout quand elle touche Ă  la natalitĂ©, Ă  la transmission, Ă  l’avenir) on sort du cadre pĂ©dagogique. On entre dans une vision du monde. Et celle-ci mĂ©rite d’ĂȘtre interrogĂ©e. On ne lutte pas contre le dĂ©rĂšglement climatique en suggĂ©rant que l’humanitĂ© serait le problĂšme. On ne prĂ©pare pas l’avenir en installant la culpabilitĂ© lĂ  oĂč devraient naĂźtre la responsabilitĂ© et l’espĂ©rance. La contradiction est factuelle. Un pays inquiet de son effondrement dĂ©mographique ne peut pas laisser circuler, Ă  l’école, une anthropologie du renoncement. Ce que rappelle David Lisnard, avec constance, c’est que l’écologie n’a de sens que si elle reste humaine, rationnelle et compatible avec l’élan vital. C’est aussi la ligne que nous portons avec Nouvelle Énergie. Agir sur les causes, produire mieux, innover, transmettre et ne jamais culpabiliser ni renoncer. Et parce que la confiance se mĂ©rite, aucune confiance Ă  ceux qui ont Ă©chouĂ© et prĂ©tendent encore dĂ©cider. Former des esprits critiques, ce n’est pas hiĂ©rarchiser les existences. C’est transmettre la raison, le discernement et le sens de la mesure.

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Ce matin, quelque chose s’est vu. On connaissait le projet de David Lisnard. On a vu le caractĂšre. « Diriger un pays, c’est affirmer un caractĂšre qui doit rĂ©sister Ă  tous les conformismes. » Cette phrase dĂ©passe largement la petite musique d’une campagne prĂ©sidentielle. Gouverner la France dans l’état oĂč elle se trouve demandera prĂ©cisĂ©ment cela. Du caractĂšre pour dĂ©cider. Du caractĂšre pour affronter les conservatismes administratifs. Du caractĂšre pour tenir lorsque commenceront les rĂ©sistances. Et derriĂšre cette dĂ©termination, il y a du contenu. Ce matin, David Lisnard a assumĂ© ses positions sur l’immigration, demandĂ© le rĂ©tablissement du dĂ©lit de sĂ©jour illĂ©gal, parlĂ© de la nĂ©cessitĂ© de « casser les ressorts de l’islamisme », dĂ©fendu une primaire permettant aux Ă©lecteurs de trancher et continuĂ© de porter cette ambition qui rĂ©sume assez bien son projet pour le pays ; « oxygĂ©ner la France ». OxygĂ©ner une Ă©conomie Ă©touffĂ©e par les prĂ©lĂšvements et les normes. LibĂ©rer le travail et l’initiative. Tailler dans la bureaucratie. Remettre l’école debout. Rendre Ă  l’État toute sa force lĂ  oĂč elle est indispensable, dans la sĂ©curitĂ©, la justice et la protection de la nation. Ce matin, il n’y avait donc pas seulement des formules. Il y avait une direction. Être prĂ©sidentiable ne consiste pas Ă  occuper depuis dix ans la meilleure place dans les sondages. Il faut savoir oĂč l’on veut emmener le pays, avoir travaillĂ© le chemin et ĂȘtre capable de tenir lorsque la pente se raidit. David Lisnard connaĂźt assez bien cela. Il court des marathons. Un marathon ne se gagne pas au premier pointage. Il se prĂ©pare longtemps, impose de tenir son allure et se dĂ©cide souvent lorsque ceux qui Ă©taient partis devant commencent Ă  faiblir. À un peu plus de sept mois du premier tour, je regarderais donc moins le classement au kilomĂštre 10. Et beaucoup plus celui qui semble savoir exactement pourquoi il court. Ce matin, David Lisnard avait la gagne. Mais surtout, il avait l’allure d’un homme qui veut faire gagner la France. #LaGagne #Lisnard2027

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Pendant des mois, certains mĂ©dias ont expliquĂ© que David Lisnard ne pesait pas. Le voici dĂ©sormais assez gĂȘnant pour qu’une brĂšve de La Mare aux canards, la rubrique d’indiscrĂ©tions politiques traditionnellement publiĂ©e page 2, soit transformĂ©e par LibĂ©ration en procĂšs de caractĂšre. C’est au moins un changement de statut. Ce rĂ©cit est faux. Et le personnage que l’on essaie de fabriquer ne ressemble pas davantage Ă  David Lisnard. Ce que beaucoup ont encore constatĂ© ce week-end Ă  Cannes, je le vois depuis plus de trois ans. J’ai eu la chance de cĂŽtoyer David Lisnard et d’échanger avec lui Ă  de nombreuses reprises, suffisamment pour me faire une idĂ©e prĂ©cise de l’homme derriĂšre le responsable politique. Je ne serais pas lĂ  Ă  le soutenir si j’avais rencontrĂ© quelqu’un d’imbu de lui-mĂȘme ou de mĂ©prisant. Ce n’est simplement pas lui. Il est direct, exigeant et dĂ©terminĂ©. Mais la dĂ©termination n’est pas de l’arrogance, pas plus que la conviction n’est un caprice. On peut combattre ses idĂ©es. Lui inventer un caractĂšre pour Ă©viter d’en parler est un procĂ©dĂ© beaucoup