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Honnêtement, je perds de plus en plus confiance dans la grande distribution. Ce n'est pas une simple intuition, c'est une évidence flagrante. Ces enseignes sont au bord du gouffre financièrement, elles survivent à grand-peine, paient leurs employés une misère et les soumettent à une pression infernale. Résultat ? La...

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Chapeau bas à cette femme qui dresse un état des lieux impitoyable de la franchise en France. Ce n'est pas seulement inquiétant, c'est un véritable massacre. On assiste à une hémorragie massive dans les grandes enseignes, avec des franchisés qui tombent les uns après les autres. Plus personne ne parvient à rentabiliser, plus personne ne résiste. Bienvenue dans l'économie française : un cirque absurde où l'on travaille pour alimenter les caisses de l'État, sans visibilité ni répit. Le pays restructure à tout-va, mais ce n'est pas un plan de relance – c'est une démolition organisée. Les charges s'envolent, les taxes explosent, les normes surgissent à chaque tournant. Et dans ce chaos, on ose encore faire croire aux franchisés qu'un peu de travail acharné et de passion suffisent à s'en sortir. Foutaises. Nous sommes dans un tunnel sans issue. Rien, absolument rien, n'annonce une baisse de la pression fiscale. Pas de direction claire, pas de réforme sérieuse, seulement des pansements posés par des technocrates dépassés. Sans espoir ni horizon, le pessimisme s'installe comme une norme, une règle de vie. La France est devenue un pays où entreprendre est plus risqué que de rester chez soi à percevoir un revenu de solidarité. Que va-t-on voir alors ? Des faillites en cascade. Des magasins qui baissent le rideau. Des entrepreneurs à bout de forces. Et un chômage qui frôlera les 10 % avant que les autorités ne réalisent qu'elles ont saboté la machine. Le pire ? Cela ne choque plus personne. Tout le monde semble trouver cela normal, comme si c'était le prix à payer pour préserver le modèle social.

ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ Kim Jong Un

20,547 Aufrufe • vor 7 Monaten

📢🚨Elle a raison. Et ce qu'elle décrit n'est pas une prédiction. C'est un processus qui est déjà en cours. Les arrêts maladie en France ont augmenté de manière continue depuis plusieurs années. Pas à cause d'une épidémie, pas à cause d'un événement extérieur identifiable. À cause d'une dégradation lente et profonde du rapport que les gens entretiennent avec leur travail. Le corps finit toujours par dire ce que la tête refuse d'admettre. Quand quelqu'un ne peut plus aller travailler mais n'a pas les mots ou la liberté de dire pourquoi, il tombe malade. Pas par simulation, pas par calcul, mais parce que le système nerveux humain a une limite au-delà de laquelle il coupe le circuit. Cette limite, on est en train de la toucher collectivement. Ce qui se passe dans les entreprises françaises en ce moment ressemble à quelque chose que les sociologues du travail observent depuis longtemps mais que le débat public refuse d'intégrer vraiment. Les gens ne partent plus parce qu'ils ont trouvé mieux ailleurs. Ils partent parce qu'ils ne supportent plus là où ils sont. La démission n'est plus un choix offensif vers quelque chose. Elle devient de plus en plus une fuite défensive loin de quelque chose qui est devenu insupportable. Et ce qui est devenu insupportable n'est pas le travail lui-même. C'est le contexte dans lequel il se fait. Des décennies de management par la peur, de réorganisations permanentes qui ne reorganisent rien mais épuisent tout le monde, de discours sur la performance qui ne s'accompagnent d'aucune reconnaissance réelle, de charge de travail qui augmente pendant que les effectifs stagnent, de réunions qui remplacent les décisions sans jamais en produire. Les gens ont absorbé tout ça pendant longtemps parce qu'ils avaient peur de perdre leur emploi, parce qu'ils avaient un crédit immobilier, parce que le marché du travail ne leur semblait pas favorable. Quelque chose a changé dans leur calcul. La pandémie a joué un rôle que personne ne veut vraiment analyser en profondeur. Elle a forcé des millions de personnes à s'arrêter, à regarder leur vie depuis l'extérieur, à mesurer ce qu'elles donnaient et ce qu'elles recevaient en échange. Beaucoup n'ont pas aimé ce qu'elles ont vu. Pas parce qu'elles sont devenues paresseuses ou ingrates. Parce qu'elles ont fait une évaluation honnête et que le bilan était mauvais. Le contrat implicite du salariat français repose sur une promesse de sécurité en échange de loyauté et d'effort. Cette promesse est de moins en moins tenue. La sécurité de l'emploi s'érode, les plans sociaux se multiplient malgré les bénéfices, la loyauté envers les salariés anciens n'est plus une valeur managériale visible. Et les gens le voient. Ils ne sont pas dupes. Ils font le calcul et ils commencent à rendre à l'entreprise exactement le niveau d'engagement que l'entreprise leur manifeste. C'est ce qu'on appelle le quiet quitting dans les pays anglophones, ce retrait silencieux où on fait le strict minimum sans partir officiellement. En France, ça prend une forme plus médicalisée parce que le cadre légal et culturel pousse vers l'arrêt maladie plutôt que vers la démission nette. Le résultat est le même. C'est un refus exprimé par le corps d'un contrat que la tête ne peut plus accepter. Ce que prédit cette femme, et ce que les chiffres confirment déjà, c'est l'accélération d'un mouvement qui n'a pas de raison de s'inverser tant que les causes profondes ne sont pas traitées. Ces causes ne sont pas mystérieuses. Un management qui n'a jamais appris à faire confiance et qui a construit des systèmes de contrôle qui épuisent autant les managers que les managés. Une culture d'entreprise qui valorise la présence sur les résultats et l'activité sur la valeur produite. Un dialogue social qui a perdu toute capacité à traiter les vrais problèmes parce qu'il s'est bureaucratisé au point de ne plus parler de ce que vivent vraiment les gens. Et une direction générale qui regarde les indicateurs financiers avec une précision chirurgicale et les indicateurs humains avec une approximation coupable. Le coût de tout ça commence à apparaître dans des endroits où il devient difficile à ignorer. Les arrêts maladie coûtent des milliards à l'assurance maladie et aux entreprises. Le turnover détruit la connaissance accumulée et force des cycles de recrutement et formation permanents qui absorbent de l'énergie sans en produire. La désengagement silencieux plombe la productivité sans jamais apparaître clairement dans un tableau de bord. Ce n'est pas une crise sociale au sens traditionnel du terme, avec des grèves visibles et des revendications claires. C'est une désertion tranquille, individuelle, qui se passe dans les interstices du système et qui ne fait pas de bruit jusqu'au moment où l'addition devient impossible à ignorer. Elle va s'amplifier. Pas parce que les Français sont devenus moins travailleurs. Parce qu'ils sont devenus plus lucides sur ce qu'ils acceptent d'échanger contre un salaire. Et parce que cette lucidité, une fois acquise, ne disparaît pas. Les entreprises qui ont compris ça avant les autres, celles qui ont travaillé sur le sens, sur l'autonomie réelle, sur la reconnaissance concrète, sur la confiance comme mode de management par défaut plutôt que comme exception accordée aux bons élèves, ces entreprises-là n'ont pas ce problème au même degré. Ce n'est pas un hasard. Le reste va continuer d'apprendre à ses frais.