moins honorable. David Lisnard et Fabien Roussel n’avaient pas Ă©tĂ© conviĂ©s au grand dĂ©bat rĂ©unissant sept candidats. Le Medef leur a finalement consacrĂ© un Ă©change sĂ©parĂ©. Cela Ă©tablit un choix de programmation. Cela ne prouve ni le caprice personnel ni le comportement dĂ©crit dans cette brĂšve. Reste cette phrase prĂȘtĂ©e Ă  Patrick Martin, « Mais pour qui il se prend, ce type ? » Si elle a rĂ©ellement Ă©tĂ© prononcĂ©e, elle en dit moins sur David Lisnard que sur un certain entre-soi. « Pour qui se prend-il ? » est souvent la version prĂ©sentable de « Qui lui a permis de sortir du rang ? » ou, plus simplement, « Qu’il reste Ă  la place que nous lui avons assignĂ©e. » Un candidat Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique n’a pourtant pas Ă  solliciter l’autorisation d’un syndicat patronal pour dĂ©fendre ses idĂ©es devant les Français. Pendant ce temps, Édouard Philippe enfile un tablier et sert des frites avec GĂ©rald Darmanin devant les camĂ©ras. Gabriel Attal se rend, lui aussi accompagnĂ© de camĂ©ras, sur un terrain occupĂ© illĂ©galement par des gens du voyage et voit la sĂ©quence se transformer en confrontation verbale. Ce sont les mises en scĂšne ordinaires d’une campagne. Avec David Lisnard, le registre change. On dĂ©laisse son projet pour commenter son caractĂšre Ă  partir d’une confidence invĂ©rifiable. Parlons donc du fond. En 2023, devant le Medef, David Lisnard dĂ©clarait dĂ©jĂ  vouloir « supprimer les aides aux entreprises, mais baisser considĂ©rablement les prĂ©lĂšvements sur les entreprises ». Ce n’est pas un projet dirigĂ© contre les entrepreneurs, les PME ou les grands groupes. C’est la volontĂ© de sortir d’un systĂšme absurde qui commence par surtaxer les entreprises, puis les oblige Ă  solliciter l’État pour rĂ©cupĂ©rer une partie de ce qui leur a Ă©tĂ© prĂ©levĂ©. La cible n’est pas la taille des entreprises. C’est le capitalisme de connivence. Le plus intĂ©ressant reste d’ailleurs la consultation menĂ©e par le Medef auprĂšs de 65 872 dirigeants. 83 % demandent une baisse des impĂŽts et des charges 81 % veulent rĂ©industrialiser la France 75 % rĂ©clament une simplification administrative 75 % souhaitent rĂ©duire la dĂ©pense et la dette publiques 74 % demandent des rĂšgles fiscales et sociales plus stables Ces prioritĂ©s ressemblent singuliĂšrement au projet portĂ© par David Lisnard. Patrick Martin peut apprĂ©cier ou non sa candidature. Il prĂ©side le Medef, il ne se confond pas avec les entrepreneurs que cette organisation reprĂ©sente. Un syndicat patronal dĂ©fend des intĂ©rĂȘts. Il ne distribue pas les autorisations de concourir Ă  l’élection prĂ©sidentielle. Hier, David Lisnard Ă©tait prĂ©tendument trop insignifiant pour ĂȘtre invitĂ©. Aujourd’hui, certains se demandent pour qui il se prend. Manifestement, il a changĂ© de catĂ©gorie sans leur demander la permission.

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Presque cinq minutes de chronique sur David Lisnard. Et le plus drĂŽle, finalement, c’est que Tanguy Pastureau a plutĂŽt bien compris le personnage. Le physique, le marathon, Cannes, le cĂŽtĂ© Hollywood, l’assurance
 Tout y passe. Et franchement, c’est drĂŽle. Mais derriĂšre la caricature, il y a davantage de vĂ©ritĂ© que prĂ©vu. David Lisnard est un marathonien. Au sens propre. Et un marathonien ne raisonne jamais au premier kilomĂštre. Il connaĂźt l’effort long. La prĂ©paration. La discipline. Il sait que partir devant ne garantit rien et que partir derriĂšre n’interdit absolument rien. Il sait surtout que lorsque viennent les kilomĂštres difficiles, les effets de manche ne servent plus Ă  grand-chose. Il reste le travail accompli avant la course, la capacitĂ© Ă  tenir et la volontĂ© de ne pas dĂ©vier de sa trajectoire. Cela ressemble finalement assez bien Ă  sa maniĂšre de faire de la politique. Depuis des annĂ©es, David Lisnard travaille ses dossiers, dĂ©veloppe son projet, construit son mouvement et dĂ©fend la mĂȘme ligne lorsque d’autres adaptent la leur aux circonstances. Moins de dĂ©pense publique. Moins de bureaucratie. Plus de libertĂ©. Plus de responsabilitĂ©. Une Ă©cole qui instruit. Un État qui assure enfin ses missions essentielles. Une Ă©conomie que l’on cesse d’entraver. Le corps n’est Ă©videmment pas un programme politique. Mais la discipline nĂ©cessaire pour courir un marathon dit peut-ĂȘtre quelque chose d’un homme qui prĂ©tend entreprendre l’une des rĂ©formes les plus difficiles qui soient, redresser un pays qui s’est habituĂ© depuis quarante ans Ă  reporter l’effort. Alors oui, Tanguy Pastureau peut continuer Ă  parler du physique de David Lisnard. Il aurait tort de s’en priver. Parce qu’à force de vouloir faire le portrait du personnage, il finit presque par raconter sa mĂ©thode. Pas le sprint mĂ©diatique. L’endurance. Pas l’agitation. La prĂ©paration. Pas quelques kilomĂštres en tĂȘte pour apparaĂźtre sur la photo. La ligne d’arrivĂ©e. Et puisque RTL France nous entraĂźne sur le terrain du physique, permettons-nous une derniĂšre facilitĂ©. En politique comme dans un marathon, ce n’est pas la silhouette au dĂ©part qui compte. C’est celui qui tient jusqu’au bout. #RTLSoir #LaGagne David Lisnard - Cap 2027

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Non, Thomas. Ce qui est factuellement faux, c’est de prĂ©senter votre opinion comme une vĂ©ritĂ© Ă©conomique. Sarah Knafo a raison sur l’essentiel. Une succession ne crĂ©e aucune richesse nouvelle. Elle transmet un patrimoine constituĂ© avec des revenus dĂ©jĂ  taxĂ©s, de l’épargne dĂ©jĂ  fiscalisĂ©e, parfois un bien immobilier frappĂ© chaque annĂ©e par la taxe fonciĂšre, voire par l’IFI. Le dĂ©bat n’est donc pas seulement budgĂ©taire. Il est philosophique. L’État est-il copropriĂ©taire de ce qu’une famille a construit pendant quarante ans ? David Lisnard rĂ©sume cela en une idĂ©e simple. « Mon projet, c’est de rendre les Français propriĂ©taires de leur vie. » Or ĂȘtre propriĂ©taire de sa vie, c’est aussi pouvoir transmettre librement le fruit de son travail Ă  ses enfants, sans que l’État ne vienne prĂ©lever une derniĂšre fois sa part. La transmission n’est pas une faute sociale Ă  rĂ©parer. C’est une libertĂ© familiale Ă  respecter. Et c’est lĂ  que l’on voit la diffĂ©rence entre une droite de conviction et le centrisme d’Édouard Philippe. La premiĂšre dĂ©fend la propriĂ©tĂ©, la transmission et la libertĂ©. Le second transforme chaque patrimoine en ligne budgĂ©taire. Chez Horizons, visiblement, on regarde l’hĂ©ritage comme une assiette fiscale avant de le regarder comme le fruit d’une vie. Et aprĂšs cela, Horizons viendra encore expliquer qu’Édouard Philippe incarne la droite. À force de taxer comme la gauche, de gĂ©rer comme Macron et de parler comme Bercy, il ne reste plus grand-chose Ă  vendre au rayon « droite ». (Archive)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Je comprends votre souhait de rassemblement. Mais le rassemblement ne peut pas consister Ă  demander Ă  tous les autres de se retirer derriĂšre celui que l’on a choisi. Bruno Retailleau a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© par les adhĂ©rents LR. C’est parfaitement lĂ©gitime. Cela en fait le candidat de LR, pas automatiquement celui de toute la droite. Et permettez-moi de ne pas vous suivre lorsque vous affirmez que David Lisnard « ferait perdre la droite ». Une candidature ne fait perdre personne. Ce sont les Ă©lecteurs qui choisissent. Si la prĂ©sence de David Lisnard suffisait Ă  empĂȘcher Bruno Retailleau de gagner, le problĂšme ne serait peut-ĂȘtre pas la candidature de David Lisnard, mais l’incapacitĂ© de Bruno Retailleau Ă  rassembler suffisamment largement autour de son propre projet. On ne peut pas Ă  la fois prĂ©senter un candidat comme celui qui doit naturellement rĂ©unir la droite et considĂ©rer qu’il serait menacĂ© dĂšs qu’un autre candidat de droite soumet ses idĂ©es aux Ă©lecteurs. David Lisnard dĂ©fend prĂ©cisĂ©ment l’inverse de cette logique de dĂ©signation par avance. Les projets doivent ĂȘtre confrontĂ©s, les Ă©lecteurs doivent pouvoir choisir, puis le rassemblement doit se faire autour de celui qui aura dĂ©montrĂ© qu’il peut gagner et surtout gouverner pour redresser le pays. C’est tout le sens de sa formule « La force fait l’union. » L’union durable ne naĂźt pas de l’effacement prĂ©alable des uns au bĂ©nĂ©fice des autres. Elle naĂźt d’une force politique suffisamment claire, cohĂ©rente et convaincante pour entraĂźner les autres avec elle. Quant Ă  expliquer qu’une candidature de David Lisnard pourrait « faire perdre la France », reconnaissons que l’on quitte ici le raisonnement politique pour entrer dans le procĂšs d’intention. Que les candidats dĂ©fendent leurs idĂ©es. Que les Ă©lecteurs tranchent. Et que le meilleur rassemble ensuite. C’est probablement une conception plus exigeante de l’unitĂ©. Mais aussi beaucoup plus dĂ©mocratique.