ChienSurpris

66,029 Aufrufe • vor 4 Monaten

📢🚨 Alors attention hein, qu’on soit clair : je dis pas que s’occuper des enfants, c’est pas du boulot. C’en est un, et un vrai. Élever des mômes, c’est exigeant, c’est du temps, de l’énergie, c’est une responsabilité. Mais voilà, à un moment donné, faut arrêter de faire semblant : la société ne peut pas subventionner indéfiniment des trains de vie XXL, avec cinq, six gosses, zéro revenu, zéro contribution, et une pluie d’aides sociales pour compenser. Pas quand le modèle économique est déjà en déficit chronique. Pas quand l’argent ne ruisselle plus mais s’évapore. Faut dire les choses comme elles sont : ce système est basé sur une équation truquée. On prélève toujours plus à ceux qui bossent pour financer toujours plus à ceux qui ne bossent pas. Et ça ne tient que parce que les actifs acceptent encore de se faire plumer. Mais ils sont à bout. Et quand la marmite sociale commence à bouillir, t’as intérêt à te planquer. Ce modèle, il est mort. Il pue la fin de règne. On le tient artificiellement sous perfusion, mais la pompe est vide. Il ne fonctionne plus, et il n’est pas réformable. Alors oui, on peut continuer à distribuer à tour de bras, à faire semblant que tout le monde mérite tout, même sans rien foutre. Mais ce sera le crash. Et ce crash est inévitable. Il faut que ça s’arrête. Pas pour punir les familles. Pas par cruauté. Mais parce que ça ne marche plus. Parce que ça n’est plus tenable. Et que tôt ou tard, tout le monde va le sentir passer.

ChienSurpris

427,003 Aufrufe • vor 1 Jahr

À Bayeux, David Lisnard ne propose pas un toilettage institutionnel. Il pose une question plus profonde. Qui décide encore en France ? Depuis trop longtemps, notre démocratie s’est enfermée dans une mécanique où le peuple vote, mais où les blocages s’accumulent ensuite dans les jurisprudences, les traités, les procédures, les autorités, les comités, les contrôles et les chaînes administratives. Le retour au septennat répond à cette dérive. Il ne s’agit pas seulement de modifier une durée de mandat. Il s’agit de redonner au Président une fonction d’arbitrage, de hauteur et de continuité, au lieu de l’enfermer dans la fébrilité permanente du court terme électoral. La réforme du Sénat va dans le même sens. Une démocratie moderne n’a pas seulement besoin de fabriquer des textes. Elle doit aussi mesurer les résultats. Évaluer ce qui fonctionne. Corriger ce qui échoue. Cesser de confondre activité législative et efficacité publique. L’élargissement du référendum est central. Car une République qui craint le peuple finit toujours par se protéger contre lui. Immigration, institutions, souveraineté, organisation territoriale, grands choix collectifs. Les Français doivent pouvoir trancher lorsque les appareils ne veulent plus décider. Le référendum d’initiative populaire prolongerait cette logique. Il ne remplacerait pas la représentation nationale. Il la rappellerait simplement à sa source. La souveraineté ne réside ni dans les cabinets, ni dans les cours, ni dans les majorités de circonstance. Elle appartient au peuple français. La rationalisation du Conseil constitutionnel marque aussi une rupture nécessaire. Un juge constitutionnel doit protéger la Constitution. Il ne doit pas devenir un pouvoir constituant bis, capable d’écarter la loi au nom d’interprétations toujours plus extensives. Quand le droit se détache trop du texte, il cesse d’être une garantie et devient une tutelle. Le remplacement du principe de précaution par un principe de responsabilité est une autre clé. La France ne peut pas reconstruire sa puissance en faisant de l’inaction une vertu constitutionnelle. Gouverner, innover, produire, protéger suppose de décider, d’assumer et de répondre des conséquences. Une nation ne progresse pas en sanctuarisant la peur. La révision de l’article 55 et la question européenne touchent au cœur du problème. La France ne peut pas rester dans une situation où une volonté démocratique clairement exprimée se trouve neutralisée par des normes supérieures devenues politiquement intouchables. Il ne s’agit pas de rompre avec tout ordre juridique. Il s’agit de rendre possible l’arbitrage démocratique lorsque l’essentiel est en jeu. La même cohérence se retrouve dans l’organisation territoriale. Recentrer l’État sur le régalien, créer des provinces aux responsabilités pleines, libérer les communes, appliquer enfin le principe de subsidiarité. Ce n’est pas une lubie administrative. C’est une réponse à l’asphyxie française. Trop de strates, trop de doublons, trop de dépendance à Paris, trop peu de responsabilité identifiable. Enfin, l’intelligence artificielle n’est pas un gadget ajouté à un discours institutionnel. Elle peut devenir l’outil d’un État plus rapide, plus sobre, plus précis, à condition que la France conserve la maîtrise de ses données, de ses modèles et de ses infrastructures critiques. Le fil conducteur est clair. Remettre la décision là où elle doit être. Au peuple pour les grands choix. À l’État pour le régalien. Aux territoires pour l’action concrète. Aux responsables pour les résultats. C’est peut-être cela, au fond, le sens politique de Bayeux aujourd’hui. Sortir d’une République empêchée pour retrouver une République agissante. #Lisnard2027