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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On lit souvent ce jugement sur David Lisnard. Il aurait de bonnes idĂ©es, mais il lui manquerait le calme, le sourire ou cette Ă©vidence visuelle que certains associent dĂ©sormais Ă  la fonction prĂ©sidentielle. À cela s’ajoute un autre refrain. David Lisnard serait un bon maire, mais cela ne suffirait pas Ă  faire un bon prĂ©sident. L’objection paraĂźt raisonnable. Elle est surtout incomplĂšte. Cannes n’est pas la France, bien sĂ»r. Gouverner une ville, c’est dĂ©jĂ  mesurer ce que signifie dĂ©cider pour les autres. C’est arbitrer, tenir des comptes, conduire une administration, affronter les crises et rĂ©pondre de ses choix devant ceux qui en vivent chaque jour les consĂ©quences. L’expĂ©rience municipale ne donne aucun droit sur l’ÉlysĂ©e. Elle offre cependant ce que tant de carriĂšres nationales n’ont jamais procurĂ© Ă  leurs auteurs, l’épreuve du rĂ©el. Sous la Ve RĂ©publique, François Mitterrand fut maire de ChĂąteau-Chinon pendant plus de vingt ans et Jacques Chirac dirigea Paris durant dix-huit ans. Nul n’y voyait une expĂ©rience subalterne, mais une Ă©cole du pouvoir, de l’endurance et du contact avec le pays. David Lisnard ne demande pas que l’on croie Ă  une promesse. Son action se mesure, se discute et se juge. AprĂšs douze annĂ©es Ă  la tĂȘte de Cannes, les Ă©lecteurs lui ont renouvelĂ© massivement leur confiance. Cela ne prĂ©dit pas l’avenir. Cela interdit au moins de traiter son expĂ©rience comme un dĂ©tail provincial. Vient ensuite un reproche plus rĂ©vĂ©lateur de notre Ă©poque. David Lisnard n’« incarnerait » pas la fonction prĂ©sidentielle. On Ă©voque son dĂ©bit, parfois rapide, et l’on en dĂ©duit volontiers une pensĂ©e confuse, voire un tempĂ©rament brouillon. Le sentiment est devenu une preuve commode, lorsque l’impression finit par prendre le pas sur les faits. J’ai eu de nombreuses occasions d’échanger avec David Lisnard. Il suffit aussi de le lire pour mesurer combien ses idĂ©es sont ordonnĂ©es, son projet structurĂ© et ses propositions inscrites dans une architecture d’ensemble. Son expression peut ĂȘtre dense. Sa pensĂ©e, elle, est construite, reliĂ©e, hiĂ©rarchisĂ©e. Mais quelle Ă©trange Ă©poque que celle qui reconnaĂźt plus volontiers un prĂ©sident Ă  son dĂ©bit, Ă  sa posture ou Ă  la gravitĂ© Ă©tudiĂ©e de ses silences qu’à sa capacitĂ© de dĂ©cider. Nous avons tellement pris l’habitude des personnages fabriquĂ©s pour la prĂ©sidentielle que l’on finit par demander Ă  un responsable politique de ressembler d’abord au rĂŽle, quitte Ă  vĂ©rifier beaucoup plus tard s’il sait le tenir. La prĂ©sidentialitĂ© serait devenue une bande-annonce. Quelques images, une voix travaillĂ©e, une formule bien dĂ©coupĂ©e, et le costume paraĂźt dĂ©jĂ  taillĂ©. L’histoire française aurait pourtant dĂ» nous vacciner contre cette confusion. Elle a connu des prĂ©sidents brillants, populaires ou parfaitement façonnĂ©s pour la scĂšne. Cela n’a empĂȘchĂ© ni les renoncements, ni la dette, ni l’impuissance publique, ni cette lente dĂ©gradation du pays que les discours les mieux tournĂ©s n’ont jamais su enrayer. Depuis des annĂ©es, la mise en scĂšne occupe le premier plan, tandis que les paroles sans lendemain, les dĂ©cisions abandonnĂ©es en chemin et les gouvernements plus habiles Ă  occuper l’espace qu’à transformer le rĂ©el ont laissĂ© le pays s’enliser. David Lisnard prĂ©pare l’exĂ©cution lĂ  oĂč tant d’autres prĂ©parent leur apparition. Il travaille les mĂ©canismes, les responsabilitĂ©s, les moyens de contrĂŽle et les conditions concrĂštes de la dĂ©cision, pendant que d’autres peaufinent encore la formule et l’angle de camĂ©ra. Ce qui fait un prĂ©sident n’est pas l’image qu’il projette, mais les dĂ©cisions qu’il assume. David Lisnard a encore Ă  convaincre le pays. Mais il possĂšde dĂ©jĂ  ce que la communication ne fabrique pas facilement, une cohĂ©rence, une expĂ©rience de l’exĂ©cution et un rapport ancien Ă  la responsabilitĂ©. On peut apprendre Ă  mieux habiter une fonction. Il est beaucoup plus difficile d’apprendre, une fois Ă©lu, Ă  gouverner. (Archive)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Alain Minc, ce n’est pas un soutien. C’est un scanner. Depuis quarante ans, il accompagne moins le pays que les mouvements de salon. François Mitterrand, Édouard Balladur, Lionel Jospin, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, ValĂ©rie PĂ©cresse, Édouard Philippe
 À ce niveau-lĂ , ce n’est plus une boussole, c’est une girouette de velours. L’histoire a pourtant dĂ©jĂ  parlĂ©. En 1995, Édouard Balladur avait les sondages, les notables, les certitudes et le parfum rassurant des gens qui savent avant le peuple. Jacques Chirac a gagnĂ©. Parce qu’une prĂ©sidentielle ne se gagne pas dans les dĂźners oĂč l’on distribue les brevets du raisonnable. Alexis de Tocqueville Ă©crivait que « le passĂ© n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les tĂ©nĂšbres ». Ici, le passĂ© Ă©claire encore trĂšs bien la scĂšne. Ce sont seulement les habituĂ©s du salon qui prĂ©fĂšrent tamiser la lumiĂšre. Quand les mĂȘmes expliquent, depuis les mĂȘmes fauteuils, qui doit s’effacer devant qui, ce n’est pas du rassemblement. C’est de la copropriĂ©tĂ© politique. La France n’a pas besoin d’un syndic de l’entre-soi. Elle a besoin de cap, d’exĂ©cution, de courage et de faiseurs. Pas d’un candidat adoubĂ© par les visiteurs du soir. Avec Nouvelle Énergie, on arrive. #Lisnard2027 (Archive)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Les gauchistes avaient ricanĂ© devant la tronçonneuse. Ils dĂ©couvrent aujourd’hui que ce n’était pas un numĂ©ro, mais une mĂ©thode. L’inflation recule. La croissance tient. Les comptes publics se redressent. S&P relĂšve la note de l’Argentine. Le rĂ©el, une fois encore, refuse d’obĂ©ir Ă  leurs slogans. Javier Milei a rĂ©sumĂ© l’enjeu avec une nettetĂ© politique remarquable. AprĂšs des annĂ©es oĂč la classe politique imposait des restrictions aux libertĂ©s individuelles, il fallait enfin imposer des restrictions Ă  l’État. C’est cela, le libĂ©ralisme. Non pas l’absence d’ordre, mais l’ordre remis Ă  sa juste place. Non pas la brutalitĂ© contre le peuple, mais la fin de la brutalitĂ© exercĂ©e par un État qui prĂ©lĂšve, imprime, endette, contrĂŽle, puis prĂ©sente l’addition aux mĂȘmes citoyens. VoilĂ  pourquoi ils le dĂ©testent. Javier Milei ne touche pas seulement Ă  leurs habitudes budgĂ©taires. Il touche Ă  leur sanctuaire mental. L’État sans limite. La dĂ©pense sans responsabilitĂ©. La monnaie sacrifiĂ©e. La dette maquillĂ©e en solidaritĂ©. La ponction rebaptisĂ©e justice sociale. Il les a d’ailleurs parfaitement rĂ©sumĂ©s. « Ils ne peuvent pas applaudir, parce que leurs mains retournent toujours dans les poches des autres. » Toute la gauche tient dans cette image. Elle parle du peuple, mais vit de sa ponction. Elle promet l’émancipation, mais organise la dĂ©pendance. Elle invoque la justice, mais commence toujours par chercher une nouvelle poche Ă  vider. Et Javier Milei a raison sur le reste. « Dans l’opposition, ils dĂ©truisent les gouvernements. Au pouvoir, ils dĂ©truisent les pays. » Le libĂ©ralisme rappelle une vĂ©ritĂ© simple que les socialistes fuient depuis toujours. Un peuple ne se relĂšve pas sous tutelle. Il se relĂšve lorsque l’État cesse de l’étouffer, lorsque le travail n’est plus puni, lorsque la monnaie n’est plus saccagĂ©e, lorsque la responsabilitĂ© remplace la fuite en avant. « Pas un millimĂštre aux socialistes. » Parce que chaque millimĂštre concĂ©dĂ© Ă  leur logique finit en impĂŽt, en dette, en norme, en inflation, en dĂ©pendance. Avant, ils mettaient des restrictions aux citoyens. Javier Milei met enfin des restrictions Ă  l’État. Et c’est ainsi que les nations recommencent Ă  respirer. Les socialistes croyaient avoir affaire Ă  une outrance passagĂšre. Ils avaient simplement sous-estimĂ© un phĂ©nomĂšne politique. FenĂłmeno barrial. ÂĄViva la libertad, carajo!