Sébastien 🎗️

18,049 Aufrufe • vor 1 Monat

Je viens de voir une vidéo d'un livreur pour une plateforme de livraison qui se plaint de la concurrence pakistanaise. Il explique qu'il ne suit plus, que certains acceptent des courses à 7 euros pour 8 kilomètres, que le métier ne rapporte plus rien. À première vue, c'est une simple râlerie. En réalité, c'est le portrait d'un système détraqué. Car plus tu travailles correctement, plus tu deviens une proie. Ce livreur commence à refuser les missions les plus ingrates, à trouver un rythme viable. Mais l'algorithme le pénalise aussitôt, et un autre, plus soumis ou plus désespéré, le remplace. C'est une mécanique de substitution. Pas d'amélioration. Pas de progression. Juste une bataille muette entre précaires, orchestrée de toutes pièces.Cette bataille dépasse l'algorithme. Elle est légitimée par un cadre fiscal et réglementaire qui bloque délibérément toute sortie de la précarité. Dès que tu progresses un peu, tu heurtes un plafond : seuil de TVA, seuil micro-BIC, seuil URSSAF, seuil CAF, seuil fiscal, seuil pour perdre les aides. Chaque étape est un piège. Plus tu gagnes, plus tu perds ailleurs. Ce n'est pas une montée, c'est un verrou administratif fait pour garder les travailleurs sous contrôle. Et l'État dans tout ça ? Il observe, il organise même les flux. Il autorise les entrées sans intégration. Il rend les statuts opaques, les régimes fiscaux aberrants, les contrôles capricieux. Il génère une instabilité permanente, pour que personne ne s'enracine. Pour que chacun reste vulnérable, isolé.Ce n'est pas une faille, c'est une stratégie. Ce n'est pas l'échec de la régulation, c'est le succès du contrôle par le chaos.On interdit aux livreurs de devenir artisans. On bloque les indépendants qui veulent grandir. On retient les pauvres sous le seuil. Et après, on vante la méritocratie.Ce livreur qui accuse la concurrence pakistanaise se trompe d'adversaire. Ce n'est pas l'homme en face qui l'entrave. C'est l'État qui dicte les règles du blocage. Un système qui favorise le dumping humain, qui taxe l'effort, qui sanctionne l'autonomie et qui ose encore se dire social.

ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ Kim Jong Un

27,178 Aufrufe • vor 7 Monaten

📢🚨 Vous voyez, ce genre de témoignage sur le contrat social, ça pullule de plus en plus sur les réseaux. Et c’est pas pour rien. C’est parce que les classes moyennes, les classes laborieuses, bref, ceux qui font tourner le pays, commencent sérieusement à piger l’arnaque : bosser, ça sert plus à rien. À part survivre. Et encore. Si tu veux un minimum de confort, un peu de dignité, il faut t’endetter jusqu’au cou. Juste pour continuer à exister. Pas pour vivre. Pas pour t’élever. Non, juste pour tenir. Et au bout d’un moment, les gens réalisent un truc simple : travailler ne rend plus riche. Travailler ne permet même plus de construire quoi que ce soit. Tu tournes en rond comme un putain de hamster dans sa roue. Tu craches ta vie, tu sues ton temps, et à la fin, t’as rien. Ni patrimoine, ni reconnaissance, ni ascension. Juste les crédits à la con et les fins de mois qui puent. Mais le cœur du problème est là : si le travail n’a plus de sens, si l’effort ne paye plus, alors pourquoi se faire chier ? Pourquoi participer à cette mascarade économique ? Pourquoi continuer à alimenter une machine qui te gave de normes, te matraque de taxes, et t’interdit même de rêver ? Parce qu’à ce stade, ce n’est plus du travail. C’est de la survie sociale. Et une civilisation où la majorité des producteurs de richesse bossent juste pour ne pas crever, c’est une civilisation en putain de déclin. Rien de plus. Rien de moins.