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Il y a quelque chose d’indĂ©cent Ă  voir les responsables d’un Ă©chec revenir sur scĂšne en experts du dĂ©sastre. Bruno Le Maire nous explique aujourd’hui que le modĂšle français est arrivĂ© au bout de sa course, que le travail ne paie plus suffisamment, que les entreprises sont entravĂ©es, que l’État a perdu son autoritĂ© et qu’il faudrait dĂ©sormais « changer de systĂšme ». Mais il n’est pas un observateur de ce systĂšme. Il en fut l’un des principaux dirigeants. Pendant sept ans, il a occupĂ© Bercy, prĂ©parĂ© les budgets, dĂ©fendu les choix Ă©conomiques du pouvoir et incarnĂ© la politique dont il dĂ©crit aujourd’hui les consĂ©quences. Bruno Le Maire ne s’est pas tu sur son bilan. Il l’a longuement dĂ©fendu. Mais entre rendre des comptes et expliquer pourquoi les comptes ne seraient jamais vraiment les siens, la diffĂ©rence est considĂ©rable. Il invoque les crises, les arbitrages collectifs et, dĂ©sormais, les dĂ©faillances du systĂšme. Chacun de ces Ă©lĂ©ments peut contenir une part de vĂ©ritĂ©. Leur accumulation finit pourtant par produire une Ă©trange disparition, celle de la responsabilitĂ© politique. VoilĂ  peut-ĂȘtre l’un des maux les plus profonds de notre vie publique. Ceux qui ont gouvernĂ© changent de costume, réécrivent leur rĂŽle et reviennent parader devant les Français en promettant de les sauver de ce qu’ils ont contribuĂ© Ă  produire. Ils ne disent pas vraiment qu’ils se sont trompĂ©s. Ils expliquent que le systĂšme a Ă©chouĂ©. Le systĂšme a bon dos. Il ne signe aucun budget, ne choisit aucune dĂ©pense, ne prĂ©sente aucune prĂ©vision et ne renonce Ă  aucune rĂ©forme. Les dĂ©cisions, elles, ont toujours des auteurs. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que David Lisnard incarne autre chose. Il ne redĂ©couvre pas Ă  la veille d’une prĂ©sidentielle que le travail doit payer, que la dĂ©pense publique doit reculer, que l’État doit retrouver son autoritĂ© et que les libertĂ©s Ă©conomiques doivent ĂȘtre restaurĂ©es. Il porte cette ligne depuis des annĂ©es et la confronte quotidiennement Ă  l’épreuve de l’action. Il ne demande pas que l’on oublie ce qu’il a fait pour croire ce qu’il promet. Il demande que l’on regarde ce qu’il fait pour juger ce qu’il pourra accomplir. VoilĂ  la vĂ©ritable rupture. Non pas le changement tardif de vocabulaire de ceux qui ont Ă©chouĂ©, mais la cohĂ©rence entre une pensĂ©e, une parole et des actes. En 2027, la France n’aura pas Ă  choisir entre plusieurs rĂ©cits destinĂ©s Ă  effacer les bilans. Elle devra choisir entre ceux qui reviennent commenter leurs propres Ă©checs et celui qui s’est prĂ©parĂ© Ă  ne pas les reproduire.

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Boris Vallaud appelle cela la « retraite par spĂ©culation ». L’État, lui, appelle cela la Retraite additionnelle de la fonction publique. Depuis 2005, prĂšs de 4,5 millions de fonctionnaires cotisent obligatoirement Ă  un rĂ©gime qui fonctionne sur un principe de capitalisation, investit leurs cotisations et finance un complĂ©ment de retraite. Apparemment, ce qui est raisonnable pour les agents publics deviendrait soudain dangereux lorsque l’on propose de l’ouvrir Ă  tous les Français. David Lisnard ne propose pas de jouer les retraites Ă  la roulette. Il dĂ©fend un socle de solidaritĂ© auquel s’ajouterait une part de capitalisation encadrĂ©e, transparente et progressive. La vraie injustice n’est pas de permettre aux Français de se constituer un capital. Elle est de rĂ©server cette sĂ©curitĂ© Ă  ceux qui ont dĂ©jĂ  les moyens d’épargner seuls, tout en condamnant les autres Ă  dĂ©pendre exclusivement d’un systĂšme fragilisĂ© par la dĂ©mographie. La gauche parle de spĂ©culation dĂšs que les Français deviennent propriĂ©taires de quelque chose. David Lisnard, lui, veut leur permettre de devenir propriĂ©taires d’une part de leur avenir. Curieuse conception de la justice sociale que celle qui consiste Ă  rĂ©server la capitalisation aux fonctionnaires et aux plus aisĂ©s, puis Ă  l’interdire moralement aux autres. (Archives de novembre 2024 et juillet 2026)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Ils ont inventĂ© une taxe Ă©meutes. Non pour restaurer l’ordre public, ni pour sanctionner les responsables, mais pour transfĂ©rer le coĂ»t du dĂ©sordre vers ceux qui n’y ont aucune part. Lorsque l’État Ă©choue Ă  protĂ©ger, il ne se remet pas en question. Il prĂ©lĂšve. Encore
. Ce mĂ©canisme n’est pas un simple outil d’indemnisation. Il acte un basculement politique profond. On ne cherche plus Ă  empĂȘcher les violences, on les intĂšgre dans le fonctionnement normal de la sociĂ©tĂ© ; on ne garantit plus la sĂ©curitĂ©, on organise la mutualisation du chaos. Assimiler les Ă©meutes Ă  des catastrophes naturelles n’a rien d’anodin. Une tempĂȘte ne se prĂ©vient pas. Un pillage, si. À condition que l’autoritĂ© soit exercĂ©e, que la loi soit appliquĂ©e, et que la chaĂźne pĂ©nale ne se dissolve pas dans l’excuse permanente. Le message envoyĂ© est pourtant limpide ; il faudra s’y habituer, comme Ă  une fatalitĂ© climatique. Depuis des annĂ©es, l’autoritĂ© est affaiblie, la sanction repoussĂ©e, la responsabilitĂ© individuelle diluĂ©e. On a prĂ©fĂ©rĂ© contourner les causes plutĂŽt que de les affronter, par confort politique autant que par lĂąchetĂ© intellectuelle. DĂšs lors, la logique s’inverse. Ceux qui dĂ©truisent ne rĂ©parent pas. Ceux qui respectent la loi paient pour les autres. Et l’État abdique sa mission premiĂšre tout en conservant sa capacitĂ© Ă  lever l’impĂŽt. Ce constat, certains l’avaient formulĂ© bien avant que l’on choisisse de le financer. David Lisnard le disait dĂ©jĂ  en 2021 : une dĂ©mocratie se fragilise lorsque ses dĂ©cisions restent sans suite. Quand prĂšs d’un tiers des peines prononcĂ©es ne sont pas exĂ©cutĂ©es pour les personnes prĂ©sentes au tribunal, et jusqu’aux trois quarts pour celles qui ne le sont pas, le problĂšme n’est ni social ni budgĂ©taire. Il est institutionnel. À force de laisser la loi sans effet, l’État fabrique l’impunitĂ©, puis en rĂ©partit le coĂ»t. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que nous refusons avec Nouvelle Énergie : une RĂ©publique oĂč l’autoritĂ© s’exerce, au lieu d’ĂȘtre compensĂ©e. La promesse Ă©tait claire : tu casses, tu rĂ©pares. La rĂ©alitĂ© qui s’installe est tout autre : ils cassent, vous financez. Ce basculement n’est pas neutre. Il ne protĂšge ni la RĂ©publique ni la cohĂ©sion nationale. Une sociĂ©tĂ© qui s’assure contre la violence au lieu de la combattre accepte dĂ©jĂ  une part de sa dĂ©faite. La sĂ©curitĂ© n’est pas un risque actuariel. C’est une obligation rĂ©galienne. Et lorsque cette obligation n’est plus assumĂ©e, ce n’est pas aux Français d’en rĂ©gler la facture. (24/08/2021)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Gabriel Attal promet « la plus grande rĂ©forme institutionnelle depuis 1958 ». L’ambition est considĂ©rable. Le calendrier l’est davantage. RĂ©fĂ©rendum, subsidiaritĂ©, renforcement des maires, État recentrĂ© sur ses missions essentielles, dĂ©bureaucratisation, responsabilisation de la haute administration
 Gabriel Attal prĂ©sente aujourd’hui comme une rupture des orientations que David Lisnard porte, structure et dĂ©fend publiquement depuis plusieurs annĂ©es. Et surtout, le 17 juin dernier Ă  Bayeux, David Lisnard a prĂ©cisĂ©ment consacrĂ© un discours majeur Ă  la refondation de nos institutions. Il y a prĂ©sentĂ© une architecture cohĂ©rente pour rendre le pouvoir aux Français, Ă©largir le recours au rĂ©fĂ©rendum, rendre l’initiative populaire rĂ©ellement praticable et reprendre le contrĂŽle de notre Constitution, de nos lois et de notre destin collectif. Le problĂšme n’est pas que ces idĂ©es soient reprises. Lorsqu’elles sont bonnes, elles ont vocation Ă  convaincre au-delĂ  de ceux qui les ont formulĂ©es. Le problĂšme commence lorsque le dernier arrivĂ© se prĂ©sente comme le pionnier. Car Gabriel Attal n’observe pas le systĂšme de l’extĂ©rieur. Il en a occupĂ© presque tous les Ă©tages. Ministre, porte-parole du Gouvernement, ministre des Comptes publics, ministre de l’Éducation nationale, puis Premier ministre. Il disposait des responsabilitĂ©s, de l’accĂšs au pouvoir et des leviers pour agir. Il explique dĂ©sormais qu’il faut combattre la centralisation, les blocages administratifs, l’impuissance publique et la vĂ©tocratie. Autrement dit, il propose de rĂ©parer aujourd’hui ce qu’il n’a pas transformĂ© hier. Pendant ce temps, David Lisnard construisait une alternative cohĂ©rente, fondĂ©e sur la libertĂ©, la responsabilitĂ©, la subsidiaritĂ©, le retour du pouvoir aux citoyens et la remise en ordre de l’État. Il y a deux façons d’arriver Ă  une idĂ©e. La premiĂšre consiste Ă  la dĂ©fendre lorsqu’elle est encore minoritaire. La seconde consiste Ă  l’adopter lorsqu’elle devient politiquement porteuse. À Bayeux, David Lisnard avait tracĂ© le chemin. Quelques semaines plus tard, Gabriel Attal arrive avec la carte en prĂ©tendant avoir dĂ©couvert la destination. DĂ©cidĂ©ment, certaines idĂ©es voyagent vite. Surtout lorsqu’elles commencent Ă  convaincre.