ChienSurpris

135,342 Aufrufe • vor 1 Jahr

Cet article dans Atlantico remet les choses à leur place. Il sort David Lisnard du bavardage partisan pour le replacer à la seule hauteur qui vaille, celle d’un homme qui prépare depuis longtemps ce que d’autres improvisent à la veille des échéances. Trois expressions m’ont frappé, et elles disent beaucoup. « Marathonien », parce que tout est là dans cette discipline du temps long. « Petite politique », parce que les combinaisons, les accommodements et les réflexes d’appareil ne produisent plus rien d’autre que l’impuissance. « État d’urgence civilisationnel », enfin, parce que la France n’a plus affaire à quelques réglages techniques, mais à une fatigue profonde de son modèle, de son autorité et de sa direction. Ce texte dit aussi, sans fard, pourquoi David Lisnard dérange. Parce qu’il ne propose ni un replâtrage, ni une survivance de plus, ni une carrière de commentaire. Il avance avec un projet charpenté, une exigence intellectuelle, une pratique du pouvoir éprouvée, et cette chose devenue rare dans la vie publique, l’accord entre ce qu’un homme pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. À Cannes, les électeurs n’ont pas reconduit une étiquette. Ils ont validé une façon d’exercer le pouvoir, de rendre des comptes, de tenir une conduite. Et c’est là que cet entretien touche juste. Il montre que David Lisnard n’est pas une construction de circonstance, mais une réponse forgée dans la durée. Au moment où la vie publique s’abîme trop souvent dans l’interchangeable, les calculs de court terme et les fidélités réversibles, cela compte. Beaucoup occupent l’espace. Peu travaillent la matière. Encore moins se préparent à la charge du pays avec cette densité. Cet article le rappelle avec force. « Le moment Lisnard » n’est pas un emballement. C’est la montée d’une évidence.

Sébastien 🎗️

18,978 Aufrufe • vor 4 Monaten

📢📊🚨Le commerce de détail crève à petit feu dans les grandes villes, étouffé par des couches de normes socialistes qui ont transformé chaque rue en musée de vitrines vides. La vidéo tournée à Lyon est éloquente. Partout, des panneaux à louer, à vendre, à céder. Plus rien ne vit. Plus rien ne respire. Les clients ne viennent plus, non pas parce qu’ils ne veulent pas consommer, mais parce que le simple acte de se rendre dans un commerce est devenu une punition civique. Se garer relève de l’épreuve olympique, circuler en voiture est une humiliation tarifée, et les transports en commun, pauvres béquilles d’un modèle à l’agonie, n’offrent jamais cette fluidité que les élus promettent dans leurs sermons. Alors les commerçants s’en vont. Ils ferment. Ils tirent le rideau pour la dernière fois et laissent derrière eux un centre-ville qui ressemble à une zone sinistrée après un passage politique un peu trop insistant. Ce n’est pas de la fatalité, c’est de l’ingénierie. Une stratégie où le petit commerce est sacrifié sur l’autel de la norme, de l’écologie punitive, du confort bureaucratique. Et je vais être très clair. Si vous pensez encore qu’investir dans du commerce de proximité ou des entreprises françaises est une idée solide dans ce contexte, vous jouez au poker contre un croupier qui imprime ses propres cartes. Diversifiez. Déplacez votre argent loin de ces zones mortes que la politique transforme en déserts. À titre personnel, je vous recommande Freedom24. Une plateforme où, au moins, la valeur n’est pas dictée par une municipalité en roue libre. Mais par la loi naturelle de l'offre et la demande. Voici le lien :

DME En Direct

33,271 Aufrufe • vor 8 Monaten

📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

40,461 Aufrufe • vor 4 Monaten