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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Le chiffre intĂ©ressant, dans ce sondage Harris Interactive, n’est pas seulement le classement. Marine Le Pen est trĂšs haut, Ă  43 % de potentiel Ă©lectoral. C’est une donnĂ©e lourde. Elle confirme que le RN n’est plus seulement un vote de colĂšre, mais une offre dĂ©sormais installĂ©e dans une partie importante du pays. DerriĂšre, l’espace de la droite et du centre droit reste trĂšs dispersĂ©. Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Éric Ciotti, Marion MarĂ©chal, Gabriel Attal sont dans des niveaux proches. Beaucoup de noms connus, trĂšs exposĂ©s, trĂšs commentĂ©s. Mais aucun ne ferme rĂ©ellement le jeu. C’est dans ce contexte que les 16 % de David Lisnard doivent ĂȘtre regardĂ©s. Il n’a jamais Ă©tĂ© ministre. Il n’a jamais Ă©tĂ© Premier ministre. Il n’a pas occupĂ© l’espace mĂ©diatique pendant des annĂ©es. Il n’a pas derriĂšre lui l’appareil d’un grand parti de gouvernement. Et pourtant, son nom atteint dĂ©jĂ  le niveau de François Baroin ou de Dominique de Villepin, devant Laurent Wauquiez, François Bayrou, Marine Tondelier, Olivier Faure ou Aurore BergĂ©. Ce n’est pas une intention de vote. C’est un potentiel Ă©lectoral. La nuance est essentielle. Personne ne peut en dĂ©duire une dynamique dĂ©jĂ  constituĂ©e. Mais personne ne devrait non plus traiter ce chiffre comme anecdotique. Il y a lĂ , me semble-t-il, un point qui devrait intĂ©resser davantage l’analyse politique. Une personnalitĂ© moins exposĂ©e que les autres, moins installĂ©e dans les circuits mĂ©diatiques nationaux, moins portĂ©e par les rĂ©flexes d’appareil, apparaĂźt dĂ©jĂ  dans une zone de crĂ©dibilitĂ©. Ce n’est pas un dĂ©tail dans une prĂ©sidentielle, oĂč l’histoire montre que les Ă©vidences du dĂ©part ne sont pas toujours celles de l’arrivĂ©e. En 1995, les certitudes semblaient solides. En 2017, le paysage partisan s’est recomposĂ© en quelques mois. Une campagne prĂ©sidentielle n’est jamais seulement la confirmation d’un ordre Ă©tabli. Elle peut aussi rĂ©vĂ©ler ce qu’une partie du pays attendait sans l’avoir encore formulĂ©. David Lisnard n’est pas favori aujourd’hui. Ce serait absurde de l’affirmer. Mais ce sondage dit autre chose. Il existe dĂ©jĂ  une disponibilitĂ© autour de son nom, alors mĂȘme que beaucoup de Français ne connaissent pas encore prĂ©cisĂ©ment son projet. La question devient donc politique. Que se passe-t-il lorsqu’un projet cohĂ©rent, fondĂ© sur l’exĂ©cution, la libertĂ©, l’ordre, la responsabilitĂ© budgĂ©taire et la rĂ©forme de l’État, rencontre enfin un public plus large ? Sa marge de progression tient d’abord Ă  sa notoriĂ©tĂ©. Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui rend ce chiffre intĂ©ressant. #Lisnard2027 Europe 1 RMC franceinfo RTL France France Inter ICI TF1 M6 CNEWS France tv LCI BFM Le Point La Tribune Le JDD Le Figaro l'Opinion Valeurs actuelles ن L'Express

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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À peine la compĂ©tition a-t-elle commencĂ© que certains voudraient dĂ©jĂ  en Ă©crire le dĂ©nouement. Sous couvert de raconter une compĂ©tition entre Bruno Retailleau et David Lisnard, l’article installe discrĂštement un scĂ©nario dĂ©jĂ  Ă©crit. Bruno Retailleau disposerait de l’appareil, des Ă©lus, des moyens et d’une forme de lĂ©gitimitĂ© naturelle. David Lisnard, lui, apporterait les idĂ©es, l’élan et la singularitĂ©, avant de rejoindre le premier « le moment venu ». Mais l’article produit aussi l’effet inverse de celui recherchĂ©. En consacrant ce duel, il place David Lisnard Ă  la hauteur du prĂ©sident d’un parti ancien, structurĂ©, financĂ© et solidement implantĂ©. Ce n’est pas anodin pour un homme qui n’a jamais Ă©tĂ© ministre, jamais Ă©tĂ© parlementaire, qui ne vit pas dans les cĂ©nacles parisiens et qui a construit Nouvelle Énergie en quelques annĂ©es seulement. La comparaison des moyens est d’ailleurs rĂ©vĂ©latrice. Lorsqu’un mouvement rĂ©cent oblige un appareil installĂ© Ă  envisager dĂ©jĂ  les conditions d’un rapprochement, c’est que le rapport de force intellectuel et politique n’est plus aussi dĂ©sĂ©quilibrĂ© que certains voudraient le faire croire. Les convergences existent. Elles ne doivent ĂȘtre ni niĂ©es ni caricaturĂ©es. Mais elles ne suffisent pas Ă  effacer les diffĂ©rences de mĂ©thode, de libertĂ©, de rapport Ă  l’État, aux institutions, Ă  la dĂ©pense publique ou aux compromis gouvernementaux. Une prĂ©sidentielle ne consiste pas Ă  additionner des noms sur un « ticket ». Elle consiste Ă  choisir une vision, un projet et la personne capable de les conduire. Le plus Ă©tonnant reste cette impatience Ă  vouloir dĂ©signer celui qui devrait s’effacer avant mĂȘme que la confrontation des projets ait rĂ©ellement commencĂ©. Les appareils rĂȘvent dĂ©jĂ  du dernier chapitre. Les Français, eux, n’ont pas encore lu le premier. David Lisnard a donc raison de poursuivre son chemin, de faire connaĂźtre ses propositions et de laisser les commentateurs spĂ©culer. Nouvelle Énergie n’est pas une sensibilitĂ© de LR destinĂ©e Ă  rejoindre un jour son parti d’origine. C’est une offre politique autonome, construite autour d’une autre mĂ©thode, d’une autre libertĂ© d’action et d’une autre ambition de transformation. Les convergences ne doivent pas conduire Ă  confondre deux projets qui ne reposent ni sur la mĂȘme logique, ni sur la mĂȘme conception de l’action publique. L’union pourra toujours ĂȘtre Ă©voquĂ©e. Mais elle ne saurait ĂȘtre le nom Ă©lĂ©gant donnĂ© Ă  l’effacement de l’un au profit de l’autre. Car une addition imposĂ©e n’est pas une dynamique. C’est une absorption. Rappel de la singularitĂ© de David Lisnard (Archive)

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

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